Mélodie Eillis

Les X-Men voient leurs rangs grossir puisque désormais, l'une de leur enseignante a rejoint New York. Un tourbillon traverse les couloirs de l'Institut de Charles Xavier !

Bienvenue à toi Melodie Eilis !





Abel Cohen

La silhouette du géant hanté se dessine dans nos rues. Son visage presque d'outre tombe est dans l'esprit de certains criminels, est synonyme d'Enfer. Désormais il veille sur nos chers concitoyens !

Bienvenue à toi Abel Cohen !





Nathaniel Drakul

La mutation génétique de sa famille a donné naissance à tout un mythe. On les nommes vulgairement vampires, mais en réalité, toute sa lignée est composée de mutants.

Bienvenue à toi Nathaniel C. Drakul !





Pamela Isley

Amis de la nature, ne soyez plus inquiets pour nos amis les plantes, désormais Poison Ivy est là pour faire entendre leurs voix !

Welcome to Poison Ivy !





Hal Jordan

En plein jour ou dans la nuit noire - Nul mal n’échappe à mon regard - Que ceux qui devant le mal se prosternent - Craignent la lumière des Green Lanterns !
Désormais Green Lantern veille lui aussi sur New York. Nos citoyens connaissent un nouveau bol d'air !

Bienvenue à toi Green Lantern !





Rémy Le Beau

Gambit arpente désormais dans nos rues, mais ce soir, le fait-il au nom des X-Men ou bien pour commettre quelques fripouilleries dont il a le secret ?

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Equilibre et voix de la raison de la tristement célèbre Poison Ivy, sa douceur suffira-t-elle à maintenir la belle plante sur le droit chemin ?

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Que New York tremble, le divin du mensonge semble bien revanchard dans nos rues, qu'inventara-t-il pour nous rendre la vie impossible ?

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 La réalité n'est pas toujours ce qu'elle parait [Asher Williams Blackstone, Blackagar Boltagon]

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Asher Williams Blackstone


La Vérité finit toujours par ÉclaterMens-moi, mais que je ne le sache pas

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MessageSujet: La réalité n'est pas toujours ce qu'elle parait [Asher Williams Blackstone, Blackagar Boltagon]   Mar 7 Aoû - 12:02


L'Himalaya.

Chouette destination. Des hectares de forêt à perte de vue. Une sensation de liberté qui grise les plus citadins tout en leur brûlant les yeux. Des pics, des falaises, des glaciers, des neiges éternelles... Tout ce dont j'ai horreur à l'exception de deux choses : la solitude et l'isolement. Si je suis parfaitement entraîné pour évoluer en milieu naturel hostile, il y en a trois que je redoute plus que les autres. Le plus haut toit du monde en est un. Et c'est pourtant là où je vais devoir me rendre.

Le commencement.

Le soleil n'est pas encore levé lorsque j'observe sur la table basse de la chambre du motel que j'occupe, les contrats et dossiers “livrés” le matin même. Certains sont clairs, nets et précis mais l'un d'eux attire davantage mon attention. Il est rare qu'un ordre de mission soit accompagné d'une dossier aussi précis. Je le parcours et réfléchis. Cette particularité dans la forme du travail demandé suscite le questionnement. Pourquoi vouloir se débarrasser de l'un de ses “projets” alors que celui-ci pourrait leur être utile ? Paranoïa. Je flaire le mensonge. Mes cubes sont sur la table. Eden ou Enfers ? Mon regard passe de l'une à l'autre, revient sur le dossier, se perd de nouveau sur mes “alliés”. Je ne sais pas. J'imprime les informations de ma cible dans mon esprit. Quelque chose m'échappe. Mon instinct me le dit. Je ne parviens pas à mettre le doigts sur l'objet de mon hésitation. Il est classé dans la liste noire des criminels d'après ces documents. L'ordre de mission est clair : exécution. Je dispose d'une année pour me décider ou non d'accepter le contrat tout comme pour le refuser. Passé ce délais, il reviendra à un autre tueur probablement moins regardant que moi. Perplexité. Je doute. Dans mon métier, le doute n'est pas permit. Je replis l'ordre de mission sans le signer encore. Je n'apposerai ma signature sur le contrat qu'une fois que j'aurai tiré au clair l'objet de mes suspicions.

Le Premier Mois. Phase d'analyse et recherche.

Étude des plans, des photos satellites, des cartes, des us et coutumes des pays à traverser, rappel des langues autochtones... Contact sur place dépêché. Organisation de la logistique avant le départ et une fois sur place. Voilà à quoi sont occupées mes journées. Pas d'extraction d'urgence possible, une fois sur la montagne, je serai seul. Les gouvernements concernés sont chatouilleux pour ce qui est du survol de la zone. J'ignore à quoi m'attendre au juste, mais quelque chose m'incite me montrer plus méticuleux que d'ordinaire pour le cas qui m'intéresse.

Je forme mon équipe avec des hommes sûrs. S'ils ne sont pas spécialement fidèles à la Shiva, ils le sont en revanche envers moi. C'est le principal. Tout d'abord il y a Neils Morisson, un trentenaire particulièrement doué en infiltration. Un type bien. C'est lui que j'ai dépêché pour être sur place dans quelques jours. Ensuite il y Thomas Dubois, mon pilote. Un jeune pas encore trentenaire, une véritable tête brûlée, mais un pilote hors paire capable de poser n'importe quel appareil sur des œufs sans les briser. Si le Shield connaissait son existence et son talent, il est probable qu'ils essaieraient de me le “piquer”. Il pilotera donc l'appareil pour l'arrivée sur site. Je devrai atterrir dans un petit village à dix jours de marche de ma destination finale. Un chic gamin ce Tom'. Enfin, Joshua Alister, un quadra comme moi. Son domaine lui, c'est l'équipement, la logistique. Lui aussi un bon gars.

Je ne prends, une fois dans la montagne, aucun homme avec moi. N'y voyez aucunement de la prétention ou de l'orgueil. J'ai coutume de dire qu'il n'y a que lorsqu'un contrat est rempli que je peux être certain d'y parvenir. Sans remise en question, on ne fait pas de vieux os dans ma profession. J'estime cependant que risquer la peau de mes hommes n'est pas une option.

Les Six Mois Suivants. Entraînement.

Devenir en quelque sorte le prédateur d'une telle proie demande la plus grand préparation, bien sûr dans l'organisation et ce qui en découle, mais également physique. La montagne ce n'est pas n'importe quel endroit. L'Himalaya encore moins. Quant à ma cible, à la lecture du dossier dès le premier jour, j'avais parfaitement comprit que ce n'était pas n'importe qui. Me tenir prêt à toutes les éventualités est une question de survie, même si j'ai parfaitement conscience que des imprévu arriveront forcément.

Soutien en langues le soir, entraînement physique en journée mais aussi la nuit, haute montagne, falaises, glaciers, froid intense, alpinisme, corps à corps, armes... Rien n'est mit de côté. C'est en cela que je suis si efficace. Que j'accepte ou non un contrat, je me prépare toujours comme si l'acceptation était une évidence. J'agis en conséquences. Je ne m'accorde aucune dimanche. Je n'ai pas le temps. Je n'ai dors et déjà plus que 5 mois devant moi...

Le Huitième Mois. Préparation du départ.

De nouveau, j'étudie toutes les cartes, tous les plans, les rapports, les photos satellites, les prévisions météo du site... Je remonte, pour certains points, soixante ans en arrière dans les historiques. Faune, flore, us, coutumes... Tout est de nouveau passé en revu. Une chance qu'il ne me faille voir les choses qu'une seule fois pour les mémoriser.

Un plan ouvert sur la table, j'examine l'endroit ayant été désigné comme le lieu de résidence de ma cible. Le menton entre mon pouce et mon index, j'observe, j'analyse. Dégâts collatéraux potentiels, pistes, grottes, rivières, falaises... Tout est ici à prendre en compte. Le moindre détail peut mener à la faute et l'erreur, à la mort. Cigarette. Je calcule les distances, évalue le temps de chaque itinéraire. La carte n'est plus qu'un amas de notes – toujours codées – de flèches et de symboles étrangement dénué de sens pour quiconque n'est pas familier avec mes méthodes. De l'art abstrait pour certain, des données précises et claires pour moi. Le site de dépose est repéré. Un saut en parachute sera nécessaire. La douleur d'une brûlure entre mon index et mon majeur m'indique que j'ai laissé ma cigarette se consumer trop longtemps, je secoue la main pour en dégager les cendres. Je porte à mes lèvres le filtre tout en poursuivant mon analyse de la situation.

Début du Neuvième Mois. Le Voyage.

Une date est enfin posée. En cette période les conditions météo ne devraient pas être trop houleuse en montagne. Les dernières vérifications sont effectuées, les derniers préparatifs terminés. Le soleil n'est pas encore levé lorsque je quitte mon motel miteux où, pour l'instant, je me suis établit, pour me rendre au point de rendez-vous où Thomas et Joshua doivent déjà m'attendre. Aucune trace n'est laissée derrière et dans mes poches, mes précieux cubes reposent.

Je distingue au loin, après une heure de route, sur une piste de décollage discrète, un vieux coucou. Il n'est pas assez vieux pour attirer les regards et pas assez récent pour provoquer une quelconque jalousie. Parfait. Tom' ne se trompe jamais dans le choix de ses appareils. Ce n'est bien sûr que le premier d'une série puisque nous sommes en plein Kansas et que la distance sera longue. Deux jours pour arriver au point de largage.

