Mélodie Eillis

Les X-Men voient leurs rangs grossir puisque désormais, l'une de leur enseignante a rejoint New York. Un tourbillon traverse les couloirs de l'Institut de Charles Xavier !

Bienvenue à toi Melodie Eilis !





Abel Cohen

La silhouette du géant hanté se dessine dans nos rues. Son visage presque d'outre tombe est dans l'esprit de certains criminels, est synonyme d'Enfer. Désormais il veille sur nos chers concitoyens !

Bienvenue à toi Abel Cohen !





Nathaniel Drakul

La mutation génétique de sa famille a donné naissance à tout un mythe. On les nommes vulgairement vampires, mais en réalité, toute sa lignée est composée de mutants.

Bienvenue à toi Nathaniel C. Drakul !





Pamela Isley

Amis de la nature, ne soyez plus inquiets pour nos amis les plantes, désormais Poison Ivy est là pour faire entendre leurs voix !

Welcome to Poison Ivy !





Hal Jordan

En plein jour ou dans la nuit noire - Nul mal n’échappe à mon regard - Que ceux qui devant le mal se prosternent - Craignent la lumière des Green Lanterns !
Désormais Green Lantern veille lui aussi sur New York. Nos citoyens connaissent un nouveau bol d'air !

Bienvenue à toi Green Lantern !





Rémy Le Beau

Gambit arpente désormais dans nos rues, mais ce soir, le fait-il au nom des X-Men ou bien pour commettre quelques fripouilleries dont il a le secret ?

Bienvenue à toi Gambit !





Nora Winters

Equilibre et voix de la raison de la tristement célèbre Poison Ivy, sa douceur suffira-t-elle à maintenir la belle plante sur le droit chemin ?

Welcome to Nora Winters !





Loki Laufeyson

Que New York tremble, le divin du mensonge semble bien revanchard dans nos rues, qu'inventara-t-il pour nous rendre la vie impossible ?

Bienvenue à toi dieu de la malice ! !





Holly Robinson

La célèbre comparse de Catwoman hante désormais nos rues. Quelle diablerie va-t-elle inventer pour secouer les New Yorkais ? Que les autorités se méfient de son sourir ravageur !

Bienvenue à toi Hollydays !





Elly D. Kenuo vient de nous rejoindre !
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 Coincés dans le Noir [Melodie Eilis & Damian Wayne Al Ghul]

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MessageSujet: Coincés dans le Noir [Melodie Eilis & Damian Wayne Al Ghul]   Dim 26 Aoû - 21:14


Coincés dans le Noir
Melodie Eilis & Damian Wayne Al Ghul




































L'Union Fait la Force

La journée s'annonce radieuse pour New York qui s'éveille sous un ciel azur sans nuage. Le soleil réchauffe les rues qui lentement s'animent. La fourmilière petit a petit s'active. Déjà les hommes d'affaire se pressent dans les rues pour se rendre à leur bureau. Les taxis s'entassent au milieux des autres voitures, c'est l'heure de pointe et les embouteillages foisonnent.

Il est onze heures lorsque le premier immeuble est touché. Onze heures trois pour la seconde et quatre pour celle-ci. L'immeuble s'affaisse sur lui-même de moitié peut-être une minute plus tard seulement. Les vitres se brisent, les débris volent, des gens, prisonniers des ascenseurs finissent écrasés au fond des cages, d'autres sont écrasés par les débris, brûlés par les flammes ou encore projetés par les fenêtres…

Des Larmes, des cris, des appels, des pleurs… Et brusquement, plus rien. Tout semble se figer pendant quelques secondes… Et le grondement de la taule froissée cesse. Chacun retient son souffle.. Ils ont survécu.

Oui, mais pour combien de temps ?

Dans les sous-sols, de nombreux morts pour une poignée de survivants. Certains sont encore coincés sous les gravats, d'autres sont sous des carcasses de voitures. Les néons des parkings crépitent, les ascenseurs ont chu au fond de leurs cages…

Quand certains sont prisonniers d'autres s'empressent de venir porter secours. Le professeurs Charles Xavier ne peut rester là à ne rien faire face au drame que montrent les médias. C'est décidé, les X-Men vont intervenir.

C'est pour cette raison que sans se poser de question - enfin peut-être que si - Melodie Eilis pénètre dans le parking sous-terrain après s'être frayé un passage avec beaucoup de difficulté. L'entrée est obstruée par de nombreux débris en tout genre.

Mais l'immeuble est trop instable et bouge. Il vacille et se fragilise et finit par s'affaisser d'un nouvel étage. L'entrée par laquelle Melodie Eilis est passée n'est désormais plus utilisable.

Désormais, il y a sous terre ceux à qui il faut porter secours, mais aussi l'aide venue à secourir...


Déroulement :

Ordre de postage :
    1°/ Damian Wayne Al Ghul
    2°/ Melodie Eilis

Rappel :
    • Chaque personnage ne peut participer qu'à un seul à la fois pour les sujets qui se dérouleront à la même date au cours du jeu.
    • Adam ne participera pas forcément au topic. Il ne le fera jamais sur demande et par surprise et de manière exceptionnelle donc ne comptez pas sur lui Wink
    • Une réponse par sept jours et par personnage est requise.
    • Un minimum de 500 mots est requis.
    • Jouez le jeu, vos personnages ne sont pas des dieux omniscients et invulnérables, ne faite ni agir, ni penser et encore moins parler les personnages des joueurs sans leur accord préalable. Il en est de même pour toute action irréversible sur d'autres personnages joueurs. En revanche, n'hésitez pas à vous servir de PNJ
    • Ce petit texte de rappel est placé dans chaque sujet de l'Event Wink
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Coincés dans le Noir




La Puissance Absolue

Arrêtez de prier, Adam n'a que faire de vos requêtes, il en a marre des demandes qui n'en finissent pas. Adam attend des actes, si vos actes l'impressionnent alors peut-être vous écoutera-t-il.

Adam refuse les MPs car Adam n'est qu'un PNJ, la section des questions est là pour plus d'efficacité et de rapidité dans le traitement des questions.
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MessageSujet: Re: Coincés dans le Noir [Melodie Eilis & Damian Wayne Al Ghul]   Lun 27 Aoû - 14:07




Il est tôt lorsque je me plante dans le parking d'un immeuble avec pour seul but, coincer celui dont je suis la trace depuis quelques jours. Cet homme, que j'ai baptisé "la fouine", est sensé détenir des informations sur la Ligue des Assassins. Je ne perds pas de vue mon objectif et s'il pouvait arriver malheur à mon grand-père, mes parents ne s'en porterait que mieux et il ne pourrait tuer ni l'un, ni l'autre. D'une manière ou d'une autre, j'arracherait à ce type les informations qui m'intéressent.

Une cigarette meurt et rejoint ma poche, une autre prend la place. Je suis patient, j'ai tout mon temps, j'ai prit ma journée. Une heure s'écoule, deux, puis trois. Ça n'en finit pas. Lorsqu'enfin celui que j'attends depuis si longtemps se dirige vers la voiture, mêlé parmi les ombres, je me poste juste derrière lui et souffle sur sa nuque. Il se retourne et forcément ne voit rien puisque déjà je me suis mêlé à sa propre ombre.

Je sais, je ne devrai pas jouer, mais là, j'ai besoin d'évacuer mon agacement.

L'homme paniqué essaye d"ouvrir sa serrure. Ses clefs tombent une première fois, puis que seconde. Il tremble, ne vise pas la serrure et je me lasse. Je reprends forme dans son dos et le saisit par la nuque pour lui frapper avec violence le visage contre la portière.

<< Dis-moi tout ce que tu sais sur la Ligue des Assassin ou tes viscères vont me servir de descente de lit. >>

Ma voix est froide et ne laisse aucun doute sur le fait que s'il ne me donne pas ce que je veux, ça va très mal tourner pour lui. Il cherche à distinguer mon visage, mais dans l'obscurité de mes chères amies les ombres, qu'espère-t-il voir d'autre que mes iris plongées dans les siennes ?

