Mélodie Eillis

Les X-Men voient leurs rangs grossir puisque désormais, l'une de leur enseignante a rejoint New York. Un tourbillon traverse les couloirs de l'Institut de Charles Xavier !

Bienvenue à toi Melodie Eilis !





Abel Cohen

La silhouette du géant hanté se dessine dans nos rues. Son visage presque d'outre tombe est dans l'esprit de certains criminels, est synonyme d'Enfer. Désormais il veille sur nos chers concitoyens !

Bienvenue à toi Abel Cohen !





Nathaniel Drakul

La mutation génétique de sa famille a donné naissance à tout un mythe. On les nommes vulgairement vampires, mais en réalité, toute sa lignée est composée de mutants.

Bienvenue à toi Nathaniel C. Drakul !





Pamela Isley

Amis de la nature, ne soyez plus inquiets pour nos amis les plantes, désormais Poison Ivy est là pour faire entendre leurs voix !

Welcome to Poison Ivy !





Hal Jordan

En plein jour ou dans la nuit noire - Nul mal n’échappe à mon regard - Que ceux qui devant le mal se prosternent - Craignent la lumière des Green Lanterns !
Désormais Green Lantern veille lui aussi sur New York. Nos citoyens connaissent un nouveau bol d'air !

Bienvenue à toi Green Lantern !





Rémy Le Beau

Gambit arpente désormais dans nos rues, mais ce soir, le fait-il au nom des X-Men ou bien pour commettre quelques fripouilleries dont il a le secret ?

Bienvenue à toi Gambit !





Nora Winters

Equilibre et voix de la raison de la tristement célèbre Poison Ivy, sa douceur suffira-t-elle à maintenir la belle plante sur le droit chemin ?

Welcome to Nora Winters !





Loki Laufeyson

Que New York tremble, le divin du mensonge semble bien revanchard dans nos rues, qu'inventara-t-il pour nous rendre la vie impossible ?

Bienvenue à toi dieu de la malice ! !





Holly Robinson

La célèbre comparse de Catwoman hante désormais nos rues. Quelle diablerie va-t-elle inventer pour secouer les New Yorkais ? Que les autorités se méfient de son sourir ravageur !

Bienvenue à toi Hollydays !





Elly D. Kenuo vient de nous rejoindre !
Bienvenue parmi nous ! Éclate toi bien !

Les Nouveautés du Forum en Temps Réel


Nous comptons 54 habitants sur le forum, et nous n'attendons que toi cher/e visiteur/teuse !
Première animation RP lancée
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► Désormais, les personnages féminins de type félin inscrits après le
26 août 2012 seront refusés. Seuls les prédéfinis et scénarios de ce type
sont acceptés.



► Désormais, les groupes des Indépendants & des rebels sont
fermés pour les personnages inventés. Seuls les scénarios, prédéfinis
et personnages inspirés des BDs sont acceptés dans ces groupes.



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 Le Métro en Danger [Blackagar Boltagon & Starbucks Coffee]

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Adam


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MessageSujet: Le Métro en Danger [Blackagar Boltagon & Starbucks Coffee]   Lun 6 Aoû - 10:51

Le Métro en Danger


Le Métro en Danger
Hier soir, le commissariat a reçu un appel anonyme affirmant qu'une bombe explosera dans le Métro le 3 août 2012 à 20 heures tapante. Farce où réalité ? Danger imminent ou mauvaise plaisanterie ? Difficile de savoir mais nos concitoyens vont devoir faire preuve de prudence...


New York. 3 Août 2012.
Station de Métro de la 5em Avenue

19h58
La fourmilière s'active. Presque vingt heures, c'est l'heure de grande affluence sur la ligne de métro la plus fréquentée de la ville. Certains quittent seulement les bureaux, d'autres se rendent dans des restaurants, des étudiants se rendent sur leur lieu de travail qui finance leurs études, d'autres jeunes commencent ici et là à faire la fête. Des couples, des familles, des personnes âgées vont et viennent. Un vendredi soir, ce quartier de la ville est particulièrement prisé.

Les corps se pressent dans les wagons. L'odeur de transpiration embaume les couloirs. La foule forme une marrée qui n'en finit pas dans les galeries du métro. Un brouhaha général sert de musique de fond. Les talons frappant le sol donnent la cadence, le rythme. Deux sens de circulation. Gare à celui qui oserait emprunter subitement l'orientation opposée. Difficile ici de faire demi-tour en cas d'erreur car déjà poussé par la marche des autres, un touriste s'aperçoit de sa méprise, mais trop tard. La marée humaine l'emporte.

Tout le monde court ou du moins presse le pas. Personne n'en sait la raison, le pourquoi, mais il en est toujours ainsi. Pressé ou pas, la course vient presque comme un conditionnement. Avant même que vous ne l'ayez réalisé, vous accélérez vous aussi, afin de ne pas vous faire piétiner par les autres usagers. Il en est toujours ainsi. L'humanité ne cesse jamais de courir comme si elle cherchait à rattraper le temps.

C'est ce qu'Adam, depuis ses bureaux fraîchement meublés chez une célèbre enseigne néerlandaise d'origine suédoise, aime observer. Il aime voir ses “enfants” courir en tout sens. Le puissant a l'impression en les regardant, qu'hier encore, ils découvraient seulement l'électricité. Même lui ce soir ne pourrait dire ce qu'il va se produire. Il assiste en spectateur à la vie de la fourmilière. Car si Adam est joueur et apprécie les distractions aux dépends des acteurs, il laisse dans la partie, sa part de libre arbitre, d'aléatoire. Pour une fois quoi qu'il advienne ce soir, le Divin n'aura rien fait d'autre que d'observer. Ce soir Adam ne sera pas responsable car il n'aura rien fait.

Si les autorités sont ce soir sur le qui-vive, c'est qu'un message anonyme les a prévenu quelques jours plus tôt qu'une bombe allait exploser ce soir dans la célèbre station de métro. Avec tous les évènements nocturne prévus par la ville et ses notables ce soir, impossible de priver la ville de son artère principale. De plus, il n'y a aucune preuve que la menace soit réelle, estime le maire. Il peut très bien s'agir d'un canular. Dans le doute cependant, mais aussi et surtout pour se donner bonne conscience, le maire a fait dépêcher des rendors sur place. Une goutte d'eau dans cet océan humain…

Plus que deux minutes et New York découvrira si la menace tenait du canular ou de la réalité.

Tic. Tac. Tic. Tac…



Évènementiel

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La Puissance Absolue

Arrêtez de prier, Adam n'a que faire de vos requêtes, il en a marre des demandes qui n'en finissent pas. Adam attend des actes, si vos actes l'impressionnent alors peut-être vous écoutera-t-il.

Adam refuse les MPs car Adam n'est qu'un PNJ, la section des questions est là pour plus d'efficacité et de rapidité dans le traitement des questions.
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Fool Moon

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MessageSujet: Re: Le Métro en Danger [Blackagar Boltagon & Starbucks Coffee]   Lun 6 Aoû - 13:09



“ You're gonna know my name ! „
HARLEY QUINN & BLACKAGAR BOLTAGON


Mauvaise manip.
Au moins tu pourras dire que ton post est nettement meilleur que le mien, aha.

Idée lancée dans ce message, du point de vue RP, sinon c'est Dam qui a géré ~




Just fear the Queen.