Dans l'appareil, les moteurs tournent et je monte à bord. Mon équipement est déjà chargé et Josh' m'en fait rapidement la description. Une tape amicale sur l'épaule du jeune pilote lui signifie : “on peut y aller” et quelques secondes plus tard, l'appareil avance. Lorsque nous sommes en l'air, mes hommes se détendent. Silencieux, je les écoute d'une oreille distraite, mais néanmoins j'entends.

- J'ai des nouvelles de Niels. Tout est ok sur place, Ash'. Il m'a dit de te dire Ash' qu'il voulait une augmentation ! lance Thomas depuis le cockpit en riant.
- Pour la prime de risque... Si on parlait d'un voyage sur les plages de Miami ? ajoute Joshua, riant lui aussi.
- Vous pouvez toujours rêver, c'est gratuit. Fais-je en m'enfonçant un peu plus dans mon fauteuil.
- Il se gèle les couilles dans le trou du cul du monde depuis plus de neuf mois pour ta pomme, l'accouchement ça va vraiment devenir une délivrance !
- Allé, un p'tit geste Asher ! me chambrent-ils.

L'humour détend l'atmosphère toujours tendue lors d'un cas tel que celui qui m'intéresse. Pourtant rire est un mot dont je ne connais plus le sens. Les entendre cependant plaisanter pour moi me détend. Je lève l'index comme pour m'apprêter à aller dans leur sens, mais je saisis un vieux chapeau, m'enfonce plus encore dans mon fauteuil et me couvre le visage du couvre-tête.

- Réveillez-moi lorsqu'on sera à trente minutes de premier changement.

Trois changement d'avions nous auront été nécessaire pour enfin survoler la zone de largage. Equipé, lorsque j'ouvre la porte, depuis le cockpit, j'entends Tom' me lancer À dans un mois Ash', bonne balade ! Neils t'attend dans le village.. Je grogne en réponse avant de me jeter dans le vide. Ils savent combien je déteste la forêt et tout ce qui y a attrait.

L’atterrissage se passe sans encombre. Je replie aussitôt ma voile. Pas de trace. C'est ma devise. S'en suit une heure de marche pour enfin arriver au village tant attendu. Comme prévu Neils est là, fidèle au poste, avec l'équipement et tout ce que je lui ai demandé. Il nous a trouvé une petite cabane en retrait pour établir le camp. Dans trois jours je partirai seul et ce sont dix jours de marches qui m'attendent.

Le soir même, le point est fait, mais quelque chose dans ses paroles ne me plait pas.

- Je sais pas si tu es au courant, mais j'ai repéré à trois jours d'ici une autre équipe de la Shiva. Tu as demandé du soutien?
- Pas du tout. Je pense qu'ils veulent juste être certain de se le faire.


Je suis contrarié. Pourquoi dépêcher deux gars en même temps ? En quoi ma cible les dérange-t-il à ce point ? N'est-elle pas sensé être leur “oeuvre” ? Je ne sais pas.

- Continue de les surveiller et tiens moi informé autant que possible. Les communications ne passeront pas entre les cols et les crêtes. Débrouille toi pour les garder à l'oeil.

Repos, acclimatation, récupération et organisation ont été le maître mot des deux jours qui suivent. S'habituer à une telle altitude n'est pas donné à tout le monde. Le manque d'oxygène, le mal des montagnes, ont terrassé plus d'un homme vaillant.

Trois Jours Plus Tard Le Départ en Montagne

Outre les armes de poing, j'emporte des sphères dans mes poches certaines contiennent de l'immatériel, d'autre ne sont là que pour leur constitution. Je prévois également quelques atouts dans ma manche. Deux précautions valent mieux qu'une. Canons aux poignets, ceinture à poches emplis d'objets utiles, dague à la cheville, arme à la ceinture et gilet en kevlar sont l'essentiels. D'autres atouts rejoignent les premiers. Un vieux bandana se chargera te me maintenir la tignasse en place, histoire que je ne sois pas gêné. Aux pieds des chaussures renforcées jusqu'aux tibias afin de les protéger au maximum. L’équipement de l'alpinisme se joint à celui de tueur, bonnet, gants... Mais surtout vêtements dans une fibre conçue par la Shiva pour se protéger des froids et chaleurs extrêmes sans devoir porter des vêtements qui dérangeraient dans les mouvements.

Un sac à dos léger passé et je salue Niels qui me lance un Bonne chance, fais quand même gaffe à toi, on veut pas pointer au chômage.. Je lui réponds d'un signe de la main et part à la levée de la nuit du troisième jour sur place.

Dix jours de marche

La forêt... La montagne... Je hais. Toutes cette étendue verte me donne presque envie de mourir. Les insectes voient en mois un festin, remarquez, je le leur rend bien puisque pour avoir quelques protéines dans le sang, malgré mon dégoût, je ne renie sur aucun complément alimentaire. Je n'ai pas ce luxe. Quant à la faune que je croise... Une chance que l'instinct leur dicte de fuir les bipèdes sans quoi, j'en ai la certitude, il y aurait pu y avoir une compromission sérieuse de la mission.

J'escalade, je franchis, je grimpe, j'avance et plus je m'approche, plus je hais cet endroit. Les ronces, les racines, les rochers... C'est simplement l'enfer vert. Pourtant ce nom est souvent employé pour la canopée mais à mes yeux, ici c'est pareil. Peut-être même pire puisque je suis venu de mon propre gré.

Deux jours avant d'arriver à destination, en pleine ascension d'une falaise, mon oreillette a enfin capté un semblant de réseaux. C'est suspendu dans le vide que j'ai apprit que la seconde équipe n'était qu'à une journée de marche de moi. Je secoue la tête. Je dois presser le pas. Chaque chose en son temps. La première : revenir sur la terre ferme. La seconde : arriver au plus vite sur le site de la cible. La troisième : jauger ma cible. Ensuite on avisera.

Arrivée sur le site

Enfin je suis à destination. Dix jours se sont écoulés depuis que j'ai quitté le semblant de civilisation du village et Neils. J'ai conservé ma journée d'avance sur ceux qui se trouvent sur mes talons. Parfait. Je m'accorde une nuit de repos et à cinq kilomètres au nord de la zone, j'établi mon campement.

Aux premières lueurs de l'aube, je m'organise. Je me prépare. Je prends la direction des alentours de ma cible pour observer d'éventuels allés et venus, pour visualiser ce qui n'était que des plans quelques mois plus tôt. Découverte de façon circulaire des lieux. L'épicentre ? Ladite habitation supposée. Bien.

Dernières vérifications. Je m'avance vers la porte d'entrée tout en sortant le contrat de ma poche. Je frappe à la porte et tend le papier pour que dès l'ouverture, ce soit la première chose visible. Je ne fais preuve d'aucune délicatesse, mais sa forêt, je n'en peux plus. Ses moustiques, ses bouts de glaces, ses tas de neiges, sa verdure... Certes, lorsqu'on surplombe une falaise il y a quelque chose de grisant, mais dès lors qu'on est sur la terre ferme, j'ai l'impression de m'enfermer moi-même dans un cube spécial sadisme...



Asher W. Blackstone

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Blackagar Boltagon


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MessageSujet: Re: La réalité n'est pas toujours ce qu'elle parait [Asher Williams Blackstone, Blackagar Boltagon]   Mer 8 Aoû - 21:03

Le silence était total à l'intérieur de la cabane perdue à flanc de montagne, dans un des endroits les plus reculés et les plus dangereux de l'Himalaya. Grande d'une centaine de mètres carrés, construite en bois et en pierres, elle semblait extrêmement chaude et cossue, avec un toit en triangle et l'impression que rien ne pouvait lui arriver. Les fenêtres étaient recouvertes d'épais volets, et une légère fumée s'échappait de la cheminée, placée au milieu.
L'entrée devant laquelle se trouvait Asher était une grande terrasse en bois, menant sur une gigantesque porte qui donnait l'impression de pouvoir résister à une avalanche. Tout, dans ce chalet, respirait le confort mais surtout la dureté et la puissance. C'était extrêmement étonnant vu l'endroit où il avait été construit, où aucun être humain n'avait pu survivre aussi longtemps.

Cependant, aucun bruit ne se faisait entendre à l'intérieur. L'envoyé de la Shiva, évidemment lassé et usé par l'énorme expédition qu'il venait d'accomplir pour se rendre ici, devait certainement s'impatienter. Malgré son professionnalisme et sa relative dureté, il semblait clair que cette activité avait été difficile, et qu'il voulait en finir avec cela.
Malheureusement, la suite des évènements n'allait pas le conforter dans ses habitudes et dans ses réussites.

Soudainement, le silence de la montagne, l'immobilité terrifiante de la place et de la montagne... changèrent.
En quelques secondes à peine, un bruit aigu se fit entendre, comme la chute d'un objet imposant du cinquième étage vers le sol. En quelques secondes à peine, encore, la neige qui entourait la cabane se mit à bouger, à s'élever lentement du sol, comme si des dizaines de bourrasques de vent avaient pris naissance au même endroit. Les flocons se mirent à voleter autour de Blackstone, avant qu'il ne sente... une présence apparaître lentement derrière lui.