Je le tourne vers moi avec virulence et lui plaque le dos contre l'une des colonnes du parking. Je le secoue en grognant :

<< Tu as deux minutes. >>

Ma voix s'éteins et une violente secousse me fait lâcher ma proie qui se retrouve sur les genoux. Je me tiens de mon côté à la voiture pour ne pas m'étaler. Lorsque le calme revient, le type en profite pour filer et je m'empresse de le suivre. Cette fois, une secousse bien plus importante que la précédente me déstabilise. Je valse à terre, mais je suis encore loin de me douter que d'ici quelque seconde, je vais vivre un véritable armaguedon.

Le plafond semble s'écrouler sur le parking, les alarmes des voitures hurlent, la pierre se fissure, s'ouvre. Des gravats, des bouts de plafond s'effondrent. Le sol se dérobe par endroit pour donner une vue plongeante sur l'étage du dessous. Les systèmes incendies se déclenche et "la pluie" tombe.

Je n'ai que le temps de rouler sur le côté pour évité de recevoir un pilier sur la tête que le sol sous mes pas se dérobe. La chance veut que je sois formé et que je possède de bons réflexes. Je m'accroche aux tiges de métal pour ne pas choir un étage plus pas. Les pieds dans le vide, je tente de remonter, mais le sol ne cesse de trembler et je glisse. Je tombe sur le toit du voiture, sur le dos. Douleurs. Je roule sur le côté pour éviter de finir embroché par l'acier qui a cédé lui aussi.

Combien de temps ai-je lutté pour ne pas finir écrasé ou transpercé ? Je n'en ai pas la moindre idée. Une chance pour moi, avant de venir, je me suis gavé de lait, juste au cas où.

Je ne suis pas certain d'avoir eu les yeux encore ouverts lorsque tout s'est subitement arrêté. Mais lorsque je reviens à moi, des gravats me recouvrent. Je grogne, je tousse, je pousse, je force et enfin je suis dégagé. Le parking est presque plongé dans le noir, seuls quelques néons grésillent ici et là.

Un rapide constat de mon état, je suis entier.

C'était quoi "ça" ? Me suis-je demandé.

Je n'en ai aucune idée et quelque chose me dit que je suis bien mieux à ne pas savoir...





L'urgent est déjà fait,
L'impossible est en cours...
Pour les miracles, prévoir un délais...



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MessageSujet: Re: Coincés dans le Noir [Melodie Eilis & Damian Wayne Al Ghul]   Lun 27 Aoû - 15:54

La nouvelle lune, c’est ce soir. Toutes les fibres de mon corps me le hurlent. A tel point que je passe mon temps à frémir. Bien sûr, mon humeur est des plus sombres et puis… une légère appréhension me noue la gorge sans que je comprenne pourquoi. Mon instinct me dit qu’un danger nous guette alors que je ne suis nulle part plus en sécurité qu’à l’Institut. C’est à en perdre la tête. Du coup, je passe mes heures de liberté à boire du thé et à lire un bouquin que je connais déjà sur le bout des doigts. Je suis seule dans la bibliothèque, les gamins préfèrent profiter du soleil. Moi, avec mes pouvoirs, j’ai des raisons de profiter de l’ombre et de la tranquillité. Les heures défilent sans que je ne m’en aperçoive. Je m’apprête à aller me faire une nouvelle tasse quand une voix se fait entendre dans ma tête.

Sans chercher à comprendre, je me précipite vers le bureau de Charles. A l’intérieur, j’y retrouve tous mes collègues Xmen. Mon attention est aussitôt accaparée par la télévision qui montre un reportage parlant d’incidents. Diverses explosions, des immeubles effondrés… J’en soupire presque de lassitude. La boule qui s’était formée dans ma gorge quelques heures auparavant vient de disparaître. On y est : ce que je craignais sans pouvoir mettre des mots dessus vient d’arriver. Etrangement, je me sens soulagée. Autour de moi, nombreux sont les murmures affligés. Personnellement, j’ai tendance à me moquer des dégâts collatéraux. Là, ce qui m’intéresse, c’est plutôt ceux qui ont causé tout ce tapage. Un coup d’œil rapide vers Logan m’informe qu’il est du même avis que moi.

C’est sans compter Charles qui nous annonce que nous allons tous porter assistance aux blessés. Pour un peu, j’ai envie de lui répondre que je ne suis pas Mère Teresa. Au regard qu’il me jette, je comprends qu’il a saisit mes pensées. J’ai la décence de rougir quelque peu. J’ai beau ne pas faire partie des personnes altruistes, capables de s’oublier pour aider les autres. Néanmoins, je suis prête à me plier à ce qu’il souhaite. Donc oui, j’irais dans l’un de ces bâtiments pour aider les secouristes. Quelques minutes plus tard, je fais main basse sur tout ce qui pourrait être utile. Je ne sais pas vraiment sur quoi je vais tomber mais on ne sait jamais. Un premier sac à dos se retrouve plongé au cœur des ombres tandis que j’en attrape un second que je remplis de nourriture et d’eau. En sortant de la cuisine, je capte le regard narquois de l’un de mes collègues.

« Quoi ? Ce n’est pas toi qui va te retrouver là-dedans.
-Qu’est ce que tu en sais ?
-Trop massif. Et tu n’as aucune mais alors aucune notion de survie.
-Qu’est ce que tu en sais ?
-Parce que tu me fais chier. »

Il éclate de rire jusqu’à ce que je lui balance un coup dans la cuisse. Il gémit de douleur et m’insulte. En guise de réponse, il a droit à un œuf éclaté sur son crâne. Tandis qu’il me pourchasse, je me dépêche de remplir un autre sac que j’envoie, avec les deux autres dans les ombres. J’enferme mon poursuivant dans la cuisine et va faire une nouvelle razzia à l’infirmerie. Rejoignant mes collègues, Charles me murmure que je devrais y aller doucement. Je hausse les épaules et m’installe à ma place dans l’avion.

Il ne nous faut pas longtemps pour arriver. Aussitôt, Charles me désigne ma cible, m’indiquant qu’il y a des survivants dans le parking souterrain. Je ne prends même pas la peine de protester. De tous les Xmen, je suis la seule capable de me glisser entre les plaques de bétons. La progression est rude. Je finis par abandonner mon énième sac dans les ombres. De toute manière, ce n’est pas comme si j’allais me retrouver en plein soleil. Au contraire même. Je ne sais pas combien de temps je passe à me faufiler mais quand j’arrive enfin au parking, je ne peux m’empêcher de soupirer de satisfaction. Il ne me reste plus qu’à trouver des survivants avant de les guider vers la s….

Mais qu’ai-je bien pu faire dans une vie antérieure pour que le sort s’acharne ainsi sur moi ? Au-dessous de moi, l’immeuble bouge de nouveau et me voilà en train d’esquiver tout ce qui tombe sur moi. Je finis par trouver un coin qui peut garantir ma sécurité et j’attends. Je ne sais pas combien de temps ça dure mais quand c’est enfin le cas, le peu de lumière qui était présente s’est encore réduit. Je sors de ma planque et entame un tour « du propriétaire » tout en tentant de capter une présence. Enfin, j’en trouve une ! Je m’avance doucement, veillant à ne pas me précipiter.

« Il y a encore quelqu’un en vie ici ? »

Histoire que je ne sois pas coincée pour rien…


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Damian Wayne Al Ghul


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MessageSujet: Re: Coincés dans le Noir [Melodie Eilis & Damian Wayne Al Ghul]   Jeu 30 Aoû - 8:12




Quelques mètres à peine sont avalés lorsqu'une voix me fait vibrer les tympans. Je ne suis pas seul et visiblement, ce n'est pas celui que j'ai secoué avant ce que je pense être un tremblement de terre. De toute évidence, il s'agit d'une femme. La perspective d'avoir un témoin ne m'enchante pas d'autant plus lorsque j'ai dans l'idée de terminer ce que j'ai commencé un peu plus tôt.