Dernière édition par Starbucks Coffee le Jeu 9 Aoû - 20:46, édité 4 fois
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Avenger

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MessageSujet: Re: Le Métro en Danger [Blackagar Boltagon & Starbucks Coffee]   Lun 6 Aoû - 19:18

Un homme d'affaires pressé et arrogant le bouscula pour atteindre un couloir bondé de ses compatriotes ; une adolescente plongée dans l'écoute quasi religieuse de son casque audio le poussa pour s'emparer d'un des derniers exemplaires d'un journal gratuit dont la simple lecture tâchait les doigts d'encre bon marché ; une femme beaucoup trop dénudée lui lança un regard noir et glacial alors qu'il se trouvait au milieu de ce qui semblait être, pour elle, son chemin vers son métro.
Blackagar était comme un éléphant dans un magasin de porcelaine. Et il ne le supportait déjà plus.

Arrivé à New York deux jours plus tôt pour une visite auprès de ses nouveaux compagnons, ces étonnants et intrigants Avengers, il avait déjà hâte de retourner auprès de sa cabane et de sa colline, pour s'enfoncer dans le silence, l'immensité naturelle et la solitude. Cependant, il devait maintenant prendre en charge des responsabilités plus globales que la simple protection des touristes clients de ses expéditions. Maintenant qu'il avait découvert l'existence d'Attilan et qu'il s'était investi d'une mission d'éradication de la Shiva et du Mal en général avant de retrouver sa glorieuse patrie, il était dans l'obligation de protéger autrui de la majorité des dangers qui la menaçaient - qui se trouvaient malheureusement à New York.

C'était d'ailleurs la raison de sa présence ici, dans ce lieu souterrain impie et incompréhensible. Pourquoi tous ces gens allaient-ils volontairement ici, pour se bousculer et se bloquer dans d'immenses serpents d'acier, pour se transporter alors que les dieux les avaient dotés de pieds pour cela ? Certes, il saisissait l'intérêt d'arriver à l'heure, mais il suffisait de partir plus tôt pour arriver au moment exact... la vie new-yorkaise était vraiment trop étrangère à sa façon de penser. Ca ne l'empêchait cependant pas d'être ici pour la protéger.

Au sein du quartier général des Avengers, Boltagon avait en effet été informé de l'annonce d'une catastrophe ici, d'abord relayée par une source anonyme puis par la véritable auteure des faits. Ses alliés n'avaient pas voulu l'informer véritablement sur l'identité de l'étonnante jeune femme qui voulait, sans raison précise, attenter à la vie de tant et tant d'êtres humains, mais ils avaient acceptés qu'il s'en occupe.
Il ne doutait pas que ses alliés traînaient dans le coin pour vérifier qu'il soit à la hauteur, mais il ne leur en tenait pas rigueur. Il était assez nouveau dans ce genre d'activité, et ne connaissait quasiment rien d'une telle ville ; cependant, il voulait faire des efforts et voyait que la bombe, si elle existait bien, ne devrait pas tarder à exploser.

Lassé, rongé par la présence de tant de monde autour de lui, Blackagar poussa un soupir léger et ferma les yeux. S'enfonçant dans sa méditation intérieure, rapidement, rassemblant en lui-même son énergie, absorbant les électrons disponibles d'une façon un peu plus active que d'habitude, il passa quelques longues secondes pour réussir ce tour de force et rouvrit des yeux moins stressés et moins affolés qu'avant - plus déterminés, plus forts encore.

Utilisant une partie de sa puissance pour s'élever dans les airs, ses pieds lâchèrent le sol et l'Inhumain fut lentement entouré d'une aura bleutée tandis que plusieurs regards se tournaient, évidemment, vers lui. Ne s'occupant pas d'eux, cherchant dans cette foule compacte et insupportable un indice sur la bombe ou sur son auteure - et réussissant en laissant tomber son regard sombre sur Harley Coca Quinn, dont le visage était maculé de tâches qu'il reconnaissait comme du sang.

Comprenant qu'elle venait d'agresser quelqu'un, profondément enragé par une attitude aussi désinvolte et brutale, lui qui vouait à la Vie un respect sans faille pour avoir longuement lutté pour en profiter et la sauvegarder dans ses montagnes, Boltagon s'avança en lévitant vers celle qui représentait maintenant l'ennemie.

Une rafale d'énergie sonique fut expulsée de son front vers Harley Coca Quinn ; d'intensité moyenne, elle devrait normalement la blesser sans en faire trop. Il ne voulait pas abuser sans connaître vraiment ses forces et faiblesses.
Néanmoins, si Blackagar avait bien vu Harley Coca Quinn, il espérait tout simplement et naïvement que la mettre hors d'état de nuire suffirait à stopper la menace de la bombe, à quelques secondes de son explosion. Il n'était pas encore suffisamment informé du fonctionnement de tels engins de mort, et se mordrait peut-être les doigts d'avoir subitement attaqué la jeune femme d'ici quelques instants...
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Fool Moon

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MessageSujet: Re: Le Métro en Danger [Blackagar Boltagon & Starbucks Coffee]   Mar 7 Aoû - 10:00



Pas de réponse. Tic. Tac. Je compte les secondes d’attente aussi que le peu qui doit rester à mes bombes. « Ahhhh, putain c’que ça peut faire du bien ! » Et notre gagnant du jour est.. « PUTAIN, mais pourquoi tu l’as shooté merde ?! » Et le lourd cadavre dégringole les marches. Tiens, tiens, tiens, tu as vu ça Harley, il semblerait que j’ai un flingue encore fumant au bout du poing. « Oopsy. » Le temps de le voir remonter tout fier sa braguette, le temps d’enlever la sécurité de mon pistolet – j’ai été tellement rapide que je ne me suis même pas rendue compte de mon réflexe. « MAIS T’ES TOTALEMENT MALADE ! » J’suis quand même sûre que, dis-je un index relevé, si on monte en haut on voit une petite flaque d’urine. « Il est partit pisser et toi tu le refroidit ? »
Tiens, tiens, tiens, tu as vu ça Harley, il semblerait que j’ai deux flingues subitement braqués sur moi. Je lâche un petit rire. « Calmez-vous les gars, avec tout le fric que je vous ai donné, j’aurai cru que vous aurez payé quelqu’un pour vous sortir votre balais du cul ! » Ils se regardent, pas très sûrs de ce qu’ils vont faire. Déjà plus suants face à moi que face à la menace de la Chauve-Souris. Chauve-Souris. Chauve-Souris. Je perd mon sourire, range doucement mon pistolet et me tord de nouveau les doigts. Un filet de rire résonne encore doucement avant que ça ne commence à devenir nerveux. « Les gars, é-écoutez, si ça se trouve, y'a un justicier de plus de cent kilos qui nous attend au tournant d’une seconde à l’autre.. »

Tic, tac. J’essaye de ne pas penser aux multiples secondes que laisse Batman à l’attente – mais plus aux bombes. « Il viendra jamais, c’est mort poulette.. » Déclic des sécurités enlevées qui se font entendre. Je serre les dents, et mon corps tout entier se remet à grincer. Sueur froides qui m’envahissent, je fais volte face et, en ouvrant la porte qui mène au tunnel, je passe mon visage dans l’embrasure. Noir, obscurité omniprésente. Je serre les dents, et je murmure, viens, viens, je n’attend que cela. Il ne doit rester pas plus de trente secondes car déjà, j’entend par écho, au loin, le métro que j’avais choisit de mettre en pièce. Souffle d’air frais.
Il est là.
Et ma tête se colle avec violence sur l’encadrement bétonné de la porte, dont je lâche la poignée, dont je ne distingue plus les formes. Seule un coup de marteau phénoménal continue de me percuter l’intérieur d’un crâne déjà cogné. Je crois que la gravité s’inverse. Et l’armoire tombe en grinçant. Je crois que la gravité s’inverse et que je suis au sol. Plus de souffle, poumons vidés par l’air, adrénaline déversée dans le sans. Nouvelle drogue. Ne l’appelons pas Batman, j’en connais un qui n’apprécierait pas. AHAHAHAHA.