Blackagar Boltagon descendait en effet du ciel pour atterrir à deux mètres du dos du tueur.
Enfonçant ses bottes rembourrées dans la neige, il posa un regard sombre et déterminé sur la silhouette juste devant lui. Habillé d'une combinaison de guide de haute montagne, sans cependant de capuche, de bonnet ou de protection autour de son visage mal rasé, il dégageait néanmoins une impression de puissance et de calme.

Même s'il était plus détendu et moins sur la défensive quand il était chez lui, le propriétaire des lieux laissait quand même ses perceptions aller et venir, au gré des évolutions des électrons dans la région. Cela lui avait alors permis de "sentir" l'arrivée d'un nouvel être, d'une nouvelle forme de vie composée d'atomes et donc d'électrons.
Alors qu'il se trouvait autant au calme et dans la sérénité, Blackagar pouvait avoir une meilleure vision d'ensemble du monde et du jeu de l'énergie ; même s'il ne contrôlait pas grand-chose dans ces perceptions, il avait en tout cas détecté l'arrivée de quelqu'un qui n'avait rien à faire ici - et s'était immédiatement méfié.

Disparaissant immédiatement dans les airs et au sein des pics enneigés, il avait suivi de loin la lente arrivée d'Asher. Maintenant que celui-ci voulait toquer à sa porte, Boltagon était redescendu pour voir qui il était.
Sûr de son fait, de son pouvoir, il n'appréciait pas les visiteurs et rejetait toute intrusion dans sa vie privée. A l'intrus de défendre sa présence ici et de chercher à créer un contact sympathique, car son interlocuteur muet n'aurait aucun remords à le précipiter au loin et à lui faire endurer plusieurs longues minutes de souffrance. Il avait encore en mémoire les tortures de la Shiva et voulait protéger Attilan, et n'avait aucune envie de faire exception avec un inconnu qu'il ne lui disait rien de bon.
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Asher Williams Blackstone


La Vérité finit toujours par ÉclaterMens-moi, mais que je ne le sache pas

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MessageSujet: Re: La réalité n'est pas toujours ce qu'elle parait [Asher Williams Blackstone, Blackagar Boltagon]   Jeu 9 Aoû - 13:07


Le silence tombe brutalement. J'ai beau ne pas aimer les grands espaces, je sens lorsque quelque chose ne tourne pas rond. Immobilité.. J'écoute, je tends l'oreille. Ma patience fond comme neige au soleil. Le bruit d'un poids s'enfonçant dans la neige, plus que cela, tombant d'une certaine hauteur pour écraser les flocons. Tension. Mes muscles se contractent. Ma mâchoire se crispe. Il y a des choses manquant cruellement dans ce dossier, et quelque chose me dit que je ne vais pas tarder à les découvrir.

Le vent provoqué par ce qui semble avoir atterri dans mon dos soulève la neige dont les flocons fouettent mon visage. Respiration étrangement calme. Derrière-moi. Une présence. Cette fois j'en suis certain. Je me retourne si tôt cette idée naissant dans mon esprit en levant les yeux au ciel. Pourquoi diable faut-il que cela se passe toujours ainsi ? La main de libre dans la poche tient une bille d'Adamantium, au moindre signe, je m'en protègerai pour atténuer le choc.

La vision qui s'offre à moi est celle d'un montagnard robuste et fier. Il n'en tient pas du stéréotype et pourtant s'en approche…. À ceci près. Je sens qu'il va me donner du fil à retordre. Sur ma toile ne réside qu'une esquisse encore, mais dors et déjà il me semble entrevoir la boîte dont je devrai me servir : l'Eden, comme je la surnomme puisque ceux qui y sont plongés vivent un rêve : celui des vies respectives qu'ils auraient vécu si la Shiva n'avait pas ordonné leur mise à mort. Néanmoins pourquoi la Shiva cherche à s'attirer les foudres d'un tel "morceau" ? Sans le connaître, en le jaugeant quelques secondes à peine, je perçois la puissance dont cet homme transpire. Il est clair qu'à moins d'une erreur de sa part et d'une grande part de chance, à moins d'user d'énergie brute et immatérielle, je ne serai pas d'un grand effet. Le problème n'est pas de ne pas avoir ce qu'il faut dans mes poches puisque Joshua c'est occupé de mon équipement personnel, mais de ce qui en découle si ma cible m'y contraint. Quant à cette seconde équipe qui doit être à une demie journée de marche du site à présent… Pourquoi ? Si proche, ça ne peut pas être le fruit du hasard… Qu'attendent-ils de moi ? Que je l'occupe, le fatigue pour le cueillir ou qu'ils le crèvent comme un chien ? C'est quoi l'idée ? C'est quoi leur plan ?

Je tends de nouveau le bras depuis les marches de l'entrée, le contrat encore non valide. Le regard ancré dans le sien, je jauge. J'observe mais surtout, je me tiens prêt. L'ordre est clair : extermination. Aucune capture, aucun témoin, aucune trace d'aucune sorte ne sera toléré par la Shiva en cas de signature. Mon poing dans ma poche se serre autour des billes qui y sont contenues durant mon geste. Cette fois les jeux sont faits.

Quelques dixièmes de secondes seulement après mon geste, ma voix s'élève pour la première fois depuis quatre jours qu'aucun signal ne passe. Pourquoi ? Mon regard ne le quitte pas. Je sais que cet homme ne peut s'exprimer par la parole sans semer le chaos autour de lui, mais maintenant que je l'ai face à moi, je vois dans son regard qu'il est parfaitement capable de s'exprimer autrement. Je vois l'intelligence dans son regard. J'en perçois parfaitement la menace également. J'ai pourtant besoin de savoir, de comprendre. Mon choix doit être le bon. Criminel : les Enfers. Mon second cube où les détenus sont plongés dans un coma artificiel en ayant parfaitement conscience du temps qui s'écoule. Mon instinct me dit de l'éliminer. Innocent : L'Eden. Quelque chose me dit que c'est celle-ci qui lui est destiné. Pourquoi représenterait-il un risque pour la population, s'il vit effectivement en hermine reclus de tous ? Bien sûr depuis les cubes il n'était pas possible à mes prisonniers d'user de leurs aptitudes si particulière, mais une troisième option nait dans mon esprit. Et s'il n'appartient à aucune des deux catégories ? Si en réalité il entre dans cette troisième si rarement mise sur le tapis ? Utile : Liberté. Le contra serai refusé et sa cible prévenue de la présence de la seconde équipe, éventuellement même, assistée. Je juge utile tout ceux qui un jour auront le cran de s'insurger contre la Shiva et de participer à sa chute de près ou de loin. Penser ainsi peut sembler réducteur, mais j'ai finit par faire taire certaines "considérations".

Mais voilà, tout le problème est là. Je ne connais pas personnellement cet homme. Je ne sais de lui que ce que les dossiers racontent. Aucune erreur. Je ne m'en autorise pas le luxe. Je ne me suis pas déplacé du Kansas jusqu'ici pour me permettre la faute. Venir ici ce n'est pas donné à tout le monde et le semblant de civilisation le plus proche est à dix jours... Alors pourquoi ? Toujours cette question qui revient, pourquoi. Tout est là.



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MessageSujet: Re: La réalité n'est pas toujours ce qu'elle parait [Asher Williams Blackstone, Blackagar Boltagon]   Jeu 16 Aoû - 9:20

Un vent froid fouettait les deux hommes. Leurs mèches de cheveux s'envolaient légèrement tandis que leurs corps étaient frappés par les pics acérés du blizzard de l'Himalaya. Le contrat, solidement tenu entre les gants de Blackagar, était lu et relu par ses yeux sombres. Ceux-ci ne quittaient pas ces quelques lignes qui révélaient la raison de la présence d'Asher ici, et rappelaient des souvenirs, des terribles souvenirs, à son interlocuteur muet.

Il ferma les yeux et laissa ses sens l'emporter.
Il entendait le vent siffler autour de la maison, essayer de repousser sa cabane et enrager de devoir la contourner. Il sentait la sublime odeur de la neige gelée et frappée par un maigre soleil, ainsi que celle du bois de son chalet et des arbres à quelques kilomètres de là. Ses doigts bougeaient légèrement pour toucher la matière chaude et isolante de ses gants, qui l'accompagnaient depuis tant d'années déjà. Et ses yeux ne voyaient que le masque rouge de ses paupières, chauffées par les rayons de soleil.

La paix. La paix l'entourait. Et il avait été assez fou pour croire qu'elle serait éternelle, qu'elle lui permettrait de se cacher ici, à la fin du monde connu.
Assez fou pour espérer que la Shiva le laisserait vivre après tout ce qu'ils avaient connu ensemble.

Ses yeux se rouvrirent soudainement, révélant une colère ancestrale, issue des premières heures de son existence, quand il avait tué ses parents et été massacré, torturé, manipulé par la Shiva comme un rat de laboratoire.
Plus jamais, pensa-t-il. Plus. Jamais.

Boostant sa rapidité et sa force grâce aux électrons absorbés peu avant et qui avaient entièrement rempli sa réserve, Blackagar s'empara du bras d'Asher et le poussa avec toute la puissance possible au loin. Il l'envoya sur une dizaine de kilomètres, le précipitant contre la neige puis dans la forêt qu'il avait gravi quelques minutes ou heures auparavant.
La colère était contenue, mais ferait mal quand même. Plus jamais à la Shiva. Plus jamais à la Shiva.