Loin de connaître l'urgence de ma propre situation – n'ayant pas la moindre idée de ce qui se trame – j'ai cependant une certitude : quelqu'un “d'ordinaire” ne verra rien ici. Si les ombres ne me gênent pas, elles peuvent le faire pour d'autres. D'ailleurs, elles le font pour la majorité des bipèdes. Une petite vengeance de Dame Nature pour l'a souiller sans vergogne sans doute. Du moins c'est ce que dirait un vert et je ne suis pas l'un d'eux. Green Peace et tout ça... Ça me dépasse.

Je réalise alors que, malgré que je ne sois pas un spécialiste de cette époque, New York n'est pas sensée connaître de grosses activité sismiques avant une bonne dizaine d'année si pas plus. Alors quoi? La douleur au dos me rappelle sous qui je me suis retrouvé, quelques instants plus tôt. Des blessés. Pardonnez ma lenteur, mais après m'être pris sur la tête ces gravats, il me faut le temps de “récupérer”.

<< Ici ! >> ai-je enfin répondu suffisamment fort pour être audible. << Continuez à parler, je me dirige vers vous. Vous n'avez rien ? Il y a d'autres gens avec vous ? J'étais avec un type... Je ne sais pas où il est passé. >>

Je m'avance dans la direction d'où semble provenir la voix. J'observe au passage autour de nous. Je dois avoir une tête à faire peur. La poussière, sans doute quelques écorchures, la mine des “bons jours” - contrariété marquée par la disparition soudaine de mon “hochet” - je dois avoir tout sauf la tête du bon gars avec qui on avant de boire une bière.

En réalité, je suis loin de me douter que si la jeune femme se trouve ici, ce n'est que par un élan de folie générosité puisqu'elle fait partie des secours. Du moins, elle en faisait partie avant de se retrouver coincée ici.

Tony quitte mes ombres et par en éclaireur. D'instinct, guidé par son odorat il retrouve la jeune femme qu'il escalade aussitôt pour tenter de rejoindre... Devinez quoi ? Pour chercher un chemin vers le décolleté, pour quoi d'autre ? Quitte à s'en forger un lui même. L'agitation qu'il provoque me permet de me frayer un passage entre les voitures et je constate, une fois la jeune femme à portée de vue, que je ne suis pas le seul, derrière elle se tient le type de tout à l'heure. Si Tony s'agite à ce point ce n'est pas tant pour le décolleté que pour tenter de crever les yeux de l'individu qui semble décidé à utiliser la jeune femme comme bouclier vivant.

<< Derrière-vous ! >> me suis-je aussitôt exclamé.

Spoiler:
 






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MessageSujet: Re: Coincés dans le Noir [Melodie Eilis & Damian Wayne Al Ghul]   Jeu 30 Aoû - 15:08

Je déteste ça… Mais alors à un point ! Oh, je n’ai aucun mal à me trouver au beau milieu d’une quasi obscurité. Néanmoins, devoir trouver des survivants… Je ne me sens pas l’âme d’un chien de secouriste, même si je dois bien ça à Charles. En désespoir de cause, je demande s’il y a encore quelqu’un un temps soit peu en vie dans cette antichambre d’Hiroshima, les radiations en moins. Je ne m’attends pas vraiment à ce que l’on me réponde sauf que… Si ! C’est bien une voix que j’entends. Un homme apparemment. Jeune, probablement. Je m’empresse de lui répondre après m’être tournée dans sa direction. Je parle fort et lentement pour qu’il puisse me localiser et me rejoindre.

« Non, je n’ai rien. Et vous ? Personne n’est avec moi. Je suis censée être les secours… »

Ouais… Les secours… je t’en foutrais moi, des secours ! J’ai tout aussi besoin que l’on vienne à mon aide, désormais ! Fichus architectes qui ne savent même pas construire de manière solide. On devrait les forcer à manger de l’acier et du béton pour qu’ils apprennent à faire des trucs corrects. Je soupire.

« Je n’ai vu personne d’autre pour l’instant. »

J’observe autour de moi. Il n’y a que des gravats et la poussière n’est pas encore retombée. On est vraiment mal barrés pour trouver quelques personnes vivantes. Peut être y’a-t-il des gens malins qui se sont glissés dans des « bulles » pour survivre… Je n’ai pas une grande force et je n’ai pas amené de grue avec moi. Soudain, je sens quelque chose qui grimpe le long de ma jambe. Je trésaille et cherche aussitôt à m’en débarrasser… Jusqu’à ce que mes doigts touchent de la fourrure et « quelque chose » de souple. Je souris et laisse l’animal grimper et gratter mon uniforme. Je ne tarde pas à faire coulisser la fermeture éclair pour laisser à mon invité, le loisir d’atteindre… mon décolleté… Bah voyons.

C’est avec un sourire amusé que j’accueille l’homme qui m’a annoncé sa survie. Pourtant, mon sourire ne tarde pas à s’effacer lorsque je sens mon invité s’agiter de nouveau. Je tente de l’attraper avec douceur mais il s’échappe. Punaise, mais pourquoi c’est sur moi que ce genre de chose tombe ? Je commence à me dire que j’aurais du rester au pieu ce matin quand on m’avertit d’un danger. Aussitôt mes réflexes prennent le relais et le futur agresseur devient ma victime grâce à une prise d’art martial bien placée. Il s’effondre au sol, soulevant encore plus de poussières. Je retiens une quinte de toux.

« Non mais t’es idiot ou tu le fais exprès ? J’suis là pour vous aider, pas pour me faire étrangler… »

L’animal s’agite et me laboure la peau. Je baisse les yeux vers mon décolleté largement ouvert et murmure entre mes dents.

« Toi, si tu veux pas que je transforme en paire de gants, tu arrêtes de vouloir m’ouvrir la poitrine avec tes griffes. »

L’homme tente de se relever, je cale mon pied sur son torse et appuie jusqu’à ce qu’il grimace. Ah bah oui mon chéri, t’es pas tombé sur l’ange des Xmen… Je lance un regard à l’autre survivant.

« C’est celui-là ? »
« Salope! Lâche moi! »
« On ne parle pas comme ça aux dames, ta mère t’a rien apprit? »
« Vas te faire foutre! »

Je soupire et me penche vers lui pour l’attraper au col. Je le force à se redresser et pour faire bonne mesure, lui envoie un coup de genou dans son service trois pièces. Il se plie en deux après avoir crié.

« C’est pour t’apprendre, ducon. »




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Damian Wayne Al Ghul


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MessageSujet: Re: Coincés dans le Noir [Melodie Eilis & Damian Wayne Al Ghul]   Ven 31 Aoû - 10:43




Un sourire étire mes lèvres lorsque les mots Je suis censée être les secours... me parviennent. Ça n'a rien de drôle en soit que d'avoir les secours avec sois lorsque l'on est dans ma situation, mais je dois dire que l'idée est... Amusante. Oui c'est le mots. L'ironie en est amusante.

Grâce à la voix de la jeune femme, je parviens à la retrouver dans tout ce fourbis. Lorsque j'assiste à la “guerre” qui fait rage dans le décolleté de la jeune femme, je ne peux contenir mon rire. Tony arrête, tu veux ! Je n'ai pas besoin de voir pour savoir qui a lancé les hostilités. Une chance qu'il parvienne à amadouer ces Dames avec son regard sans quoi depuis longtemps, mon vison aurait fini en civet.

Le rire laisse place à l'avertissement, mon “orangina” semble décidé à... Je penche la tête pour suivre sa chute. Finalement à rien. L'homme est déjà à terre. Un nouveau rire s'élève. Il y a des jours comme ça ou invariablement la position allongée du réveil attire toute la journée. fais-je à présent à hauteur de la jeune femme qui visiblement sait parfaitement se défendre et prendre soin d'elle.