Les yeux toujours fermés de douleur, je ris tandis que des balles fusent en direction de l’homme que l’on ne peut tuer.

Harley, je me lèche les lèvres, Harley, hm au gout du sang et de graisse de baleines crevées, Harley debout sur tes talons. Le monde tourne autour de moi, mais sans la musique des manèges, juste un silence pesant qui s’installe. Tenant toujours fermement ma batte, moi et mes articulations rouillées, j’écarquille au maximum mes paupières tandis que par automatisme, une main se porte sur la gauche de mon crâne. Aïe. Aïe. Aïe. Et le type que je vois n’est même pas le bon. « Putain mais t’es qui ? » Mes lèvres se serrent, se plissent, mes poings se ferment, et mes dents grincent. Ce n’est pas Batman. Batman ne viendra pas. Batman n’est que là pour J, et l’a toujours été. Merde. Putain de couple à la con. J’ai beau discerner à peine ses traits, je préfère effectuer quelques pas en arrière. Dans la cage d’escalier. Doucement Harley, pose ta semelle sur la première marche. Mes lèvres qui commencent à avoir des sursauts frustrés. Mon regard va du type aux murs, du type au sol, du type à mes chaussures, et ma voix crie enfin quelque chose. Harley dit : « POURQUOI EST-CE QUE L’ON M’ENVOIE QUE LES P’TITS NOUVEAUX ? » Mes mains se mettent à trembler compulsivement. « POURQUOI PERSONNE NE ME CRAINT ? » Mes cordes vocales on trop servit à faire du violon. « DE TOUTE MANIERE » Autre marche que je monte à reculons, les yeux qui ne quittent pas le gars. « ..Tout va exploser. » Murmure de ma voix. Je retrouve le sourire.

Oui, J, tout va exploser, tu vas voir, je vais te rendre fier et ensuite nous-



Tête. Jambes. Souffle. Tout ça, sous la poussière. J’ai arrêté de grincer de la même manière qu’une armoire arrête de le faire lorsqu’elle n’a plus d’articulation. Je n’ai plus d’articulation. Mes mains, bouts morts. Essaye d’ouvrir les paupières. Mes mains, bouts morts au bout d’autres membres dont j’ai oublié le nom. Gravats sur ma poitrine. Partout. Je tousse, et manque d’air, et avale de la poussière. « Pu.. » Crachat pour enlever tout ce béton modèle poussière explosée de ma bouche. « Puddin’.. » Sang qui me revient en bouche, le mien, cette-fois. Il me manque des dents, oh, Harley, ton sourire ne sera temporairement plus aussi éblouissant. Yeux toujours fermés, et silence assassin au fin fond de mes oreilles. Des nerfs essayent de me faire bouger.
Pantin désarticulé.
Des nerfs essayent de me faire bouger mais tout ce que je sens, c’est ce frais, sur mes joues. Larmes. Seule arme face au monde, hein ? Plus de dents, plus rien. Mon visage qui par miracle doit être au dessus d’un beau bordel.

Dites, est-ce que je souri ?
Dites, est-ce que tout le monde est mort ?
Dites, un mot. Un mot, et je rirai.


Putain, voilà, plus de premier post.
Désolée, j'suis trop conne.




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Blackagar Boltagon


Avenger

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MessageSujet: Re: Le Métro en Danger [Blackagar Boltagon & Starbucks Coffee]   Mer 8 Aoû - 16:27

La violence, toujours et seule réponse des faibles et des criminels. Alors qu'il s'en était pris à la femme apparemment responsable du désastre à venir, Blackagar laissait son esprit dériver sur des considérations philosophiques hors de propos. Peu habitué aux affrontements, à ce genre d'affrontements en tout cas, il avait inconsciemment augmenté la résistance de son corps grâce aux électrons à sa disposition, laissant les balles rebondir sur son corps.
Des cris de peur et de surprise vrombissaient dans la foule, qui se mit à bouger comme une vague gigantesque, humaine, qui se précipitait vers les extrémités et les sorties. Lui-même continuait de léviter au-dessus du sol, fixant comme un être quasi divin les hommes de main de son adversaire, qui avait encaissé directement le rayon sonique et mettrait de longues heures à retrouver ses esprits - si elle en avait encore.

Oui, il continuait à se demander comment des êtres humains pouvaient vouloir détruire autrui, arracher la vie à leurs frères et soeurs, tandis que les usagers du métro s'enfuyaient et que ses ennemis essayaient de comprendre comment l'abattre. Peu habitué à user de ses pouvoirs de façon offensive, il se demandait encore comment il les prendrait en main pour les abattre quand son ennemie principale, celle qu'il avait frappée et qui se disait à l'origine de cette attaque, lui rappela l'objet de sa présence ici - et le danger qui en résultait.

Prenant soudainement conscience des bombes et de ses menaces, une grimace de surprise et de terreur passa sur le visage de Boltagon alors qu'il tournait le regard vers l'intérieur même du métro.
La suite... la suite fut floue, évidemment. Et terriblement lente.

Blackagar ne vit pas l'explosion, en réalité. Ni les murs, le toit, le sol qui perdaient toute consistance, soufflés par les bombes, ravageant les hommes et femmes qui essayaient de fuir la scène de combat et étaient emportés par les flammes et le choc.
Ses yeux glissèrent vers un autre plan, vers une autre perception de la réalité. Plus simple, plus directe, plus précise. Centrée sur les électrons.

Jamais il n'avait réellement vu l'énergie qui nourrissait ses pouvoirs en action. Ses études, lectures et analyses lui avaient permis d'imaginer et de comprendre le processus, mais là... là, Boltagon voyait directement leur danse. Mortelle.

Des millions, des milliards d'électrons bougeaient, changeaient, valsaient, explosaient, passaient d'un état à un autre, s'avançaient, disparaissaient, reculaient. Il était entouré d'électrons, de cette puissance à la base même de l'atome, et donc de tout.
L'explosion bouleversait l'équilibre déjà précaire des formes et des corps autour de lui, et provoquait une réaction en chaîne qui obligeait les électrons à partir dans tous les sens, à quitter leurs places pour en trouver d'autres. C'était comme un gigantesque chassé-croisé, une immense avalanche qui en rencontrait une centaine d'autres en même temps.

C'était beau.
Impressionnant.
Et affreusement terrifiant.

Blackagar eut l'impression que cela dura des heures, des jours ; en un sens, il aurait pu rester là toute sa vie, à assister aux changements, au Changement. Mais la réalité le rappela.
La Mort aussi.