S'élevant dans les airs, le rattrapant rapidement, Boltagon s'arrêta à cinq mètres de lui, lévitant au-dessus du sol.
Ils étaient éloignés de la cabane, ils étaient sur la pente d'un autre sommet et sa maison ne risquerait donc rien. Pendant quelques secondes, il posa son regard autour de lui, sur la Nature, sur la Vie qui régnait ici et qu'il serait obligé de modifier ; son coeur en saignait, mais il n'avait pas le choix. La Vie l'emportait toujours, elle trouverait un moyen de sauvegarder les indispensables et de recommencer. Même si certains disparaîtraient, d'autres prendraient leurs places. Encore et encore.

Ses yeux sombres se posèrent sur Asher. Il ne savait pas qui il était, mais il avait lu et compris ce qu'il faisait là.
Envoyé de la Shiva. Assassin. Envoyé de la Shiva. Tueur. Envoyé de la Shiva. Ca suffisait pour faire sauter ses remords.

Ses lèvres s'ouvrirent à peine. Un son, quasiment inaudible, en fut expulsé. Un mot, un seul. Une parole. Une syllabe. Un ordre. Un châtiment. Une conclusion.

"Meurs."

Les premières secondes furent silencieuses. Le son s'était à peine élevé, à peine fait entendre. La tension était terrible, mais rien ne bougeait - il ne se passait rien.
Et tout s'emballa.

La terre se mit à trembler. Les arbres s'écroulèrent. La neige se brisa. La glace explosa. Le sommet bougea. Des tonnes de glace et de neige furent délogés de force de la montagne pour descendre la pente - la leur.
Et Asher accompagna le mouvement, expulsé bien plus loin encore par la force, l'écho d'un simple mot, d'une simple syllabe. Et le pire était encore à venir, tandis que la montagne en furie, que l'avalanche enragée suivait l'ordre de Blackagar Boltagon. L'Enfer Blanc s'abattait sur l'assassin. Qu'il ose y survivre !
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Asher Williams Blackstone


La Vérité finit toujours par ÉclaterMens-moi, mais que je ne le sache pas

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MessageSujet: Re: La réalité n'est pas toujours ce qu'elle parait [Asher Williams Blackstone, Blackagar Boltagon]   Jeu 16 Aoû - 14:55


Le silence. Le calme avant la tempête. Le papier entre ses mains est examiné. Entre mes doigts, les billes sont pressées. Ses paupières se referment et la pression monte d'un cran. La force du vent croît comme guidé par les émotions de cet homme dont l'absence de réaction visible ne me laisse rien présager de bon pour moi. Le froid de l'air ambiant est remplacé par la chaleur de la tension désormais palpable.

Mon interlocuteur ouvre subitement les yeux, c'est le signal. Il ne répondra pas à ma question. D'ailleurs, lui est-elle seulement parvenue au milieux de toute cette rage que je peux lire dans son regard ? Lorsque ma cible saisi mon bras, je n'ai que le temps d'activer mon pouvoir et de me modeler une armure à l'image de la bille que je serre dans ma paume : en adamentuim. Je n'évite pas le coup, mais je me protège du choc de l’atterrissage. Troncs, branchages et autres obstacles ne ralentissent en rien la projection que je ne peux que subir. Le roche finit pourtant, au milieux de ces bois que je ne supporte pas, par mettre un terme à ma course. Le choc fissure la pierre, trouble un instant mon orientation. “J'ôte” immédiatement ce qui me recouvre, retrouvant mes traits d'ancien humain. J'économise l'usage de mon don. J'en sais bien trop les conséquences.

Douleur. Malgré mon “armure”, je sens l'impact, bien sûr à un degré moindre, mais suffisamment pour qu'il me faille quelques secondes pour “retrouver” mes esprits, pour me recentrer. Quelques pas titubés, le temps de m'extraire des débris et j'en reviens aux raisons de ma venue. D'ailleurs déjà, Blackagar se dresse à quelques mètres de moi. Ses pieds ne touchent pas le sol. Intéressant “détail” qui ne m'échappe pas. Son regard autour de lui, comment diable peut-on aimer un tel endroit ? Même le Sahel me semble bien plus accueillant.

Le premier coup est un message, j'en suis certain, mais la véritable intention arrive très vite. Les prémisses en sont les tremblements du sol. Rapidement, j'analyse. Vibrations, montagne, neige, glace, forêt, rochers... Plus qu'un éboulement ou une avalanche, c'est un engloutissement qui se prépare. Ma main dénuée de gant replonge dans ma poche et s'empare de la totalité de mes billes. Celles en verre se brisent pour libérer leur contenu. De matières mêlées, je me recouvre juste à temps pour être protéger de la vague qui m'emporte. L'immatériel des billes de verre m'envahit.

Repoussé puis submergé par la vague mêlant roches, arbres, neige, glace et autres matières naturelles, c'est en boule sur moi-même que j'expose le moins possible, mon corps. Je me concentre et use de l’électricité absorbée des billes de verre pour produire autour de moi un champ électrostatique servant à présent à maintenir autour de moi une solide sphère en ce métal dont je me suis recouvert un peu plus tôt. C'est le contacte de ma main qui me permet de prolonger mon propre recouvrement et l'énergie déployée qui maintient la forme souhaitée. Je ne lutte pas contre le courant, bien au contraire, je le laisse me porter.

Je ne saurai dire combien de temps ça a duré, mais cela m'a semblé être une éternité. Enfermé dans ma “coquille”, les yeux clos, je roule, le haut devient bas, le bas devient haut, la droite devient la gauche et inversement. Je perds tout repère, impossible de savoir où se trouve le sol des cieux et lorsque ma course cesse brutalement, je m'écrase contre la paroi de ma protection. Le bruit autour me laisse entendre que la vague n'a pas fini de déferler.
L'arrêt de cette course folle, je ne le dois qu'à un rocher, un pic, plus solide que les autres et contre lequel, je suis "retenu".

Je me recentre rapidement, me concentre, la loi de la gravité m'a rendu à présent la pleine connaissance de l'endroit où se trouve le sol : sous moi. Accroupi, je vérifie rapidement mon propre état. J'attends le retour du calme, du silence. Les débris au dessus de moi, sur combien y en a-t-il d'épaisseur ? Cela se compte-t-il en mètres ou bien en centimètres ? Je doute.

Plus un bruit. Le silence retombe lorsqu'à l'extérieur de la vague, l'immobilité a reprit ses droits. Une minute s'écoule, puis deux, puis trois. De “l'extérieur”, à la quatrième minute, c'est une colonne lumineuse faite d'électricité qui semble jaillir des gravats et végétaux arrachés, les projetant pour me frayer un passage. J'utilise ce qu'il me reste de cette énergie pour me creuser un passage vers l'extérieur et rapidement, je m'extrais de mon “terrier”. La sphère n'est plus, mais désormais j'en suis recouvert. Mes réserves électriques sont épuisées par cette extraction, mais j'ai bien d'autres atouts sur moi.

Si le premier coup a été un avertissement, celui-ci a eu pour but de me tuer. J'en ai la certitude et je ne sais pas si sa colère vient du contrat ou de son auteur. Je doute désormais, me suis-je trompé dans mes hypothèses ? Appartiendrait-il en réalité, à ce cube que je nomme, les enfers ? Douleurs. Mon épaule, malgré mes précautions, subit les conséquences de cette descente des plus mouvementés.

Si tôt tiré de là, mon regard recherche celui qui a lancé les hostilités. J'ignore sur quelle distance j'ai glissé mais quelque chose me dit qu'il va venir à moi. Je m'assois sur une pierre, les bras croisés contre mon buste et j'attends. Inutile de gaspiller mon énergie, l'emploie d’électricité ne lui aura pas échappé, pas s'il est au moins de moitié aussi malin que je le soupçonne. Je traque tout signe pouvant annoncer son arrivée. S'il m'en laisse l'occasion, je renouvèlerai ma question. Je n'attaque pas encore. Je reste en défensif. J'attends. Lorsque ma décision sera arrêtée, les choses seront différentes, mais pour l'instant… Le doute me prive d'offensive.

Dans mon esprit, les choses défilent rapidement. J'en suis certain à présent, cette seconde équipe est dépêchée pour finir le travail ou plutôt, l'achever. Dans leur projet, je ne suis pas sensé m'en tirer en bon état, en revanche, je suis sensé l'épuiser. De toute manière, il me faut le fatiguer pour espérer l'enfermer dans l'un de mes cubes. Mais ce coup bas ne me dit rien qui vaille. Tout comme ce silence d'ailleurs...




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MessageSujet: Re: La réalité n'est pas toujours ce qu'elle parait [Asher Williams Blackstone, Blackagar Boltagon]   Sam 18 Aoû - 16:30

Le silence avait repris ses droits après la terrible avalanche.
Emportant Asher sur deux dizaines de kilomètres, elle n'avait pu l'achever définitivement grâce à l'intervention providentielle d'un rocher qui avait bloqué sa chute. Pendant de longues, très longues minutes, la montagne avait tremblé, laissé sa colère couler le long de son flanc, avant de finalement s'arrêter et reprendre son calme immobile, et terrifiant.

L'assassin de la Shiva avait donc survécu, et attendait patiemment l'arrivée de sa victime, qui s'était transformée en agresseur. Sa patience ne fut pas mise à l'épreuve.
Autour de lui, les flocons de neige s'élevèrent à nouveau du sol, le vent fouetta encore une fois son visage tandis qu'un bruit aigu arrivait à ses oreilles et que la forme de sa cible apparut finalement à ses yeux.