La menace verbale lancée, Tony n'est plus certain d'être si en sécurité que ça et le voici qui prend la fuite, passe par le visage de l'homme pour délibérément le lui marquer cette fois en profondeur avant de grimper sur mon épaule. Je regarde l'homme maîtrisé au sol avec méprit.

- Oui, c'est celui là. Son p'tit nom c'est Orangina, savez-vous pourquoi?

Mais voilà, l'homme cherche à faire le malin. Un peu trop le malin même et il contrarie la jeune femme. Je dois bien avouer qu'insulter celle qui vous maîtrise, c'est tout de même la chercher un peu sans être en position de force. Tout comme l'est cet homme, c'est idiot. Je fronce légèrement les yeux lorsqu'il passe du statut de Monsieur à celui de Jeune Homme, voire de Demoiselle, en moins de temps qu'il en faut pour le dire. Ça ne doit pas faire du bien.

- Je vois que vous savez pourquoi. Damian, à qui ai-je l'honneur?

L'homme va pour ajouter quelque chose, je pose mon pied sur sa tête.

- Allons Junior laisse Maman et Papa discuter, sinon tu vas devoir être puni. Ça serait dommage que la pulpe de tes tripes dégueulassent de si belles chaussures.

J'appuie légèrement pour renforcer mes paroles. Il semble enfin avoir comprit ou tout du moins, ne plus pouvoir parler.

- C'était quoi ça?

Une chose à la fois, déjà le bilan de ma situation, ensuite on voit ce qu'on fait de lui pour finir par obtenir les informations désirée. Je n'ai pas la moindre idée de ce qu'il se passe en surface, loin de me douter que j'allais voir de l'intérieur un événement marqué dans les livres d'histoire, chez moi du moins.

- Je propose qu'on oublie la politesse, et qu'on se tutoie directement, j'ai comme l'impression qu'on ne va pas sortir en cinq minutes d'ici.

J'en oublie l'homme sous la chaussure et je parle comme s'il ne se trouve pas justement à l'endroit exacte où il se tient actuellement. Il ne prend guère plus d'importance qu'un tas de gravats pour l'instant, qu'il attende que j'en revienne à son cas. Il rira nettement moins.





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MessageSujet: Re: Coincés dans le Noir [Melodie Eilis & Damian Wayne Al Ghul]   Ven 31 Aoû - 21:10

Ah il rit de voir ce qui semble être SON animal jouer dans mon décolleté ? Au regard que je lui lance, j’espère qu’il comprend que s’il me tape trop sur le système, c’est dans son décolleté qu’il va finir par y avoir un problème… En revanche, le nom de l’animal me fit arquer un sourcil. Tony ? Comme… Tony ou comme Anthony Stark ? L’hypothèse était des plus réjouissantes… A la réflexion, l’animal possède la même propension que son « modèle humain » à mater les poitrines féminines passant à porter. D’un geste distrait, je chatouille la tête de l’animal que je n’ai même pas prit la peine d’identifier encore… Tout simplement parce que l’un des gus que je suis venue sauver, quitte à rester bloquée soit dit en passant, tente de me prendre comme bouclier vivant. Non mais il y en a qui méritent vraiment de mourir avant d’avoir pu se reproduire…

Bientôt le propriétaire de mon « hôte » me rejoint. Un homme de plus ou moins mon âge dont l’humour m’arrache un sourire. Oui, c’est typiquement une journée où il aurait été bien de rester couché sans rien faire d’autre… Sauf que l’on en a décidé autrement. Mon hôte ne cesse de bouger, je le menace et le voilà qu’il fuit. C’est bien un mec, celui-là ! Je lève les yeux au ciel tout en l’observant griffer en profondeur celui qui me sert de paillasson. J’en souris d’amusement et tends la main pour frôler l’animal du bout des doigts, histoire de lui faire comprendre que j’approuve son comportement sur l’homme.

« Orangina ? »

Je me doute que c’est en rapport avec : « secouez sinon la pulpe, elle reste en bas » mais je préfère jouer ma naïve. Ne serait-ce que parce que j’aime bien l’idée de terroriser un peu plus la carpette sans user de mes pouvoirs. En même temps, alors qu’elle verse dans les insultes, je ne cherche pas plus loin : zou, coup de pied dans les valseuses. L’ex-homme rugit de douleur et moi j’fais ma moralisatrice, l’air de rien. Je suis même prête à recommencer, quitte à ce qu’il vomisse ses testicules…

« Melodie… Enchantée. »

Oui, ce n’est pas vraiment le lieu de faire des civilités mais nous ne sommes pas encore dans un pays barbare… même si le décor semble dire le contraire. Pour un peu, je pourrai lui tendre la main pour le saluer mais il s’avance et pose le pied sur le crâne de mon joujou. Sa réplique me fait éclater de rire. Mon rire se répercute dans la salle avant que je ne m’interrompe et prenne une mine de gamine prise sur le fait. Bah quoi ? L’heure est grave, je suis censée être plus… sérieuse. Une question fuse et aussitôt, je réponds de manière presque mécanique.

« Des… « visiteurs » sont entrés en collision avec trois immeubles. Pour l’instant, il n’y a que celui-là qui s’est effondré avant que l’on ne m’envoie ici… Je n’en sais pas vraiment plus… »

Et pour cause, personne de mon « camps » ne trouve le moyen de m’informer ! Si ce n’est pas de l’abandon, je ne m’y connais pas ! J’ajoute.

« D’après ce que j’ai pu voir avant de me faufiler jusqu’ici, « ils » tirent à vue… »

Je préfère éviter de lui dire que les « humains » sont en train de se faire massacrer comme des … J’observe autour de moi, espérant qu’un autre survivant ne fasse savoir sa présence… Personne… J’suis bonne pour jouer à l’archéologue moi…

« Pas de soucis… On pourrait presque boire le thé en attendant que ça se termine là-haut. »

Sauf que j’ai la vague impression que ce n’est pas ce que l’on attend d’une Xmen. Ce n’est même pas une impression, c’est carrément une certitude. Charles a mit longtemps à me faire comprendre les impératifs de représentation que je dois remplir lorsque que je porte mon uniforme… D’ailleurs, j’ai encore retiré le sigle X qui me marquait comme une bestiole. Je préfère mon uniforme… entièrement noir sans signe distinctif.

« T’es blessé ? »

Première question sensée depuis… un moment.


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Damian Wayne Al Ghul


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MessageSujet: Re: Coincés dans le Noir [Melodie Eilis & Damian Wayne Al Ghul]   Lun 3 Sep - 17:52




Voir Mélodie – puisque telle est son nom – rire à mon humour me rassure : je ne suis pas coincé sous terre avec une fille qui se regarde les onglets. Par contre je ne suis pas sûr que le fait qu'elle ai rit à ma vanne soit rassurant en soit pour l'homme au sol, bien au contraire.

J'écoute ses explications quant aux évènements du “dessus” et ce que j'entends m'interpelle. Des visiteurs ? Déjà ? Quelle date sommes-nous ? Toute la question est de savoir ce qu'elle entend par “visiteur”. Je suis mauvais en histoire et pour cause, mes fesses ne se sont jamais posées sur les bancs de l'école quant à l'éducation reçue... Passons. Mon ordinateur répondra à mes question une fois de retour à la maison. Du moins je l'espère puisque l'appareil vient directement de “chez moi”.

- Des visiteurs? Ai-je questionné.

J'observe l'uniforme qui, naturellement, ne me parle pas puisqu'il a été fu goût de Mélodie d'en changer. Elle a parlé de secours, mais de quel type de secours fait-elle partie ? Pas de signe distinctif de médecin, pompier ou autre... Rien de militaire... Une indépendante ? Une citoyenne qui “passait par là” et a décidé d'agir ? Non. Les mots employés me laissent entendre qu'il s'agit d'aide “encadrée”.