Ses yeux se rouvrirent. Il se découvrit collé contre un mur, propulsé dans un coin de la station par le souffle.
Un rayon de soleil tombait sur son visage. Son corps était recouvert de poussière, mais il n'avait rien - et se sentait presque vidé. Son inconscient avait dû en appeler à quasiment tout son pouvoir pour augmenter sa résistance et le protéger. Il avait survécu. Il était vivant. Il était un des seuls.

Même si une partie importante des usagers avait déjà fui lorsque les hommes de l'ennemie lui avaient tiré dessus, il y en avait toujours qui n'avaient pas pu sortir - il y en avait toujours trop.
Des corps jonchaient les gravats. Des gravats recouvraient les corps.

La Mort régnait ici.
L'odeur de mort montait des cadavres tandis qu'un silence assourdissant et terrifiant prenait le contrôle d'une zone auparavant emportée dans un tourbillon de bruits et de cris. La Vie avait perdu, ici. Par sa faute. Par celle de la femme.

Avec rage, Boltagon se sortit du mur où il s'était encastré, une grimace de haine sur le visage. Il était en colère, enragé ; contre la responsable, mais aussi contre lui-même. Il avait échoué. Il avait failli. Et des dizaines, des centaines peut-être étaient morts à cause de lui.
Il s'en voudrait à jamais. Il en souffrirait à jamais. Mais plus tard. Maintenant... maintenant était venue l'heure de la vengeance. De la punition.

Chancelant, hésitant, l'Inhumain marchait entre les ruines, chacun de ses regards lui montrant une nouvelle illustration de l'horreur de son échec. Pendant de trop longues secondes, les corps détruits et assassinés étaient ses seules découvertes, jusqu'à... jusqu'à ce qu'il la voit.
Jusqu'à ce qu'il la retrouve.
Elle.

Elle était vivante. En vie. Elle avait survécu, malgré son acte.
Elle était en mauvais état, mais vivante. Elle allait survivre. S'il le lui permettait.

Avec des gestes rapides malgré la fatigue, les douleurs et l'horreur, Blackagar parvint jusqu'à elle, s'empara de ses cheveux souillés par l'explosion et la tira des gravats, se fichant bien de la souffrance occasionnée. Son poing s'abattit sans aucun remords sur son visage, tandis que la tentation de lui dire toute sa haine et tout son dégoût pour elle se faisait de plus en plus sentir.
Et, au vu de la destruction autour, il voyait de moins en moins de raison de s'en empêcher. Si Harley Quinn avait survécu, cela ne durerait peut-être pas longtemps.
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Fool Moon

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MessageSujet: Re: Le Métro en Danger [Blackagar Boltagon & Starbucks Coffee]   Mer 8 Aoû - 20:50



Ficelles, au dessus de ma tête, que l’on agrippe. Ficelles, brunes, ficelles, blondes. Harley n’est pas une vraie blonde, mais moi, je crois que je n’ai jamais eu besoin de teinture. Harley arrive toujours à faire savoir au monde ce qu’elle pense, mais moi, je du mal à sourire. Dents pêtées, manquantes, trous béants dans une bouche aux lèvres fendues. Mon corps, s’il s’est arrêter de gémir, il est inerte. Ficelles au dessus de ma tête qui me font passer pour une poupée. Même pas belle, même pas chère – le genre de poupée que l’on déteste. Celle qui fait peur. Celle qui vous tue dans votre sommeil. Non, Harl, tu es Harley, et tu ne tues personne dans leur sommeil, pas vrai ? T’es juste le modèle le moins pire, celui désarticulé.
Le sang arrive à mes pieds.
Le sang bloque toujours à mes bras.
Le sang s’engouffre dans mon cou, passant par des cordes vocales, qui toussent. Poupée de cire, pou-pée de pleurs.

Les larmes arrivent sur mes joues. Si mon visage était encore sensible, j’aurai peut-être sentit le coup qui venait de s’abattre sur moi. Non, rien.
Ficelles, au dessus de ma tête.
Je suis une armoire, je suis votre plus grand cauchemar, pantin qui vous tue.

Ah, Roger, nous captons les Zygomatiques. Ils rentrent d’une mission assez éprouvante, nous leur passons le micro. « ..Aaallo.. » Oui Roger, nous avons été exténué par tant d’amusement ce soir. Tout s’est bien déroulé, enfin, disons que rien n’a été triste. C’est pourquoi nous allons avoir un peu de mal à encore nous mouvoir. Des rictus se feront voir dans quelques temps sous des ondées perpétuelles de larmes non-voulues. Mais Zygomatiques, est-ce que Harley a jamais voulu pleurer ? « ..ahaha.. » Hahaha non Roger, vous avez bien raison ! Encore à cause de son système nerveux. Oui oui enfin, ne nous engageons pas dans cet épineux sujet, ou nous risquons de bientôt sentir tout ce qu’actuellement ils nous préservent. Ah vraiment ? Si je puis me permettre Roger, de quoi s’agit-il ? Ohoh, ne vous inquiétez pas chers coins des lèvres adorés, vous le saurez bien assez tôt. Disons que ce n’est pas le coup passablement mollasson qui a eu comme effet de seulement faire tourner la tête de notre pauvre fille qui..
« ..’ssez.. »

Mes bras se lèvent, comme deux, grandes, pinces. Lentement, ils se lèvent en direction de mes cheveux, en direction de la personne qui les tient. Je ne sais pas. «..Assez.. » Je ne sais pas ce que je fais. Ce que je dois faire. Je n’ai pas de plan, après tout cela. J’ai que trop d’exemples. Et ma voix éraillée. Et mes os de porcelaine. Et puis, toute cette crasse, tout ce sang. Ces petits bout d’émailles perdus. Je crache, tenue par la poigne que j’agrippe de mes doigts déchirés, et je tousse. Ce qu’Harley veut dire, Harley s’étouffe dans sa bille nouvelle. Resserre tes doigts Harley. Redresse-toi. Les armoires cassées sont les meilleures. Vive. Moi. Vive. Mon Joker. Fou d’amour pour moi suite à ça.
Ah oreille interne, je viens à l’instant d’apprendre que nous recevons de nouveau le sons..
Des pleurs s’entendent immédiatement. C’est à ça, que doit ressembler le monde. Non pas à ce bip, ce silence interminable, lourd, pesant, assourdissant, celui d’atomes qui se démolissent dans l’air. Juste à une longue lamentation. Dieu, nous allons tous mourir – et puisque j’ai osé écarter les jambes, aller en enfer. Ce pleur, je le suis tout du long, essayant de discerner des mots derrière cette avalanche de sanglots coincés dans sa gorge, coincés dans sa douleur, dans la perte d’un être cher. Et je pleure, moi aussi. Resserre tes doigts autour du poignet du maître pantin Harley. « C’est.. » Te prendres un coup, ou non. A quoi bon ? « C’est beau, n’est-ce pas.. ? » Je vais avoir son attention, à. Dites, je crois que c’est le faux Batman qui me tiens. Je vais avoir son attention, à mon Joker, je vais la capter. « Tout cet amour.. » Un sanglot me prend à la gorge, à mi-chemin avec un gloussement trop heureux pour y croire. Une main s’enlève du poignet de l’homme qui ne dis pas un mot, pour masquer ma bouche fendue. J’assiste à un mariage somptueux de pureté. Tadam.. Tout est mort. Plus rien ne bouge. Mes yeux s’écarquillent.