Descendant des cieux, toujours vêtu de sa combinaison de guide avec le crâne libéré, il se posa avec douceur à cinq mètres de son adversaire. Blackagar n'avait en rien été touché par l'avalanche, profitant de ses pouvoirs pour léviter au-dessus de l'avalanche et des conséquences de son attaque. Il n'avait après eu qu'à suivre le tracé de la chute, pour découvrir des traces de son assaillant, qu'il n'avait pas senti disparaître - et qui était donc encore vivant. Une nouvelle surprise, une nouvelle mauvaise surprise.

Son lien spécifique avec les électrons permettait en effet à Boltagon de les absorber de manière passive, mais aussi de forcer leur accumulation quand il le désirait. Les électrons composaient les corps solides, et il pouvait donc "sentir" quand l'un d'entre eux était détruit ou changeait d'état - comme lorsque quelqu'un décédait.
Il savait donc que son ennemi était encore vivant avant même de l'apercevoir, mais il lui réservait aussi quelques surprises de son cru. Suite à l'avalanche, beaucoup de formes de vie avaient disparu, beaucoup d'arbres et de rochers avaient été détruits, et il avait forcé l'absorption des électrons pour être à nouveau chargé au maximum ; dans moins d'une heure, il devrait se reposer suite à cet effort, mais pour le moment il saurait en profiter.

Cependant, Blackagar ne déchaîna pas sa colère et sa puissance quand il arriva devant Asher. Celui-ci avait survécu, et y était parvenu dans un déluge d'électricité et d'autres éléments qui n'étaient en rien naturels ; et il n'avait pas cherché à reprendre le combat sitôt qu'il était sorti de la neige, comme il ne l'avait pas commencé, ayant simplement tendu le contrat sur sa tête.

L'Inhumain décida donc d'attendre.
Sûr de sa puissance et de sa résistance, sûr de sa supériorité sur Asher, il croisa les bras et offrit une expression d'interrogation et de curiosité sur son visage à son interlocuteur, lui permettant de s'expliquer ou de réagir directement. Sa survie, à l'avis de Boltagon, ne dépendait que des prochaines secondes.
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Asher Williams Blackstone


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MessageSujet: Re: La réalité n'est pas toujours ce qu'elle parait [Asher Williams Blackstone, Blackagar Boltagon]   Mar 21 Aoû - 10:52


Je n'ai aucune idée de la distance parcourue, mais je sens, aux maux de mon corps, à la force déployée pour me protéger, que je suis bien loin de mon point de départ et, pour quelqu'un qui comme moi ne vient jamais dans les montagnes, tout ici se ressemble. Je suis certain cependant que la distance est encore plus grande que je l'imagine.

Mon attente est courte, plus encore qu'escompté. Je n'ai que le temps de reprendre pleinement mon souffle et mes esprits. Déjà, ma "cible" se tient devant moi. Combien de fois peut-il déchaîner une telle marée sans s'épuiser ? Il ne laisse rien transparaître, rien qui ne puisse me mettre sur un début de piste. Il n'est ni essoufflé, ni écrasé par la fatigue. Une seconde vague comme celle-ci, je pourrai peut-être y survivre, mais je n'en sortirai certainement pas aussi "frais" et si une troisième doit arriver… J'ai parfaitement conscience que s'en sera fini de moi.

Le visage de l'homme face à moi traduit son questionnement parfaitement. Comme je l'avais pensé, cet être n'a pas besoin de la parole pour s'exprimer. À en juger par ce qu'il vient de se produire, c'est tant mieux. Certaines choses étaient mentionnées dans le dossier, mais rien de comparable à ce dont je viens d'assister. N'ayant d'autre choix que de prendre la parole pour m'exprimer sous peine de donner l'impression à mon interlocuteur de ne pas le prendre au sérieux, de me moquer de lui, je me résous à reformuler mon interrogation, en la complétant cependant cette fois :

<< Pourquoi veulent-ils ta mort ? >> Ai-je renouvelé ma question.

En d'autres termes : Es-tu une menace pour eux, ou pour les hommes. ? Voilà quelle est la véritable question. Celle dont la réponse fera basculer cette rencontre d'un côté ou de l'autre de la balance.

Ayant eu une démonstration de ce qu'engendrerai le son de sa voix qui illustre les maigres avertissements du dossier, je lève l'index pour attirer son attention sur mes mains. Je ne tiens pas à obtenir ne serait-ce qu'un semblant de début de réponse verbale. Lentement, sans gestes brusques pour ne pas provoquer un nouveau pique de colère, je décroise les bras. J'entre-ouvre ma veste et y enfourne ma main. J'en ressors du papier froissé par les derniers évènements ainsi qu'un bout de mine de plomb, elle aussi brisée dans les mêmes circonstances. J'avais envisagé la possibilité d'un besoin d'un mode de communication. L'anticipation et l'adaptation sont les clefs. Je les lui tends avec méfiance.

L'arrêt des attaques me conforte désormais dans ma première impression ; les Enfers ne sont pas pour lui, contrairement à ce qu'a pu laisser entendre la force déployée par la déferlante. Alors que je l'observe, j'en reviens à la véritable question : Utile ou innocent ?

Je n'aborde cependant pas encore l'autre sujet qui me préoccupe. Si Blackagar n'appartient pas aux Enfers, la présence de l'équipe me dérange. J'y viendrai, mais pas avant d'avoir mes réponse



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MessageSujet: Re: La réalité n'est pas toujours ce qu'elle parait [Asher Williams Blackstone, Blackagar Boltagon]   Mer 22 Aoû - 20:12

Durant tout le moment où Asher avait cherché dans sa poche son papier froissé et son stylo à la mine brisée, Blackagar avait été sur ses gardes.
Les bras croisés, rassemblant toute l'énergie à sa disposition, il attendait que l'autre réagisse et se lance dans le premier coup. Persuadé de pouvoir résister à toute attaque, il lui laissait la première initiative mais fut surpris, agréablement, par la sortie des deux objets de communication.

Il était heureux d'avoir un moyen d'entrer en contact avec lui, mais été surpris. Pourquoi un assassin l'interrogeait-il sur ses liens avec la Shiva ? Pourquoi lui présenter le contrat sur sa tête pour ne pas se lancer dans son exécution ?
Ca n'avait pas de logique ; et il n'aimait pas l'absence de logique.

Lentement, il déplia son bras et s'empara du papier et du stylo, tournant et retournant ce dernier pour arranger la mine et réussir à écrire.
Boltagon n'avait pas confiance en cet étranger, mais s'il refusait l'agressivité, il ne voulait pas non plus la provoquer. Il avait prouvé sa puissance et ses capacités, et l'autre semblait vouloir en savoir plus. Et c'était fondamentalement étonnant et anormal qu'un assassin de la Shiva l'interroge sur les raisons qui poussaient ses employeurs à ordonner sa mort - d'une part, car un homme comme lui ne devait pas avoir de tells questions, et de l'autre car la Shiva aurait dû l'informer. Or, ce n'était pas le cas, et il voulait en savoir plus.

Lentement, il appuya la mine à moitié brisée, à moitié réparée sur le papier et inscrivit quelques mots, qu'il tourna vers Asher. Son expression était toujours calme et concentrée, ses forces prêtes à le défendre en cas de besoin et à résister à toute attaque - puis répliquer, évidemment.

Code:
Une expérience qui leur a échappé. Un pouvoir qu'ils n'arrivent pas à contrôler. Une menace qui les terrifie.

Pendant de longues secondes, Blackagar laissa la possibilité à Asher de lire ces quelques mots, avant de reprendre le papier pour réinscrire à nouveau quelques paroles dessus. Encore une fois, il retourna le papier pour l'afficher à l'autre.

Code:
Qu'est-ce que ça change pour toi ?

Il n'avait pas l'habitude d'attendre ou de passer par des chemins détournés. Un ennemi était arrivé, il avait subi sa puissance et un dialogue s'était entamé entre eux ; autant aller directement au but et savoir quand et si il devrait régler son compte à celui qui était encore pour lui l'assassin envoyé par la Shiva.
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Asher Williams Blackstone


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MessageSujet: Re: La réalité n'est pas toujours ce qu'elle parait [Asher Williams Blackstone, Blackagar Boltagon]   Jeu 23 Aoû - 9:19


La prudence reste de mise lorsque l'homme face à moi récupère de quoi s'exprimer sans remuer les lèvres, et c'est réciproque. Je peux le sentir. Comment dans de telles circonstances les choses pourraient-elles en être autrement ? Il n'a qu'à entre ouvrir les lèvres de façon plus vivre - car j'en suis certain désormais, il est capable de bien pire - pour reformer la configuration du relief ici. La preuve en est faite.

Pour être tout à fait honnête, qu'il accepte de communiquer me soulage fortement. Malgré ce que les apparences peuvent laisser entendre, le suicide n'a jamais été une option à laquelle j'ai songé. Mes yeux ne le quittent pas, je suis aux aguets du moindre signe de la reprise des hostilités. Reprise qui ne vient pas, bien au contraire, la cible désignée me tourne la réponse à mes questions d'une façon plus claire encore que je ne l'ai escompté.