- Et ils font du tir aux pigeons d'argile... ai-je répété sottement tout en réfléchissant.

Mon humour est toujours aussi vaseux, mais pour une fois le caméléon ne sait pas sur quel pied danser et quelle image renvoyer. Je suis indécis. Et comme à chaque fois que j'ignore quel visage arborer du point “A” au point “B”, je tâtonne. Décidément, ça ne me dit vraiment rien... Dans les archives de mon ordinateur devraient se trouver quelques semblant de réponse. Ou pas. Mais je sens que certains de mes projets vont devoir passer à la vitesse supérieure.

J'arque un sourcil surpris de voir mon humour partagé lorsque le thé m'est en quelque sorte proposé. Je rêve où “on se comprend” ?

- Et manquer le plus amusant ? Louper le feu d'artifice ? fais-je en croisant les bras tout en prenant une mine faussement contrariée. Effectivement, je suis blessé. Tu veux me priver de la fête !

Un nouveau tremblement agite le sol nous secouant fortement et je me retrouve à plat ventre, Tony sur le dos aux “genoux” de la jeune femme. La secousse passée, le silence retombe. Je retiens mon souffle et attends que quelque chose nous tombe dessus mais finalement, rien ne me vient. Je me détends aussitôt et lance un sourire en coin :

- Dès que j't'ai vu je savais que ce serait le coup d'foudre. Tu dois tous les mettre à tes pieds avoue !

Je me relève tout en lui lançant un regard interrogatif quant à son état suite à cette nouvelle secousse. C'est précisément cet instant que la chiffe molle au sol lance :

- J'peux partir maintenant?

Un regard incendiaire en sa direction : je vais m'le faire s'il l'ouvre encore. J'ai besoin de savoir un nom. Celui de l'homme qui me permettra d'approcher de bien plus près la Ligue des Assassins et de ce fait, de ma mère mais surtout de celui perdra bientôt la vie pour avoir osé tout me prendre : mon grand-père. Comment je fais ? Mon regard fait des allés et retour entre Mélodie et la larve sol. Je dois réfléchir et vite. La cassette se rembobine, play. Je revisionne son comportement jusque là. Stop. Je sais.

- Je vais jouer franc jeu. Ce type sait quelque chose qui m'intéresse. Un nom. Ce sac à merde refuse de me le donner. J'ai l'impression qu'en plus il n'a pas pigé comment on se tient devant une dame. Je te propose qu'on le lui apprenne pour qu'il me dise ce que je veux savoir et que nous puissions rapidement sortir d'ici pour participer à la fête.

Je marque un instant une pause pour que la jeune femme puisse jauger la situation mais je la prive du temps de réponse pour répondre :

- Par contre pourquoi j'ai besoin de ce nom et tout le reste, ça ne regarde que moi tout comme les raisons de ton entraînement au corps à corps et ce qui fait que tu sois coincée ici avec moi ne me regardent pas et n'appartiennent qu'à toi. On est d'accord?





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Melodie Eilis




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MessageSujet: Re: Coincés dans le Noir [Melodie Eilis & Damian Wayne Al Ghul]   Sam 8 Sep - 16:28

Je suis ravie de voir que mon compagnon d’infortune juge que nous pouvons encore rire malgré la situation qui ne s’y prête pas vraiment. Je sais qu’il a ciblé l’homme qui a tenté de se servir de moi comme bouclier et je n’en ai cure. Je devrais peut être protéger cette loque qui a eut le tort infini de vouloir s’en prendre à moi. S’il y a bien une chose que je ne suis pas c’est altruiste. Je ne suis pas pleine de compassion et même après toutes ces années à l’Institut de Charles, je n’en suis pas moins adepte de la loi du Talion : œil pour œil, dent pour dent. Et l’humain là, bah il a laissé passer sa chance d’être aidé face à son adversaire, Damian qui semble totalement inspiré par ce que je viens de lui dire à propos de la situation.

« Des plus ou moins humanoïdes. Grands, avec des pouvoirs qui font passer les Avengers pour des gamines en tutu jouant le Lac des Cygnes. »

Je ne peux rien lui dire de plus. Malheureusement, on m’a envoyé ici avant que je puisse me faire ma propre idée à propos de ceux qui jouent au bowling avec des immeubles. Je me sens vaguement observée. Levant les yeux au ciel, je me doute parfaitement qu’il cherche à savoir avec qui je suis. Les gentils, ai-je envie de lui dire mais ce n’est pas vraiment ma vision des choses. Un soupire passe la barrière de mes lèvres asséchées quand il répète ce que j’ai ajouté concernant le massacre.

« Disons qu’ils ne sont pas là pour jouer à la poupée. »

Durant un instant, j’ai presque peur d’être tombée sur le seul abrutit encore vivant mais rapidement, il me rassure en déclinant ma pseudo proposition de boire un thé. Je souris et croise les bras sur ma poitrine, l’air de dire « bah tiens chéri ».

« Il faudrait déjà qu’on puisse au moins sortir de ce trou… »

Je n’ai pas le temps de dire plus qu’une secousse me projette à quatre pattes sur le sol. Devant mes genoux, la « bestiole » est de retour. La secousse passe, la poussière se fait de nouveau présente, alourdissant l’atmosphère presque au-delà du supportable. Je tousse puis éclate de rire aux paroles de Damian.

« Evidemment… C’est quand l’mariage, chéri ? »

Je me relève et me penche pour attraper Tony par la peau du cou. De ma main libre, je retire la poussière tout en observant attentivement l’animal. Une fois assuré qu’il va bien, je le recale dans mon décolleté en murmurant.

« Je compte sur toi pour ne plus me griffer, Tony. »

C’est là que l’autre abrutit se rappelle à nous. Il y en a qui méritent sincèrement de ne pas se reproduire. Je le contemple d’un air absent. Quelque chose me dit que je ne vais pas forcément aimer la suite. J’ai parfaitement comprit que Damian et lui ont un compte à régler. Et c’est là que se pose le problème de conscience. Personnellement, je n’en ai rien à foutre que ce mec crève s’il refuse de céder. La loi de la jungle, la raison du plus fort est toujours la meilleure… tout ce blabla qui prouve que quand on est faible, on a tendance à mourir aisément. D’un autre côté, il y a tous les espoirs que Charles a placés en moi : je suis une Xmen, je dois protéger la veuve, l’orphelin et le faible… Sauf que là, la situation est critique : soit je sauve cet homme et je me retrouve à me battre contre Damian qui ne doit pas être un enfant de cœur, au risque de ne pas m’en sortir et donc, de ne pas sauver les survivants de ce parking… Soit… Je laisse faire afin de pouvoir sauver le plus grand nombre. C’est une situation qui m’énerve au plus haut point. Je meurs d’envie de me laisser aller à ma réaction la plus instinctive.

Je pourrai rester des heures comme ça, à tenter de résoudre ce dilemme. Au final, c’est Damian en personne qui m’apporte un début de solution. Ses mots résonnent dans le parking. Je soupire et jette un regard pas vraiment navré à la loque.

« Je te laisse obtenir tes informations. Je préfère te laisser faire et durant ce temps, je vais voir s’il y a d’autres survivants. »

J’ai opté pour le compromis, la solution la plus… bénéfique. Enfin j’ose espérer.

« Je ne te poserai pas de questions à ce sujet. Tu as ma parole. »

Je suis on ne peut plus sincère avec ma promesse. Je compte faire en sorte de ne rien entendre, histoire de ne pas laisser filtrer une information au professeur Xavier. Je sens que je ne vais pas me sortir indemne de cette histoire mais je n’ai pas vraiment le choix. Je glisse ma main entre mon décolleté et gratouille Tony.

« Je garde Tony… Pas en otage, simplement pour vous retrouver plus aisément. »

Bizarrement, je crois que je ne vais retrouver qu’une seule personne en revenant de mes recherches. Après un dernier regard à la loque, je m’éloigne prudemment, sans aucune lumière pour me guider. Je n’en ai plus besoin depuis des années.