Mes paupières tombantes qui me piquent de poussière, ils voient un fantôme, devant moi. Mon cuir chevelu me fera mal dans 3, 2, 1.. Mes yeux verraient presque le Joker s’avancer vers moi. Chacun son idéal masculin, musclé et déterminé pour nous mener à bien. Chacun à le petit explosif qui mènera le bâteau loin de la rive, et de ses nobles concitoyens. Noble concitoyen, pourquoi, pourquoi me tiens-tu comme cela ? « Merci.. » Merci d’être là, je me sens plus fière de moi avec un faire-valoir à mes côtés. « ..Sans toi, comment pourrais-je porter seule tous ces sentiments ?.. » Il va m’aimer. Lèvres qui s’ouvrent pour dire quelques choses et qui en crachent d’autres. Les dents font toujours mal lorsqu’elles repoussent, et des larmes tracent de nouveau un petit chemin propre sur mes joues grises. « Les autres, il vont te rejeter. » Ça marche à tous les coups. J l’a déjà fait, dans un hôpital. « Moi, moi je te respecte. Tu ne l’as pas fait exprès mais.. Mais tu as sauvé le monde aujourd’hui, garçon. »
Litanie qui se poursuit, et jambe droite ainsi que sa soeurette nous informent qu’elle sont prêtes à l’envoi imminent.
« A défaut de sauver des vies.. » Alors je me retourne en même temps que le coup de pied qui atterrit en plein dans ses côtes. Mon dos vient de craquer, et mes mains, qui ont à présent lâché le poignet de l’homme se portent à mes hanches. Mes pistolets. Quand derrière le gars, je vois ma batte. Et je ne le vois plus, le gars. Plus du tout. Ma batte, taillée, cœur, carreaux, pique, trèfle. Cœur. Cœur. Cœur. Bouffée d’amour qui me prend lorsque je me dirige en titubant sur les gravats droit dedans.






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Blackagar Boltagon


Avenger

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MessageSujet: Re: Le Métro en Danger [Blackagar Boltagon & Starbucks Coffee]   Jeu 16 Aoû - 8:51

La rage l'avait emporté. La colère l'avait emporté.
La prudence avait disparu.

Tout à ses coups, toute à sa saine vengeance, Blackagar n'avait pas pu, n'avait pas su s'ouvrir suffisamment au monde et anticiper le coup de Harley. Frappé violemment dans les côtes, il fut forcé de la lâcher et de reculer, le souffle coupé.
La respiration difficile. Le pouls irrégulier. Les mains tremblantes. Les yeux exorbités et remplis de sang. Les lèvres tremblantes. La bave coulant sur le menton recouvert de sang et de crasse. Le costume noir et blanc rapiécé et sali. La haine au coeur.

Il avait reculé, il avait été surpris et posait maintenant un regard emplit de rage incontrôlée sur elle. Pendant des années, des décennies, il s'était contenu, rongé par le souvenir destructeur et fantasmé de ses premières heures et de ses meurtres. Mère, père avaient disparu suite à la première colère d'un enfant manipulé, changé, modifié, ravagé par les délires eugéniques et sadiques de la fusion de deux malades issus d'une société fermée et d'une organisation impie. Même s'il avait su, s'il avait appris ce qu'ils étaient et ce qu'ils avaient fait, Boltagon ne pouvait s'empêcher de s'en vouloir ; il avait tué ses parents. Cela ne s'effaçait pas, malgré leurs crimes.

Jamais il n'avait cédé à la colère. Jamais il n'avait laissé la vague de fureur s'emparer de son âme.
Même quand il s'était échappé, même quand il avait châtié ses bourreaux, il avait fait preuve de retenue. Pour ne pas leur prouver, se prouver qu'il était bien le monstre qu'ils voyaient en lui ; pour faire éclater au grand jour le fait que leur expérience était bien un être humain et pas un simple rat de laboratoire, incontrôlable hors de sa cage.

La colère ne l'avait jamais emporté, non ; jusqu'à aujourd'hui.
Cette femme avait tué des dizaines de personnes sans raison. Folle, l'esprit ravagé bien avant l'explosion, il sentait que la logique avait quitté son être. Elle avait arraché à leurs familles des femmes, hommes et enfants innocents. Comme ça. Par plaisir. Par sadisme. Par hasard. Et il n'avait pas réussi à les sauver.

En réalité, Blackagar s'en voulait tout autant qu'il haïssait désormais cette inconnue, et il avait besoin de passer sa rage sur quelque chose... quelqu'un.
Et les ressorts psychologiques de son contrôle explosèrent alors qu'il relevait la tête et fixait sur elle des yeux... entièrement bleus. Tout son corps se retrouva alors entouré d'un halo d'énergie bleuté tandis que ses pieds quittaient le sol et qu'il lévitait à un mètre du sol. Ca commençait.

Sa réserve était vidée depuis que son inconscient y avait tout pris pour rendre son corps indestructible. Il aurait besoin de plusieurs heures pour la remplir et pouvoir s'en prendre à ses ennemis ; inacceptable, alors que l'adversaire se préparait à enchaîner et cherchait déjà à continuer le combat. Inacceptable alors qu'elle méritait le châtiment.

L'aura bleutée s'intensifia autour du corps de Boltagon. La station de métro, d'un calme terrifiant, se mit soudainement à... s'animer. Les éléments, choses, gravats, ruines de petite taille se mirent à bouger. Trembler. Sur place. Sans raison. Et explosèrent.
Des gerbes entières de poussière apparurent là où quelques gravats et autres objets se trouvaient auparavant, et filèrent immédiatement vers Blackagar. D'autres éléments commencèrent alors à s'animer, plus gros, plus imposants. Au bout de quelques secondes, tous les gravats bougeaient et tremblaient, donnant à la pièce et à l'image un aspect terrifiant. Et les poussières continuaient de filer vers l'Inhumain.

Il absorbait. Tout.
Sa réserve vidée, il devait la charger. Et s'il emmagasinait naturellement les électrons autour de lui en temps normal, à un rythme lent, il savait aussi comment "forcer" les choses et absorber l'énergie autour de lui, quitte à détruire des corps solides pour cela. Et même s'il tomberait bientôt dans l'inconscience, au moins aurait-il eu le temps de s'en prendre à l'ennemie - et de lui régler son compte.