Je lis tout en le gardant au maximum dans mon champ de vision. Phrases claires, concises et précises. Il va directement en but avec efficacité. J'aime cette qualité de ne pas s'encombrer de fioritures inutiles. Parmi ces trois phrases, la dernière est celle qui évince toute mes interrogations passées. Utile. Il les effraie. Ils le perçoivent comme une menace. Aucun cube ne lui est destiné.

Un nouveau soulagement me gagne. Soyons honnête, si l'homme face à moi déchaîne ne serait-ce qu'avec dix pour-cents de force en plus, une nouvelle vague, je ne m'en sortirai pas à si bon compte.

Déjà, je me replonge dans mes réflexions pour rétablir un nouveau "protocole" de priorité. De nouveau, il s'exprime sur le papier pour cette fois m'interroger sur ce que cela change pour un tueur de la Shiva. Pour un autre, cela n'aurait eu aucune incidence, mais pour moi, cela fait toute la différence.

<< Tout. >> dis-je simplement.

Je suis venu pour rien. J'ai traversé toute cet enfer de verdure, neige, glace, pierres et autres… Pour m'en retourner les mains vides. La seconde équipe. Mon regard remonte sur son visage. Peut-être ne suis-je alors pas venu pour rien.

<< D'ici deux ou trois mois, tu auras de la visite. >>

Un autre prendra certainement le contrat et viendra réclamer la tête de la menace pour ses employeurs. Quelqu'un qui n'aura probablement ni foi ni loi et qui n'hésitera pas à user de fourberies pour l'atteindre. Dans les rangs de la Shiva, on ne compte plus le nombre de couards prêts à poignarder dans le dos. Mes méthodes diffèrent même si au final, comme eux je ne reste qu'un charognard.

<< J'ai repéré une équipe qui me suivait. Elle doit être au mieux, à deux heures de chez toi. >>

Si ils ne sont pas déjà sur place. Les communication ne passant pas ici, je ne peux pas être informé en temps réel de leur position. Je ne peux qu'estimer. Leur idée était, j'en suis à présent convaincu, que je l'occupe, le fatigue pour qu'ils puissent arriver ensuite et le "cueillir" avec davantage de chance de réussite. Même de leurs rangs, ils ne cachent pas leur dégoût pour tout ceux qui ne sont pas ou plus humains et paradoxalement, la preuve en est ici, ils en produisaient malgré tout fut un temps. D'ailleurs, il est probable qu'ils se soient un temps servit de leurs échantillons prélevés que cet homme pour leurs expériences. Si tel est le cas et que l'information vienne à remonter ici même, jusqu'aux oreilles de celui qui de toute évidence est leur ennemi, il est probable que les secousses s'en ressentent jusque dans leur quartier général.

Je n'en dis pas plus, j'observe ses rections. N'étant pas friand de l'art de oratoire, je m'abstiens de commentaires ou paroles superflues. Je me méfie comme de la peste d'une nouvelle vague de colère émanant de mon interlocuteur…




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MessageSujet: Re: La réalité n'est pas toujours ce qu'elle parait [Asher Williams Blackstone, Blackagar Boltagon]   Ven 24 Aoû - 14:00

Un masque d'incompréhension passa sur le visage de Blackagar alors qu'il écoutait avec attention les paroles de l'assassin de la Shiva. Muet depuis l'enfance, il avait été obligé d'apprendre à parler par signes et à se faire mieux comprendre par ses expressions faciales et ses mouvements que par la parole qui lui était interdite. Grâce à cela, il était devenu extrêmement doué pour découvrir quand des hommes mentaient ou cachaient quelque chose, et il utilisait ses connaissances sur Asher.

Pendant de longues secondes, il resta silencieux en fixant son adversaire, en se remémorant le ton de sa voix et les éclats de sincérité qu'il y avait entendu.
Tout ceci était troublant. L'autre était venu en lui tendant un contrat sur sa tête, avait survécu à une attaque et maintenant lui révélait des informations qui lui permettraient de s'en sortir face aux futures agressions. Ce n'était pas le comportement normal de la Shiva d'agir ainsi, et Asher semblait réellement sincère - même si l'organisation pouvait avoir poussé son assassin à agir ainsi pour arracher sa confiance et lui planter un couteau dans le dos.

S'emparant à nouveau du papier, il força encore une fois la mine pour noter quelques mots dessus. Boltagon n'aimait pas, ne savait pas vraiment faire confiance à autrui, spécialement après une telle rencontre et des débuts aussi difficiles. Cependant, il voulait lui laisser au moins une chance, et avait suffisamment confiance en ses capacités pour résister à une quelconque attaque de l'adversaire.

Code:
Pourquoi me dire tout cela ? Pourquoi vous croire ?

Il poussa un long soupir en affichant ses notes devant Asher. Pendant quelques secondes, il lui laissa la possibilité de les lire avant de reprendre le papier et de noter à nouveau quelques éléments.

Code:
Vos collègues périront s'ils approchent et si la montagne ne les avale pas. La Shiva ne me fait pas peur si elle croit pouvoir m'atteindre chez moi. Pourquoi ne vous tuerais-je pas ?

Blackagar attendit alors, poussant encore son énergie pour se préparer et encaisser en cas de besoin. La prudence, toujours la prudence : c'était ce qui l'avait maintenu en vie jusque-là et il comptait bien continuer longtemps.
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MessageSujet: Re: La réalité n'est pas toujours ce qu'elle parait [Asher Williams Blackstone, Blackagar Boltagon]   Mar 28 Aoû - 18:14


Le voile de l'incompréhension se pose sur le visage de celui qui, quelques minutes plus tôt encore, a tenté de m'éliminer, remplaçant celui de la surprise. Je suis ravi de voir qu'il accepte de jouer la carte des explications, mais surtout qu'il le poursuive. Néanmoins, je me méfie malgré tout. La méfiance est réciproque, et pour survivre, elle est légitime. Les circonstances de cette rencontre n'ont rien d'amicale puisque par ma simple intrusion dans ces montagnes, j'ai fait acte de violence tel une piqûre de rappel. Une manière indirecte de la Shiva de faire savoir sans doute, qu'ils ne pardonnent et n'oublient jamais, mais surtout, que cet homme gêne et dérange leurs intérêt.

- Parce qu'ils se sont trompés, tu n'es pas de mon ressors.

Je ne rentre pas dans les détails. Mes raisons n'engagent que moi et n'ont pas à être ébruités, tout comme mes activités réelles d'ailleurs.

- Je n'ai lancé aucune hostilité. Ai-je souligné en réponse à sa seconde question alors qu'il reprend le papier pour de nouveau s'exprimer.

Sur mes gardes, je reste attentif. Nous pouvons l'un comme l'autre feindre la trêve instaurée pour mieux surprendre, par traîtrise, l'adversaire. Faire baisser la garde l'un de l'autre, une ruse connue de tous les renards qu'ils soient chasseur ou bien goupil. Son papier m'est retourné et je découvre l'avertissement, la "situation" et sa question.

Décidément, la franchise de cet homme est une qualité qui ne lui fait pas défaut. Il va directement au but, sans prendre de gant, sans fioritures. Chose que j'apprécie.

- Chaque envoyé a accepté l'idée de ne pas revenir avant même de partir.

Le sort de mes collègues m'indiffère et je ne m'en cache pas. Quand bien même parmi eux ne demanderaient qu'à s'insurger, qu'à faire pourrir le pommier de la Shiva, de l'intérieur pour qu'un jour, il s'effondre, ils sont partis en sachant que face à leur équipe, ils ne pourraient que faire preuve de fidélité envers l'organisation, sous peine d'être découverts. C'est l'une des raisons qui fait que sur le terrain, je suis toujours seul. Ma confiance connait toujours certaines limites et ceux qui l'ont obtenu au delà possèdent, à mes yeux, des vies trop importantes pour être risquées.

- Combien de fois encore ? Dis-je en désignant la "coulée" qui m'a emporté plus tôt. Une ? Deux ? Quelques secondes de silence sont marquées avant que je ne reprenne. Si lui aussi connaît de réelles limites physique à son pouvoir, alors passé une certaine utilisation, une perte de connaissance sinon pire peuvent en découler auquel cas le danger peut demeurer. Une pour moi, une pour eux ? Deux pour eux et après ? Il reste moi, il en restera deux. Ou bien il n'en restera que deux ou trois.

En traître ils attaqueront en plusieurs vague, toujours par échelon graduel, entendez par là de l'attaque la moins violente à la plus brutale. C'est du moins généralement le mode de fonctionnement de leurs équipes, la manières dont ils les forment.

De nouveau je lève mon index pour attirer son attention sur mes mains. Comme tout à l'heure, par des gestes lents, j'entre ma main non gantée dans ma poche extérieure pour en sortir l'une de mes dernières billes en adamantium. Je la tiens entre mon pouce et mon index et utilise ce contacte pour m'en recouvrir la main à l'image d'un gantelet. J'entends par là "ils continuent de produire et de modifier". J'énonce un fait, je ne m'en plains pas. Même si je pensait à l'époque servir mon pays, j'ai choisi de devenir un monstre, contrairement à d'autres. L'équipe qui arrive n'est certainement pas composée que d'êtres humains "normaux", j'en suis certain. Leur équipement doit être de pointe et je suis sûr qu'ils sont bien mieux informé que je ne l'ai été, sur leur cible.

Ma main se 'libère' et je lui lance la bille.

- Adamantuim.