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Damian Wayne Al Ghul


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MessageSujet: Re: Coincés dans le Noir [Melodie Eilis & Damian Wayne Al Ghul]   Sam 15 Sep - 10:43




- Des gamines en tutu… Les Avengers… Ai-je répété pour le moins sottement. Non vraiment j'ai beau réfléchir, je ne vois vraiment pas dans quoi je me suis encore embarqué ce soir. Ah, Thor est sorti en string ! Faudra lui dire que la cape tout ça, c'est un brin ringard et dépassé, même pour lui. J'ai beau blaguer, je ne vois absolument pas ce dont il s'agit exactement et c'est ans doute ça qui m'inquiète le plus. Le fait de ne pas savoir alors que de toute évidence, je le devrai. Non mais attends, tu as quoi contre Action Man ? C'est super comme jeu ! Ah ces femmes, elles ne comprennent pas la subtilité d'un jeu chargé de testostérone ! Ai-je poursuivit sur ma lancé. J'ai pertinemment conscience que si "Ils" sont en plein affrontement là haut, ce n'est ni pour enfiler des perles, ni pour parfaire leur bronzage.

La nouvelle secousse passé et le mariage évoqué me fait rire. La pauvre ignore à qui elle s'adresse. Si je ne crois en rien au mariage et que mon regard ne s'attarde pas sur des courbes féminine, par pur esprit de défi, je suis capable de me marier avec elle, une parfaite inconnue. D'un côté ce serait flatteur pour moi de l'avoir à mon bras lors de ces infernales soirée de Wayne Entreprise où le désir de suicide me gagne à chaque fois, mais d'un autre, je ne suis pas sûr que si un homme partage sa vie, il voit d'un très bon oeil mon délire.

- Et voilà, comme d'habitude tu ne me laisses même pas le temps de faire ma demande ! Ai-je rétorqué. Mais dès qu'on sort de là, je te fais ma demande sauf si tu préfères bien sûr épouser Tony !

Tony qui, de vous à moi, se trouve tout simplement au paradis. Il ne bouge pas, se calant dans le décolleté comme si cela avait toujours été sa place. Pour quoi je passe moi ? Un obsédé. Normal. Qui d'autre dresserait son animal de compagnie pour qu'il aille se loger précisément là ? Sauf que dans mon cas, je n'ai rien fait. Je ne lui ai pas apprit ce genre de chose. Une revanche de Stark, Dick ou Tim chez moi ? Probablement. Toujours est-il que depuis son Eden mon vison couine comme pour signifier à la jeune femme "comprit chef!" Je lève les yeux au ciel, il ne sais plus quoi inventer celui-ci pour attirer l'attention de ces dames et leurs faveurs.

Je suis soulagé de la voir accepter le compromit. Quelque chose me dit que je n'aurai pas spécialement aimé un affrontement entre nous. Dans le cas contraire j'y aurai probablement laissé quelques plumes. Je repense au traitement qu'à subit le "fiston". Et en cadeau une jolie voix de crécelle avec émasculation. Ma-gni-fique.

- Je t'ai découvert, le mariage en fait, c'est juste pour te rapprocher de Tony. En fait moi tu t'en moques, je suis… Outré. fais-je en prenant une mine faussement boudeuse. Tony sent le gaz, s'il s'agite, c'est que l'air est vicié. Ai-je tout de même souligné en prévention d'éventuelles fuites de gaz ou autres éléments louches qui collerait parfaitement avec le décor.

Mélodie s'éloignant, le sérieux reprend le dessus. Je contrains l'homme à se remettre sur ses jambes en le tirant vers le haut par le col. Je plonge mon regard dans le sien et clairement il peut y lire qu'il va me cracher le morceau et s'il le faut, ses dents avec. La noirceur de mes ombres se confond avec celle de mes iris pour y former de pieux semblant en sortir. L'homme se tétanise, il bégaye. Les pointes s'allongent finement vers ses yeux. Mes ombres ne sont pas encore solides, j'évite qu'elles le soient, j'y prendre "trop" de plaisir à mon goût. Le type me sort un "mais il va me tuer" et ses propres ombres se resserrent. Il commence à manquer d'air. Je me moque bien de son sort. Ce ne serait pas un sac à merde vendant de la poudre à des mômes, alors peut-être me serai-je montré moins agressif - quoi que… - mais là, rien en lui ne m'inspire autre chose que du dégout.

- Crois-tu que si je dis à ma future femme que tu te fais du fric en refourguant ta merde à la sortie des écoles, elle sera plus compatissante à ton égard ?

Les masses sombres de mes vêtements s'étendent sur ma peau, tout comme mes "tatouages" jusqu'à finalement recouvrir tout mon visage. L'homme pousse un cri en voyant ressortir vers lui une forme semblable à celle d'un crâne. Il supplie de l'épargner il tremble et une odeur infâme m'agresse le nez. Je baisse le regard : il vient de se faire dessus. Le nom tombe en même temps que de dégoût, je le laisse choir. Il pleure, se roule en boule. Je m'écarte et mes ombres se dissipent. Voyant une "faille" - ou plutôt ce qu'il pense en être une, le type fuit en courant à moitié sur ses jambes, à moitié sur quatre patte, hurlant des appels au secours en prétendant que le diable se trouve ici. Un léger rire m'échappe. Idiot.

J'entreprends alors que retrouver la trace de ma futur épouse. Le gaillard est tellement doué qu'il va se tuer tout seul alors pourquoi perdre de l'énergie à lui courir après ? Un bruit métallique attire mon attention sur le sol. Je viens de butter sur quelque chose. Je baisse mon regard et découvre un gros boulon rongé par la rouille et crasseux. Un sourire en coin étire mes lèvres. Mélodie ? J'ai ton alliance ! Fais-je assez fortement pour espérer avoir l'échos d'une voix m'indiquant la direction à suivre pour la retrouver.

Je me baisse, le ramasse et le glisse amusé dans ma poche. Quand je dis que je suis capable de tout par jeu ? Même dans une situation aussi critique, je me laisse éparpiller par ce qui devrait passer bien après la priorité qu'incarne la sortie des lieux.

- Mélodie, le fiston à fugué. Ai-je prévenu juste au cas tout en cherchant à localiser la demoiselle. Mais pas de quoi en annuler le mariage !





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Melodie Eilis




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MessageSujet: Re: Coincés dans le Noir [Melodie Eilis & Damian Wayne Al Ghul]   Dim 16 Sep - 14:12

Sincèrement je me demande pourquoi il s’acharne à répéter tout ce que je peux bien dire. Il semble chercher une réponse dans son esprit et c’est bien la seule chose qui le sauve d’une remarque acerbe. En revanche, à la remarque sur Thor, je lâche.

« Attends, tu parles du gars qui vole sur un arc en ciel, qui joue avec un marteau et explose des tasses au sol quand il veut un autre café… Alors je crois que pour lui faire oublier la cape, va falloir se lever tôt ou lui envoyer une fille bien roulée qui lui sortira des mots trop compliqués pour sa cervelle de Dieu débile. »

Sincèrement, à part une exception ou deux, je n’ai pas vraiment les Avengers en bonne estime. Les héros du bien, prêts à tout pour sauver la veuve, l’orphelin et Bambi. Leur tendance loyale bonne style tout le monde est soit gentil soit méchant a tendance singulièrement à me taper sur le système. On peut critiquer les Xmen si l’on veut mais nous… nous avons une palette de gris, nous ne sommes pas manichéens… Enfin pas tous. Le seul qui est dans cette situation-là, c’est Black.