Les gravats explosaient, les poussières volaient, les électrons étaient absorbés et la figure immobile, les bras levés, quasi christique, faisait face à Harley Quinn.
Bientôt, pensa Blackagar Boltagon. Dans quelques secondes. Sois patiente, petite. Sois patiente et provoque-moi encore. Frappe. Tire. Hurle. Donne-moi une excuse. Fais de ton mieux. Ce sont les derniers moments de ta présence sur Terre. N'ais aucun regret. Ton châtiment approche. Mon plaisir aussi.
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Fool Moon

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MessageSujet: Re: Le Métro en Danger [Blackagar Boltagon & Starbucks Coffee]   Jeu 23 Aoû - 21:59

C'est genre, tu te retournes, avec ta batte à la main, un dos qui te fais quasi-plus mal. À ce moment la, tu te demandes facilement si ça sera sandwich ou rien ce soir. Puis tu as aussi le visage de ton Joker en tête. Plusieurs visages, pêle-mêle. Tantôt avec cicatrices, le plus souvent sans. Dans différentes situations. Je pourrais retracer la vie de cet homme même en braille. Quoi, aucun rapport ? Je prends ma batte un peu abîmée sur le manche à deux mains. Une, deux échardes, d'un coup d'un seul. Je ne parle pas le braille mais je pourrais le faire. 
C'est donc, genre, vous voyez. La, tranquille. Harley crachote encore un peu de la poussière qu'elle à gobé modèle poisson rouge dans un bocal bétoné, en se demandant s'il n'y aurait pas aussi des bouts de membres ou d'organes de ses victimes. Elle est psy, pas docteur. On peut se poser des questions, lorsque l'on se retourne, presque fraîche et pimpante, la batte à l'épaule. Un sourire aux lèvres. Et que l'on voit des gravats se lever du sol, et.. Et se désintégrer. Petit Big Bang à l'échelle catastrophique. Ma main droite se la joue sorcière, levant les gravats, et une fois le poing fermé, boum. Pleins d'aliens, partout. C'est à se poser des questions. Que disait Freud à ce propos ? Quelque chose relié à votre activité sexuelle, probablement. Hm. Ces explosions seraient donc l'expression de mon attente prolongée mais langoureuse. J, J, J. La psychologie à toujours raison.. Si tu pouvais venir.

C'est genre, tu crois que tu viens d'avoir un super-pouvoir grâce au sacrifices de banals pékins rentrant chez eux à présent éparpillés ou braillards, et en fait, non. Mes yeux se dirigent vers mes pieds. Le sol. Et puis au bout d'un moment mon regard capte comme une sorte de grosse bulle bleue. Petit rire. Il est pas jaune, il est juste moqueur. « Ohohoh, on a connu meilleur comme imitateur de Batty.. » Enfin, si, il est carrément jaune pisseux vu que Machin est à une dizaine de mètres seulement. Avec des yeux bleus. Entièrement bleus. Une main fébrile se pose sur une hanche. À moi, la hanche. Je précise, c'est qu'il y a pas mal de débris ici. 
Ma main se pose sur un pistolet encore miraculeusement accroché, et je lui tire dessus. Le faux-Batman. Monsieur le Stagiaire. Évidemment, à travers sa bulle bleue, ça lui fait quedal, à ce connard. Troubleur de fête. D'un autre côté, la chauve-souris aussi est pas mal niveau rabat-joie.. Je souffle sur des mèches en désordre devant mes yeux. « Pour une personne qui s'est donné tant de mal à sauver ces vies, j'te trouve pas très gai. » Fin du chargeur qui fini de balancer son chargement de fin de chargeur. « Hey. » Truc le Super-Héro au pouvoir tellement bidon qu'il cause même pas. « Si t'as besoin de parler, j'suis la hein ! » Je lève mes yeux normaux, eux, reliés à ma tête, eux, au ciel. Ok, on repassera pour la séance de thérapie. Soixante-dix dollars s'il vous plaît. 

Je tourne les talons, laissant la grosse bubulle faire son numéro avec les cailloux et les os broyés. Bon ! On va ou maintenant Harley ? Se boire un café, avec une affaire de Holmes entre les mains ? Parfait. C'est par la. 
Ne pas tomber dans tout ce bordel, et reprendre le déhanché habituel. 
C'est par la, mon Joker, c'est par la, ou je vais me terrer un moment.




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MessageSujet: Re: Le Métro en Danger [Blackagar Boltagon & Starbucks Coffee]   Dim 26 Aoû - 19:19

Les balles ne l'avaient pas atteintes. Les balles étaient passées dans la sphère bleutée qui s'était construite autour de lui et de la zone, mais jamais elles n'avaient pu le toucher. Son absorption intense des électrons dans la station de métro se développait de plus en plus, mais était évidemment beaucoup plus forte au plus près de lui. Les petits projectiles mortels s'étaient tous évaporés à un mètre de son torse, lui apportant encore plus de puissance.

Alors que Harley Quinn essayait de s'échapper des ruines de l'endroit qu'elle avait détruit, Blackagar sentait l'énergie stockée à l'intérieur de son corps, et grandir, grandir, grandir encore et encore.
Plusieurs fois dans son existence, il avait cherché à accumuler des électrons en très grande quantité pour voir jusqu'où il pouvait tenir, et ce qu'il pouvait faire d'une telle puissance. Plusieurs fois dans son existence, il avait repoussé ses limites et s'était même fait peur lorsqu'il n'avait pas su se contrôler dans ses montagnes de l'Himalaya - mais ça n'arriverait pas aujourd'hui.

Aujourd'hui, il n'irait pas aussi loin dans l'accumulation de pouvoir, autant pour éviter de perdre le contrôle que pour empêcher l'ennemie de s'enfuir. Boltagon ne connaissait pas la zone, ne connaissait pas la ville, et il ne pouvait pas se permettre une course-poursuite en plein New York. Son affrontement avec Harley Quinn s'achèverait ici, que ça soit par sa défaite, à nouveau, ou par l'annihilation de la jeune femme, solution qui avait bien sûr sa préférence.

Intérieurement, il poussa un cri de rage alors que la station en ruines se distordait tout autour de lui.
Usant d'une infime partie de sa nouvelle puissance, il accéléra la vitesse de son vol pour parvenir en deux secondes à peine au-dessus de Harley, qui essayait de s'enfuir en continuant à discuter avec elle-même dans son esprit ravagé et dangereux. Sans lui laisser le temps de réagir, un triangle d'énergie bleutée apparut au milieu de son front pour rapidement laisser partir une rafale de puissance psionique vers le crâne de la criminelle.

Ladite rafale serait ô combien douloureuse pour Harley Quinn : Blackagar y avait mis un quart de son pouvoir, ce qui équivaudrait à un mal de crâne atroce et insupportable. Généralement, ceux qui subissaient une telle attaque avec un tel niveau d'énergie s'écroulaient dans des convulsions gênantes, leurs vessies et sphincters les trahissant tandis que leurs gestes étaient incontrôlés.
Peut-être que la jeune femme saurait mieux se tenir ou survivre, mais son bourreau, lévitant toujours au-dessus du sol, les poings recouverts d'une aura bleutée, étaient prêts à s'abattre sur son visage pour la frapper, encore et encore, et la châtier.

La haine régnait dans le coeur de Boltagon, et il n'avait aucune envie de la brider.
Harley Quinn devait mourir, et il allait s'appliquer pour rendre son trépas le plus déplaisant possible.
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Fool Moon

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MessageSujet: Re: Le Métro en Danger [Blackagar Boltagon & Starbucks Coffee]   Mar 28 Aoû - 15:47




La tête contre le sol. Je n'ai plus de tête. Je n'ai. Je la prend dans mes mains, au sol. Aplatie contre le sol on.. On m'aplati la tête on la.. Broie. Hurler, à défaut de pouvoir mordre dans un truc. On me casse la tête. C'est pas le lutin habituel. C'est pas le petit mal qui réclame une seringue c'est.. Le déchirement que t'entends, c'est des cheveux, par poignées. Modèle, Marie Curie. C'est juste ta caboche qui explose. Ma main se fait croquer. Plus de voix, trop de poussière. Tellement mal que je ne sens plus mon corps. J'ai des jambes ? J'AI DES JAMBES ? 
Au sol en tout cas, j'ai une tête qui triple de volume et une main qui saigne. Harley mord trop fort dedans. Harley, Harley elle sourit compulsivement. Genre, lèvres qui s'allongent juste assez pour pouvoir se bouffer. Qu'est-ce que j'ai fait, qu'est-ce que j'ai.. Genre, nana qui démoli un métro. 