Plus solide à l'heure actuelle, il n'y a pas. J'entends par là que si j'en ai dans les poches, il est probable que je ne sois pas le seul et que certains équipements en soient formés. La suite ? Je n'en ai aucune idée, j'improvise depuis la seconde où je lui ai tendu ce contrat.



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MessageSujet: Re: La réalité n'est pas toujours ce qu'elle parait [Asher Williams Blackstone, Blackagar Boltagon]   Jeu 30 Aoû - 20:03

Même s'il vivait depuis de longues années dans son chalet perdu, Blackagar n'en était pas non plus devenu ignorant. Il savait très bien que la Shiva agissait dans l'ombre et manipulait la Science et les matériaux, et il avait mené plusieurs incursions pour se former et accumuler des connaissances sur certains secrets du monde.
Il savait donc ce qu'était de l'adamantium, même s'il était également informé de l'extrême rareté de ce métal. Les sourcils froncés, il fixait la petite boule en réfléchissant aux implications que sa présence impliquait. D'une part, Asher était bel et bien "comme lui", un être modifié par la Shiva même s'il semblait vouloir rester plus ou moins avec l'organisation pour le moment. De l'autre, il pouvait absorber les propriétés d'une matière et s'en prendre à lui serait désormais très difficile. Enfin, la Shiva était belle et bien sur sa piste et y mettait les moyens pour achever son destin.

En relevant les yeux vers son interlocuteur, il poussa un long soupir. En le découvrant doté de capacités extraordinaires, il avait exprimé sa surprise sur son visage par quelques tics du bout des lèvres, mais n'avait rien montré d'autre.
Il continuait de le regarder, mûrissant ses réponses à ses interrogations troublantes. Boltagon n'avait que rarement poussé ses pouvoirs au maximum, et les dernières fois avaient été violentes et harassantes. Pouvoir lutter intensément contre des troupes de choc de la Shiva, ça n'avait jamais été testé, et il n'était pas particulièrement enthousiaste à l'idée de se lancer dans l'expérience.

Reprenant le papier et la mine, il écrivit pendant quelques secondes avant de lever les quelques feuilles pour les montrer à Asher.

Code:
"Une montagne peut s'écrouler. Une avalanche peut en créer d'autres. L'ennemi ne partira pas d'ici vivant et ne retrouvera pas ma trace si je ne le veux pas. Un chalet n'a pas de fondation et peut être déplacé."

Blackagar laissa Asher lire ces quelques mots, avant de reprendre le papier pour noter la suite. Mieux valait y aller petit à petit.

Code:
"La Shiva ne s'arrêtera pas à quelques décès dans leurs troupes. La Shiva doit penser que je ne suis plus là. La Shiva doit avoir des preuves de mon départ."

Il poussa un long soupir, son esprit fonctionnant à cent à l'heure. Asher semblait vouloir aider, ou au moins mettre des bâtons dans les roues à la Shiva. Même s'il était toujours sur ses gardes, même s'il se méfiait encore de lui, Boltagon n'avait pas le choix et devait prendre une décision. Lui qui se refusait de faire confiance à autrui avait récemment changé d'avis en rencontrant un dénommé Superman, et se devait maintenant d'essayer encore avec ce nouvel inconnu. Peut-être aurait-il la même chose qu'avec Kal-El.
Il écrivit encore quelques mots sur une feuille, rangeant la première, entièrement recouverte de son écriture, dans la poche de sa combinaison d'alpiniste.

Code:
"Mon chalet sera détruit. Tu rapporteras des photographies et des preuves de son état, et tu indiqueras que notre combat en est responsable. J'aurais fui vers le Nord, la Russie, et tu n'aurais pas pu me suivre. Cela [strike]me[/strike] nous gagnera du temps."

Blackagar laissa la feuille devant Asher pendant de longues secondes, laissant à ce dernier comprendre l'implication et les conséquences du sacrifice qu'il était prêt à accepter. Peut-être pourraient-ils alors commencer une association basée sur la confiance, et peut-être même efficace contre la Shiva.

(HJ/ 22H02 ! 17 minutes de retard ! /HJ)
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MessageSujet: Re: La réalité n'est pas toujours ce qu'elle parait [Asher Williams Blackstone, Blackagar Boltagon]   Ven 31 Aoû - 9:21


À l'échange de regard, je sens que mes propos ont eu l'effet escompté et j'en ai confirmation lorsque de nouveau, il me tend ses mots. Les hostilités ne vont pas reprendre et même si la méfiance est de mise, à moins d'une provocation directe de ma part, l'affrontement ne se fera pas. Je constate, à la lecture du second message, que cet homme connait parfaitement la manière dont l'organisation fonctionne. La Shiva n'a que faire de ses hommes et s'ils ne sont plus ou pas humains, qu'ils remplissent leur mission et qu'ils y restent est un bonus qu'ils savourent.

Lorsqu'il expose ensuite sur papier son idée, je vois parfaitement où il veut en venir et j'approuve. Simuler un affrontement qui aurait mal tourné qui aurait permit la fuite de ma cible, c'est une excellente idée. Sans équipement ou capacité pour le vol, impossible de suivre Blackagar dans ses montagnes.

« Des traces. » fais-je en commençant à lacérer mes vêtements. Je n'ai pas l'intention de confier à mes hommes quoi que ce soit à propos de cette rencontre, pour leur sécurité, mais également celle de celui qui se tient face à moi et la mienne. Lorsque je juge crédible l'état dans lequel sont mes effets, je reporte mon attention sur mon interlocuteur. Toujours dans cette idée de renforcer l'alibi tissé, je l'invite à donner de l'eau à mon moulin : « Quelques goutes de sang sur un bien personnel. Impacts de munitions. Traces de luttes. »

Même après un ras de marrée, il reste toujours une trace des évènements passé, aussi, si celles-ci ne sont pas sur le site, elles le sont au moins sur les adversaires. Je réfléchis, rien ne doit être laissé au fruit du hasard. Les choses tourneraient au désavantage de chacun de nous si la supercherie venait à être découverte.

« A un kilomètre du chalet il y a une grotte avec un sac à dos à l'intérieur. » Il s'agit de l'endroit où j'ai “récupéré” pour ne venir face à lui qu'aujourd'hui. Dans mon sac bien sûr se trouve du matériel utile pour le retour, mais surtout, quelques avantages comme des explosifs. Je mime de mes mains une explosion, laissant ainsi entendre d'une part, que j'approuve son “projet”, mais d'autre part qu'il peut “s'économiser” juste au cas où. Les traces d'explosifs donneront lieu à des “preuves” palpables de la bataille du scénario en construction. « Il ne devra rien rester du sac. » Là aussi, “juste au cas où”. La paranoïa – du moins dans une certaine mesure – a ses avantages et permet d'élargir son éventail d'observations.

Soyons réalistes, si je rentre avec seulement les quelques contusions et bosses actuelles, je ne serai pas crédible. Mes hommes me connaissent trop bien pour leur faire croire que ma cible a pu partir sans un affrontement direct. J'indique par la même mon entière coopération pour sa supposée fuite vers la Russie en désignant mon visage de l'index :

« Lèvre fendue et coquard minimum. » Pour le reste, je devrai m'en accommoder. Des feintes et simulations ainsi que mes vêtements recouvrant les blessures simulées devraient suffire, mais un visage ne se cache pas. Pour corroborer l’échec et la fuite, quelques goutes de sangs, si je rentre comme ça, seront bien maigres. « Je rentre à pieds. » ai-je souligné pour signifier Vas-y mais pas trop fort, dix jours de marche m'attendent..



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MessageSujet: Re: La réalité n'est pas toujours ce qu'elle parait [Asher Williams Blackstone, Blackagar Boltagon]   Ven 31 Aoû - 19:56

Blackagar acquiesça aux réponses d'Asher. Il appréciait que celui-ci accède à ses requêtes et accepte ses propositions. S'il préférait être encore prudent et se méfier de tous ceux qui pouvaient l'entourer, il s'abandonnait à un peu de confiance dans cette situation précise - mais pas à n'importe quel prix.

S'emparant à nouveau de ses feuilles, il marqua de nouveaux mots dessus et les tendit pour communiquer avec son étonnant compagnon d'infortune. Heureusement que celui-ci avait apporté ces objets, la situation n'aurait pas été aussi saine et intéressante que celle qu'ils vivaient actuellement.

Code:
"Pas de sang. La Shiva pourrait l'utiliser, l'analyser et me cloner. Inacceptable."

Il accompagna ces quelques lettres griffonnées à la hâte dans le froid montagneux d'un regard sombre et déterminé, pour souligner son refus total de suivre l'idée d'Asher. Il n'avait que trop souffert aux mains de leurs bouchers pour permettre qu'ils puissent recommencer et faire définitivement de lui leur arme.
Un commando entier de copies de lui-même était une idée insupportable, car beaucoup trop dangereuse et brutale.

Après quelques secondes, Boltagon reprit les feuilles et recommença à écrire, pour les montrer à nouveau à son "interlocuteur".

Code:
"Le sac sera détruit. Le chalet sera détruit. Dis-moi s'il faut encore quelque chose. Désolé pour les coups. [strike]Et je[/strike] [strike]Tu[/strike] [strike]Nou[/strike] Merci pour tout. Je te suis redevable."

Il avait hésité sur ses dernières paroles, mais espérait avoir trouvé les mots justes. S'il se mettait en danger en faisant confiance à Asher, il savait très bien que ce dernier risquait beaucoup plus que lui. Et si l'Inhumain ne comprenait pas pourquoi il agissait ainsi, il se devait de le remercier pour tout cela.