« Action Man… C’est du n’importe quoi. C’est bien mieux Soul Calibur… »

Je souris, ravie de voir que Damian a cessé de se torturer pour trouver des réponses qui lui échappent. C’est bien mieux pour lui et pour moi qu’il se concentre sur autre chose, quitte à ce que l’on plaisante tous les deux alors que l’atmosphère ne s’y prête pas vraiment. Comme pour nous rappeler à la réalité, une autre secousse nous flanque au sol. Je me relève, toussote et lui balance un truc au sujet d’un mariage. S’il savait que le mariage n’est pas pour moi ! Je ne prends néanmoins pas la peine d’ajouter ce genre de détail. Je préfère continuer dans une atmosphère plus légère, quitte à avoir une conversation compliquée dans quelques jours.

« Tu as intérêt de la faire ta demande, et dans les règles de l’art ! »

Je suis plus amusée que sérieuse. Aux petits bruits de Tony, je continue de le gratouiller du bout des doigts. Se pose alors le compromit que je finis par accepter. J’espère seulement que Charles comprendra mon point de vue lorsque je serai obligée de lui faire mon rapport.

« Evidemment que je veux Tony. Nous allons faire tout plein de petites bêtes mi humaines mi… vison ? » Je demande, incertaine sur la race de mon compagnon.

J’acquiesce lorsque Damian me dit que Tony sent le gaz puis m’éloigne. Une fois hors de vue, je plonge un bras dans les ombres et en sort un sac à dos emplit de matériel de soin et d’un peu de nourriture. Je me souviens parfaitement du fait que Damian m’ait dit qu’il était blessé. Le sac à dos posé sur mes épaules, je continue mon tour jusqu’à ce que des chuchotements se fassent entendre. Je me dirige vers eux, espérant plus ou moins avoir trouvé notre premier rescapé. Plus je m’approche et plus je perçois des paroles. Il parle tout seul ? Finalement, je trouve le tas de gravats d’où vient la voix. Je pose doucement mon sac au sol.

« Il y a quelqu’un ? »

Pas de réponse. Au lieu de cela, j’entends que l’on bouge avec précipitation. Je baisse les yeux vers Tony… Non, je ne vais quand même pas me servir de lui pour aller voir. Soupirant, je laisse glisser une ombre vers un minuscule trou dans lequel elle se faufile. Quelques instants plus tard, j’ai l’information : il y a quelqu’un et ce quelqu’un… a un téléphone satellite. Oh punaise, je vais me le faire ! Enfilant mes gants, je commence à déblayer les gravats pour dégager un passage afin d’aider la personne à sortir. Sur le coup, je n’entends pas Damian m’appeler, ce n’est que lorsque Tony couine un peu plus fort que je perçois enfin la voix de son propriétaire. Ne sachant pas vraiment à qui nous allons avoir à faire, je préfère jouer la prudence.

« Tony est avec moi… Nous avons trouvé quelqu’un… »

Enfin, l’ouverture est suffisamment large. J’attrape une lampe que j’allume en plissant les yeux. Quelle connerie ! D’un ton encourageant, j’aide l’homme à sortir de là. Il tousse et n’est visiblement pas blessé. Pourtant, il s’affale sur le sol comme s’il venait de connaître une guerre. Je m’accroupis devant lui, la lampe derrière moi, suffisamment pour nous éclairer sans nous éblouir.

« Avec qui parliez-vous ? »

Pas de réponse.

« Où est votre téléphone ? »

Silence. Je soupire et braque ma lampe sur son visage. Il gémit de douleur et finit par sortir le téléphone de sa poche. Je l’attrape et retire le faisceau de ses yeux.

« Vous êtes folle ! »

J’hausse les épaules. Je m’en fous littéralement de ce qu’il pense de moi. Il continue à chercher à me faire réagir. Finalement, je lâche.

« Ecoute, si tu as un truc à dire d’intéressant dis-le, sinon fermes-la. »

Il gémit et s’évanouit. C’est bien ma veine ça. Je cale le téléphone dans ma poche arrière et vais fouiller mon sac pour trouver de quoi le remettre un peu d’aplomb. M’inquiétant de ne pas voir Damian arriver, je crie.

« On est encore tombé sur un bon numéro. Celui-là était en train de téléphoner à je ne sais pas qui et il est tombé dans les vapes. Non mais j’te jure, c’est quoi ces mecs ?! »


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MessageSujet: Re: Coincés dans le Noir [Melodie Eilis & Damian Wayne Al Ghul]   Lun 24 Sep - 8:44




À sa remarque, c'est plus fort que moi, j'éclate de rire. On ne peut pas dire que je le connaisse, mais j'ai plusieurs fois pu l'approcher puisque l'endroit le plus sûr qu'il restait chez moi, c'était le QG des avengers. Autant dire que dans l'état où j'ai été repêché ils ont préféré m'y faire vivre. La critique sur Aciton Man me fait avoir une moue faussement boudeuse. Merde pour une fois que je connais un jeu de cette époque ! C'est pas l'bon !

- Soul Quoi ?

N'ayant jamais mis les pieds dans un cinéma ou dans un simple bowling ou bien encore dans un Mac Do' vous imaginez bien que ce genre de choses, je n'y connais strictement rien. Quand d'autres jouaient à la petite voiture, on m'enseignait l'équilibre sur d'étroits bambous.

- Oh mais quelle impatience ! Tu vas me faire angoisser je vais plus oser faire ma demande si tu continues ! L'humour. Avec l'adaptation ce sont de loin les meilleurs armes dont dispose un individu pour survivre. Sans humour, le moral prend un sérieux coup, et sans faculté d'adaptation, impossible d'appréhender une situation nouvelle et risquée.

A la question sur la nature de Tony, je suis agréablement surpris de constater que la jeune femme reconnaisse l'animal. D'ordinaire il passe par "gros rat" et "furet" voire, pour les pires, "loutre". J'acquiesce de la tête. Nous nous séparons et l'entretien avec mon "fiston" commence. Après finalement avoir obtenu les informations désirées je m'en retourne à la recherche de Mélodie. Sa voix fini par me guider jusqu'à elle et à entendre l'avertissement, je soupire : elle n'est pas seule. On va devoir se payer des boulets. Une fois à la hauteur de Mélodie, je n'ai pas la chance d'assister à l'extraction du survivant, ni à sa mise dans "l'ambiance", c'est le dernier éclat de voix de la jeune femme qu'enfin je la retrouve.

Approchant d'elle, je vois l'homme à terre et lève les yeux au ciel.

- Une formation militaire devrait être obligatoire à la majorité, ça éviterai de tomber sur des boulets. n'ai-je pu contenir. J'en ai connu beaucoup des types qui ne gèrent pas la pression, d'où je viens, aucun ne survivait bien longtemps. Gangrené comme l'est le futur, il serait presque bénéfique pour cet homme de le laisser mourir ici. Bien sûr pour ce monde tel qu'il est aujourd'hui cette mesure serait exagérée, mais lorsque l'on connait demain…

- Les réseaux doivent être saturés d'appels. Il faudrait amplifié son signal si tu veux joindre quelqu'un. Je peux t'arranger ça, mais réfléchi bien à qui tu veux faire cet appel, il ne durera pas plus de deux minutes et tu ne pourras pas recommencer, ça va griller les circuits de l'appareil.

Certes, je ne suis pas un génie, mais il y a des avantages à venir d'une époque future, on passe pour super intello alors que chez vous c'était le béaba lorsque vous êtes parti. L'une des rares choses dont je ne me sépare jamais et qui vient de chez moi se trouve dans ma poche, un concentré de technologie Stark avec près de 30 ans d'avance, le tout dans un ordinateur portable holographique de la taille d'une gélule. Chose très pratique pour améliorer un signal en reliant les deux appareils.

Je regarde le type au sol.