Sans sentir ses jambes, on se tourne sur le dos. Un deux, un deux, ça muscle vos..

Je plisse les yeux, vers le soleil à demi caché, mes yeux, mes yeux qui brûlent et qui percent mon crâne. Mon crâne, déjà percé. Puis cette ombre. Ma tête. Oh, ma tête.. C'est lui ? Envie de me la briser. Je me contorsionne. Un deux, un deux, je muscles mes abdominaux en me redressant pour mieux me cogner ma non-cervelle au sol. Détourner la douleur. Penser aux lacs d'Irlande, t'y as jamais foutu les pieds, mais penses-y, imagine le ciel gris, les champs d'un vert morne, et la pluie, la pluie.. Oh, ma belle, tu commences à ressentir par picotements tes jambes et ce qu'il va avec, par pitié.. « Pitié.. » .. Ne penses plus à la pluie. Clignote des paupières, et pense à virer ce mal de crâne. Placebo, au rapport. Nous avons une mission pour vous. Les dents serrées, je tente de regarder ce qui masque le soleil. Providentiel parasol. Tu es sur une plage Harl', avec du sable, et crois-moi, tu es toute propre et.. 
Mes joues se font manger une fois la main retirée. Attendre que la main guérisse, et répéter les étapes. 
Picotements, et en oubliant ce qui se passe niveau ventre et plus en bas, on pédale. Dans la poussière, ce que tu veux. Les gravats. Les corps. On s'éloigne de l'ombre, on s'eloigne le plus possible.. Qui c'est ? Monsieur Batman ? Pas en plein jour. Enfin, début de soirée. Comment savoir ça, en plein été ? Soleil bidon. Comment savoir ça ? Mes talons cognent ce qu'ils peuvent pour permettre à mon dos de ramper sur ce qu'il y a en dessous. Aller aller aller. On tente de se redresser. Perdue, la batte, perdue, ma tête. Je l'ai envoyée rouler. C'est monsieur Bleu ? C'est lui. « POURQU.. » Je tousse. Redressée sur mes deux pieds, je tousse, m'interrompt. Stagiaire trop consciencieux. 

C'est toi le méchant. 
« VOUS AVEZ TUÉ TOUT CE MONDE, ÇA VOUS.. ÇA VOUS SUFFIT PAS ?! » On recule, doucement. Toujours dans la zone des dégâts. Une fois sortie.. Une fois sortie, toute déglinguée, toute clodo avec ma puanteur la.. Je serais qu'une victime de plus, hein ? J'écarte les bras, les yeux aveuglés, levés vers lui. Lien ou non, ma tête, ma tête retrouve sa tête. Lutin qui se calme et arrête de le cogner. « TUEZ-MOI COMME LE RESTE DE LA RAME ! J'irai retrouver.. Mon frère.. James.. » Bonjour bonjour, nous sommes les larmes. Aucun problème pour couler pour un inconnu, de toute manière, nous le faisons déjà pour le mal de tête radioactif que vous avez. Silence, au milieu de l'explosion. J'espère qu'on entend que mon cri. Qu'on entend que ça, et que les pompiers, s'ils sont déjà sur place.. Qu'ils me donnent une couverture de survie. En bonne.. Survivante. Ouais. « MONSTRE ! » Je cherche du regard des formes. Vite. Venez. Je ne vais pas traverser tout New-York à reculons. 


Spoiler:
 




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MessageSujet: Re: Le Métro en Danger [Blackagar Boltagon & Starbucks Coffee]   Jeu 30 Aoû - 20:49

Un rictus de rage passa sur son visage alors que son esprit retranscrivait en idées et en concepts ce que ses oreilles entendaient.
Toujours auréolé de son énergie bleutée, il tourna son crâne bouillonnant sur la gauche et la droite, apercevant évidemment plusieurs pompiers, ambulanciers et policiers qui s'approchaient prudemment dans les décombres, à la recherche de survivants et d'informations.

Même si Blackagar avait passé des années sur sa montagne, il n'était pas pour autant stupide ou arriéré. Ses rencontres avec des touristes n'étaient pas ses seuls contacts avec l'Humanité, et il avait piloté plusieurs missions d'infiltration pour mieux comprendre le monde et son fonctionnement. Il ne savait pas encore tout, mais était suffisamment aux faits de la réalité pour comprendre que l'ennemie venait de changer entièrement l'équilibre de leur affrontement.

Harley Quinn venait de faire croire aux forces de l'ordre qu'elle était la victime, et lui le monstre.
Harley Quinn venait de le pousser dans ses retranchements, car il allait maintenant devoir gérer et cette folle, et les innocents qui allaient voir l'incarcérer. Et il ne pouvait pas parler pour se justifier.

En réalité, l'esprit de Boltagon en était arrivé à une unique conclusion : il ne pouvait pas l'emporter.
Ou bien il essayait de s'expliquer, et laissait partir l'adversaire qui disparaîtrait dans un recoin ou profiterait du flottement pour être aidée et s'enfuir d'une ambulance ; ou bien il s'acharnait sur sa victime et il serait pris pour cible par ceux qu'il voulait aider, ce qui n'était pas acceptable pour un membre des Avengers.

Il venait d'entrer dans ce groupe, il venait d'être accepté parmi des hommes et femmes honorables qu'il ne pouvait pas immerger dans de tels ennuis.
Il poussa un long soupir et ferma les yeux alors que les urgentistes approchaient. Non, il ne pouvait pas laisser les Avengers subir les conséquences de ses propres erreurs - du massacre qu'il aurait pu, et dû, empêcher. Il n'avait pas le droit de salir l'équipe alors qu'elle avait le potentiel de pousser l'Humanité vers son sommet.

Ses paupières se relevèrent, révélant des yeux d'un bleu fluo. Un rictus de rage déforma son visage alors qu'une nouvelle rafale d'énergie psionique s'échappait de son front pour aller frapper avec une violence extrême l'esprit et la tête de Harley Quinn.
Pendant de longues secondes, Blackagar s'acharnait sur la jeune femme, essayant de ravager au maximum son cerveau, ses souvenirs, sa façon de fonctionner. Il voulait piétiner chaque parcelle de son être, mais aurait eu besoin de cinq minutes complètes pour y parvenir ; or, il lui aurait fallu vider toute son énergie, et être définitivement à la merci des policiers. Il ne pouvait pas se le permettre.

Au bout de quatre-vingt-dix secondes, Boltagon arrêta son attaque et utilisa le reste de son énergie pour s'entourer d'un cocon protecteur et... s'envoler directement.
Quittant immédiatement le sol et la station de métro, il explosa ce qui restait du plafond pour partir directement dans les airs, ne devenant rapidement qu'un point bleuté au-dessus de tous les acteurs de ce drame.

Il avait échoué. Il n'avait pas réussi à sauver les innocents, et il n'avait pas réussi à châtier l'ennemie.
Et il ne pouvait pas se permettre de mêler les Avengers à cela, et ils seraient obligatoirement concernés si les urgentistes tombaient sur lui. Il avait dû fuir, il avait dû abandonner le champ de bataille pour éviter que le groupe soit éclaboussé. Mais il avait tenu à frapper encore une fois l'adversaire, pour qu'elle se rappelle à jamais que rien n'était terminé entre eux.