Une fois les quelques secondes habituelles d'affichage passées, il rangea les feuilles dans les poches de son blouson, arrachant plusieurs pans de sa combinaison pour les laisser tomber dans la neige - tout en veillant bien à n'arracher aucun morceau ayant pu être en contact avec son ADN.
Il releva ensuite les yeux vers son "allié", tandis qu'une aura bleutée en venait à entourer ses deux mains gantées. Il ne laissa cependant pas à Asher le soin de le remarquer, alors que son premier poing venait s'écraser avec une violence impressionnante sur le flanc droit de son visage. Boltagon enchaîna ensuite avec un deuxième crochet, qui frappa brutalement son menton, avant que ses deux mains ne forcent son crâne à venir rencontrer son genou.

Il le lâcha ensuite, son corps ayant certainement bien plus de stigmates de leur combat que prévu - mais ça fonctionnerait bien mieux devant ses supérieurs.
S'élevant à nouveau dans les airs, Blackagar attendit alors la réaction d'Asher et d'éventuels nouveaux conseils, se préparant à s'en aller pour évacuer les quelques rares objets personnels de son chalet et à le détruire. La journée allait être encore longue.
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MessageSujet: Re: La réalité n'est pas toujours ce qu'elle parait [Asher Williams Blackstone, Blackagar Boltagon]   Ven 7 Sep - 15:03


Les nouveaux mots délivrés, appuyé par son regard, me laissent entendre qu'il est inutile que je gâche ma salive pour tenter de le convaincre. Ses arguments sont fondés, je ne le sais que trop bien. La Shiva a beau haïr tout ceux qui ne sont pas ou plus humains, elle-même en produit pour paradoxalement, tous les annihiler. J'acquiesce d'un mouvement de tête, soulignant mon entente à ce propos.

Je continue de l'observer en silence non sans une certaine curiosité et je constate avec un bonheur relatif qu'il ne laissera aucune trace. Du moins, d'après ces nouveaux mots qu'il m'offre sur le papier. C'est à mon tour cette fois de faire preuve de davantage de confiance, de faire un pas vers lui en me fiant à lui. S'il laisse la moindre trace, si le moindre doute subsiste, des têtes tomberont. La mienne en fera probablement partie.

D'un geste de la main, je lui laisse entendre qu'il n'a pas à s'excuser pour si “peu”. L'alibi doit être parfait des concessions sont à faire, rien de plus. Tout comme il accepte de perdre son refuge, je dois moi aussi accepter de perdre quelques plumes de mon ramage. De la même manière, j'indique que les remerciements sont inutiles. Si j'avais été un saint homme, je ne me trouverai pas ici et je ne fricoterai pas – même de cette manière – avec la Shiva. Ma langue claque à la lecture de la dernière phrase soulignant mon désaccord, mais je n'ai pas le temps de rétorquer quoi que ce soit ou bien encore de répondre à sa question qu'il en profite pour exaucer ma demande une fois ses mots. Peu après avoir rangé notre moyen de communication, les coups s'abattent, judicieusement placés et je dois bien reconnaître que j'en suis sonné pour une poignée de seconde. Le premier coup porté sur le côté du visage, fait vibrer mes tympans et je n'ai guère le temps de faire cesser le pic de douleur qui gagne mon visage que déjà, le second coup fait mouche. La chaleur se repend rapidement sous ma peau, donnant naissance à de nouveaux points douloureux. Le troisième termine de m'insuffler une migraine que je ne suis pas prêt de faire passer dans ces montage. La tête libérée, un genoux à terre se pose.

Le goût du sang entre les lèvres, après quelques instant pour retrouver mes sens et une orientation, je me relève. J'essuie sur ma manche le liquide de vie qui s'écoule de mes lèvres, tout comme mon nez. Il n'y est pas allé de main morte mais la crédibilité n'en sera que meilleur. Mon regard se porte sur lui ne laissant aucun doute sur l'objet de mes pensées : Tu t'es fait plaisir, avoue.

D'un mouvement de tête j'indique tant que “ça va”qu'un “merci”. L'alibi, si les choses tournent comme nous l'escomptons, sera parfait. Je simule une arme à feu de mes doigts afin qu'il n'oublie pas de laisser le temps à ses nouveaux agresseur de tirer quelques balles avant que la montagne ne les dévore.

Je ramasse ensuite un pan du tissu que Blackagar a lui même arraché de ces vêtements pour le glisser dans ma poche. En signe de départ je remonte mon col avant de lui adresser une forme de salue - de mon index et annulaire sur le front - qui laisse entendre une nouvelle fois, le fond de ma pensée.

Quelque chose me dit que tôt ou tard, lui et moi, nous nous reverrons. Je ne saurai l'expliquer, mais j'en ai la certitude. Peut-être pas tout de suite, mais nos chemins se croiseront de nouveau. Les fils de la toile menant à la Shiva finissent toujours par se relier quelque par. Cela peu prendre deux jours, six mois, comme plusieurs années. Si nous survivons l'un l'autre jusque là, alors j'en suis certain, j'entendrai une nouvelle fois parler de lui.

Malgré cette confiance, ou tout du moins, cette naissance de confiance entre nous, lorsque je tourne les talons pour observer le chemin à parcourir pour le retour, je reste sur le qui-vive. Un dernier coup d'oeil en sa direction puis vers la coulée figée de la montagne, je retrouve la direction à suivre.

- Surveillez les satellites. Ai-je suggéré assez fort pour être entendu. Sans eux, la Shiva est presque aveugle.

De nouveau je replace mon col et cette fois, toujours méfiant, j'entreprends le chemin de retour au milieux de tout ce que je déteste : la verdure.



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MessageSujet: Re: La réalité n'est pas toujours ce qu'elle parait [Asher Williams Blackstone, Blackagar Boltagon]   Dim 9 Sep - 14:55

Blackagar adressa un signe de tête à Asher. Il avait conscience d'avoir frappé fort, d'avoir frappé dur, mais il savait que la Shiva ne se ferait pas prendre aussi facilement à un tel piège. Il fallait prouver que la chose était vraie, il fallait rendre la manipulation crédible et il n'avait alors pas eu le choix.
Evidemment, il ne pouvait s'empêcher de prendre du plaisir à frapper un envoyé de la Shiva. Même si celui-ci semblait digne de confiance et propre à l'aider dans sa lutte contre l'organisation, il ne pouvait oublier qu'il était venu ici d'abord pour remplir sa mission, avant de changer d'avis. Lui offrir quelques exemples de sa puissance physique n'étaient qu'un simple rappel de ce que le surhumain risquait.

Boltagon s'éleva donc dans les airs et s'en alla régler les derniers détails de la destruction de son chalet.
S'il l'avait caché à son allié du jour, il avait d'autres "cachettes" où se réfugier dans l'immense massif montagneux de l'Himalaya. Conscient de pouvoir être bloqué durant ses visites et ses escapades, il avait aménagé des "annexes" de son chalet, et avait donc d'autres endroits où ranger les quelques effets personnels auxquels il tenait réellement.

Au bout d'une demi-heure à haute vitesse, l'Inhumain mutant avait évacué tout ce qu'il voulait et sentait déjà les effets de la fatigue. A avoir absorbé autant d'énergie pour être au maximum de ses capacités, il avait usé son corps et savait qu'il aurait bientôt besoin de repos pour se remettre - mais pas tout de suite.

Avant d'accéder à ces longues heures de sommeil, il suivit les conseils d'Asher et fit exploser son chalet, offrant quelques effets personnels au sacrifice pour que la Shiva puisse croire véritablement à l'histoire préparée par le traître et lui.
Fixant quelques secondes l'embrasement et la destruction de sa "maison", Blackagar disparut subitement dans les airs et une tempête naissante, espérant que son allié du jour tiendrait parole même s'il ne le craignait pas. Malgré ses capacités et sa puissance, Asher semblait avoir des difficultés à survivre aux mêmes attaques de son compagnon de complot. Excès d'arrogance ou de suffisance, celui-ci n'avait pas peur d'Asher même s'il préférait être prudent et rester sur ses gardes dans son chemin pour rejoindre une de ses annexes.

Finalement, alors qu'il rentrait en coup de vent dans un plus petit chalet et se préparait à s'endormir, ses pensées dérivèrent vers sa rencontre, ces derniers mois, avec Superman et sa proposition de rejoindre les Avengers. Maintenant que la Shiva avait retrouvé sa trace ici, elle pouvait découvrir Attilan et son peuple.
Même s'il avait créé un plan intéressant avec Asher, si ça pouvait fonctionner, le danger était encore présent pour eux et il ne pouvait l'accepter. Sa simple présence ici, même après cette fable, apporte une menace sur les siens et il refusait que d'autres souffrent par sa faute.

Peut-être pouvait-il aller rencontrer ses "coéquipiers".
Peut-être pouvait-il partir d'ici et protéger Attilan en attirant la Shiva ailleurs.
Peut-être était-il temps de mettre ses capacités au service d'une plus grande cause que sa propre survie - et être vraiment digne de son statut de Roi d'Attilan.
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MessageSujet: Re: La réalité n'est pas toujours ce qu'elle parait [Asher Williams Blackstone, Blackagar Boltagon]   Aujourd'hui à 8:36

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