Disparaissant dans les nuages et au-dessus de New York, Blackagar garderait pour lui son échec, sa défaite et sa honte jusqu'à les présenter au reste du groupe. Ils l'aideraient, il n'en doutait pas. Il ferait des serments pour les rassurer, pour leur faire comprendre que ça ne se reproduirait pas.
Mais il n'oublierait pas. Mais il ne l'oublierait pas.

Il la traquerait. La retrouverait. La punirait. Et la tuerait.
Harley Quinn périrait de sa main, il le jurait.
Et il ne faillirait pas à celui-là.

(HJ/ J'achève ce sujet de façon abrupte et je m'en excuse. Je t'avoue que je ne voyais pas Black' s'occuper des urgentistes et cette réaction est sensée avec ma vision du personnage. Sache que ce n'est pas une façon de dire que ce sujet m'ennuyait, mais je pense que le RP fut intense et que Black' ne pouvait pas plus rester - car il t'aurait tué et je ne pense pas que ça soit une bonne idée ! Merci encore pour ce premier sujet et j'espère à bientôt, j'aimerais que cette inimité se répercute dans le forum par la suite ! /HJ)
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MessageSujet: Re: Le Métro en Danger [Blackagar Boltagon & Starbucks Coffee]   Ven 31 Aoû - 12:14




Je vois des casques jaunes, sortit de nul part, fumée opaque. Un visage qui me regarde, moi debout, avant de se tourner vers un autre en jaune et d'hurler quelque chose - quelque chose que j'entends pas. Ma tête bourdonne, encore et encore. On se croirait dans un film. 

Ralentit vers l'héroïne. 
Gros plan vers le vilain bleuté. 
Sirènes de police en fond - puis, plus rien.

De nouveau, y'a un lutin qui te gratte l'intérieur du crâne. Ta chaire qui se déchire, ce cerveau tellement inutile qui craque. Compressé. Tu le ressent comme non pas une doulour extrême. Mais. Spectateur. Je suis la spectatrice de milliers d'insectes qui viennent d'entrer par mes oreilles, pour mieux de dévorer. Me dépouiller. Parce que dans tout ça, toi Harl, tu sens juste à un rythme régulier ton cœur. Circulation sanguine. Comme dans une putain de vague, comme si t'étais asphyxiée, la, tu peux même pas hurler. Tu peux même pas voir. Et tout ce que tu te dis, au fond, c'est que c'est pas agréable. Tu voudrais que ça finisse vite - et tu le souhaites, putain, t'attend que ça, jusqu'à ce que ton pouls se transforme en un tic tac régulier. Que les fourmis accélèrent leur rythme. 

« Son comportement est permanent ou arrive-t-il selon des circonstances particulières ? » Je fixe mes chaussures vernies. Couleur aubergine glacée. Vernie, du moins ce que l'on peut en deviner, car totalement esquintées. Troisième paire dans le mois. Troisième rendez-vous chez le docteur aussi. Tu as comme l'impression que le monde tourne trop rond, hein ? Un soupir de fait entendre à côté de toi, une main serre la tienne. La mienne je la retire. Sage gamine pourrie gâtée. «  Non non.. Ça va, ça vient.. » Commence une voix féminine. Oh, maman, nous avons tellement mieux à faire que de rester ici. Yeux sur mes chaussures, et horloge qui continue. Tic. « Il faut la disputer pour qu'elle se conduise de nouveau normalement. » Toc. Le monde tourne trop rond. À côté, mon père fait grincer le fauteuil de cuir, et je devine son bras passant derrière moi. Jusqu'à l'épaule de sa femme. Vous ne le savez pas, mais à ce moment la comme lors de beaucoup d'autres, il a envie de la faire taire. Personne ne le savait. Personne ne voulait le savoir. Papa dit : « C'est une gamine, elle se cherche juste un peu d'occupation. À cause du travail de sa mère.. » Imaginez ce mot dit avec dégoût et un regard gonflé de haine retenue. « ..Elle n'a pas beaucoup d'amis. » Tic. 
Toc.
C'est oppressant, et moi, la petite Princesse Anastasia, je veux sortir d'ici. Remettez-moi devant mon film, et laissez-moi partir en Russie ! Bruit de grattage de papier. Monsieur doit sûrement utiliser son stylo plume de la dernière convention des psychiatre. Psychanalyste. Psychologue. Appellez-ça comme vous le voudrez. En vérité, c'est Raspoutine. Je le sais. Mais personne ne veut jamais me croire, alors ma mère soupire, mon père déglutît, et moi je regarde mes petites chaussures. Odeur de cuir qui grince, de bois qui egrenne le temps de consultation, et de parfum pour homme, et de parfum pour femme. « Écoutez, bien que je ne suive votre fille depuis peu de temps, je pense que son petit.. Problème va au delà du simple manque de camarades. » Tic. Vous ne le savez pas, mais après ça, ma mère va probablement enlever ses talons et courir s'enfermer quelque part. Toc. Reine de Russie qui va fuir son Roi. Princesse a problème. Tic. Si jeune, pourtant. Lunettes qui se posent. Toc. Le monde tourne décidément tellement rond, que même moi, je peut déjà entrevoir la suite du film. Semelles non-vernies qui couinent, et tout ces regards lourds qui font s'écrouler les murs. 

« SPASMES ! »

Et je lève mes yeux vers le docteur, le méchant docteur, et son visage est tordu. Et son visage me hais, me déteste. Lui et ses grand yeux bleus. Sourcils froncés. Dents serrées. Prêt à me manger, à me démolir, à me fracasser. 

La, dans son petit bureau calfeutré, j'ai comme l'impression d'assister à une horrible fin de film. 


« Suivez la lumière des yeux. » Suivons-la. « Pouvez-vous parler ? » Oh regardez, le ciel est devenu du métal blanc. Brinqueballement de métal, de plastique, de pochette et de moteur qui tourne. Oh. Oh seigneur, ma tête. Gémissement et nana qui hoche la tête au dessus de moi. « Mademoiselle, nous sommes en chemin pour vous amener à l'hôpital. Avez-vous un numéro de proche à nous donner ? Nous n'avons pas trouvé de pièce d'identité sur.. Sur vous. » Ma belle, si c'est bien un drap que tu sens sur ta poitrine, il risquent pas d'avoir trouvé grand chose. Un regard bleu se découpe au plafond. Ferme les yeux. 
Combien de temps il va mettre lui ? Scène d'horreur qui me revient en mémoire, avec lui en premier rôle. Il va mettre du temps à me retrouver.. Non non. Et eux ? Le laçage du corset à du se péter. Je sens mon pantalon en lambeaux. Eux, rien qu'avec mon visage d'ange et la vidéo amicale, ils vont pas mettre beaucoup de temps à me mettre des menottes. J'ouvre les yeux et des centaines d'autres me fixent. Part de la.. 
Il faut que je parte de la. 

Je suis Alice au Pays des Yeux. J. J. J. Dis-moi que tu vas venir me protéger du faux-Batman. De Raspoutine. 
Filet de rire. 
P'pa, tu vois Raspoutine, et bah la princesse a encore gagné contre lui ! 

“ You're gonna know my name ! „
HARLEY QUINN & BLACKAGAR BOLTAGON







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