- Bon si j'ai bien compris, comme j'suis l'seul mec debout, je me tape le boulet sur l'épaule pour se tirer d'ici. A moins que… Je vais jouer l'anguille juste pour la taquiner. Je pose un genoux à terre en prenant un air solennel et sort de ma poche "l'alliance" . Mélodie, épouse-moi. Bon d'accord, la phrase aurait pu être un peu plus romantique mais je suis aussi doué avec les autres qu'un éléphant dans un magasin de porcelaine. J'attrape d'ailleurs sa main et lui passe le gros boulon comme s'il s'agissait effectivement d'une alliance. Et en cadeau je t'offre notre deuxième rejeton, "fiston 2". Bien sûr je la taquine puisque même si je ne suis pas galant pour deux sous, j'ai un minimum de savoir vivre. Je porte, elle trouve, bon compromit non ? Sauf si elle rajoute du poids à ma charge, la tout de suite, le donne risquerai de changer.

Je me relève et aussitôt je sens qu'on a pas fini d'en baver.

- Mélodie, ne fais pas de geste brusque surtout… Il y a combien d'étage au parking ici ?

Je sens le sol sous mes pieds craqueler, se fissurer comme s'il ne s'agissait que d'une couche de glace. Je ferme les yeux. Je fais de lents gestes pour indiquer à la jeune femme de reculer vers les piliers de soutien, là où le sol normalement, en traînant la carcasse du débris avec elle. Je m'abaisse très lentement et souffle :

- Bien, moi qui commençait presque à trouver que je manquais d'exercice… Je vais être servi.

Je pose mes mains à plat sur le sol instable pour bien en ressentir les vibrations. Le semblant de "moi" s'efface pour retrouver mes réflexes de "fils de la ligue". Nouveau son de craquements sourds et menaçant. Je ne bouge plus.

- On va jouer à un jeu, celui qui est entier se tire en courant.

Manière détournée d'en quelque sorte interdire tout intervention en ma faveur. Après tout, pourquoi risque sa vie pour quelqu'un qui techniquement n'existe pas ? Même pour un ami imaginaire on ne risquerai pas sa vie, alors pour une créature qui n'existera probablement jamais… Ce serait - à mes yeux - totalement stupide. D'autant plus lorsque l'on considère que ma survie m'indiffère au plus haut point.

Je n'ai pas le temps de terminer ma répartition de mon poids en écartant lentement les jambes que le sol s'affaisse et le gouffre me dévore. Le toit d'une voiture arrête brutalement ma course. Je n'ai pas le temps de réaliser ce qu'il m'arrive que j'ai miraculeusement le réflexe - conditionnement de mon entraînement - de rouler sur le côté et de m'écarter afin de ne pas finir broyé sous les gravats.

La poussière provoque de violentes quinte de toux. Lorsque le calme semble revenu, je bats l'air et récupère appuyé contre le mur - du moins, l'un de ceux encore entier. Après avoir attendu de voir si de nouveau le ciel allait nous tomber sur la tête ou non, je m'approche du gouffre pour entrevoir l'étage au dessus où je me trouvais avant de choir aussi brutalement. J'ai le dos en miettes, des écorchures, de futurs hématomes en perspectives, mais outre le réveil de mon épaule, mon poignet et mon coude droits particulièrement douloureux, je n'ai aucune blessure grave.

- Ça va la haut ? Le plafond a tenu chez vous ? Ai-je lancé Ne compte pas être veuve tout de suite ! Fais-je pour signifier sans encore voir de visage, que je vais bien. Je me retourne pour observer autour de moi les véhicules encore "exploitables" - entendons par là dont on peu espérer pouvoir ouvrir coffres et portes pour trouver de quoi me hisser au dessus. User de mes dons serait tellement plus facile… Mais pas avec autant de témoin. Je doute qui plus est que le type découvert par la jeune femme soit de la trempe du "fiston" pour s'être évanoui de la sorte. J'observe le véhicule sur lequel j'ai atterri, je le contourne et constate que je peux ouvrir le coffre malgré les dégâts.

- Je vais voir ce que je peux trouver d'utile dans les caisses. L'instinct reprend le dessus et le Caméléon reprend le masque du "fils de la ligue" pour ouvrir le fameux coffre. À peine ouvert mes yeux découvrent une chose à laquelle j'étais loin d'avoir pensé. Je le referme aussitôt sans attendre. Il y a quelqu'un dans le coffre. Nouveau soupire. Je l'ouvre de nouveau et observe le corps sans vie d'un jeune d'une vingtaine d'année. Sans laisser de trace je l'examine en détail. Merde. Il n'est pas refroidi depuis longtemps. Ça signifie qu'en plus du "fiston" il y a peut-être une raclure encore vivante. Merde. Ça signifie qu'il est peut-être à mon étage ou bien pire… Parmi les survivant du parking au dessus. Je referme le coffre.

- Le propriétaire de cette voiture était probablement là juste avant l'explosion. Fais-je plus fort afin que Mélodie y comprenne que peut-être le responsable se trouve à ses côtés. Le rat. Chopper un gamin de vingt ans et le faire pourrir dans sa bagnole… Les rats… Voilà la solution.

- Mélodie, visiblement remonter c'est compliqué. Sortons par les égouts. Tu dis qu'une bataille fais rage la haut, ce sera plus sûr. Je connais parfaitement les galeries, égouts, sous-terrains et catacombes de la ville. Il nous faut juste trouver le passage à mon étage et un moyen de vous faire descendre ici. Ça nous permettra de ne pas les exposer à ce qu'il se passe en surface.

La jeune femme étant à l'origine les secours, il serai probablement mal vu qu'elle sorte avec des survivants pour servir de chair à canon. J'imagine que ce serait inconfortable comme position.

- Chacun fait le tour avec prudence pour chercher des cordes, des lances incendies et tout ce qui peut vous faire descendre sans risque. On se donne rendez-vous là disons dans dix minutes ?

Mon attention quitte le trou béant au travers duquel j'ai chuté pour brutalement revenir à mon étage. Un son me parvient. Il y a quelqu'un en dessous. ai-je murmuré avant de faire signe que je vais voir de quoi il retourne. Une fois hors de portée de vue de la "crevasse", je me recouvre de mes précieuses alliées pour devenir l'une d'elles et me fondre dans l'obscurité à leurs côtés. Je me dirige vers l'origine du bruit et arrive rapidement devant une voiture stoppée en pleine allée dont le côté conducteur et le capot ont été broyé par des gravats. Je m'approche avec prudence - et je prie pour qu'il n'y ai plus d'étage en dessous - et comprends que ce sont des pleurs que j'entends. Pourtant je ne vois personne. Je reprends forme humaine et m'approche de la vitre arrière. Je dois me pencher en avant pour découvrir en boule par terre entre les fauteuils, un môme terrorisé.

Je suis nul avec les mômes. Fait chier.

Je tourne le visage vers l'avant du véhicule. Je soupire. Ce gamin vient d'assister à la mort de son père. Ce dernier se trouve écrasé derrière le volant par la chute des gravats du plafond. Je vire ma veste pour ne pas qu'il en voit davantage bien que j'ai la certitude qu'il est déjà trop tard. Je tente de le rassurer mais en vain, dès que je tente de l'attraper pour le sortir de là, il me repousse, se débat. L'évidence s'impose : j'ai besoin d'aide pour l'amadouer : Tony. Comment m'est venue cette idée ? Réfléchissez un peu, pourquoi et comment ai-je eu un animal de compagnie dans un monde aussi dingue que celui d'où je viens ? À votre avi.

Je me redresse et assure au môme que je vais revenir et je retourne là ou un peu plus tôt, j'ai chu.

- C'est un môme, il doit pas avoir plus de sept ou huit ans. J'ai besoin de Tony, il me laisse pas le tirer de la caisse où il est encastré. Fais-je en gardant le "meilleur" pour la fin. Entendant son prénom, mon rongeur après avoir frotté sa tête contre le cou de la jeune femme, quitte non sans regret sa place pour examiner tout éventuel passage et se rendre à l'évidence qu'il n'y en a pas sauf s'il saute. Quelques couinements de protestations résonnent, et un encouragement plus tard je le rattrape. Tout en procédant à un examen rapide, j'ajoute : Son père est mort à l'avant de la voiture. Je propose qu'on fasse ce que j'ai proposé, on cherche pour vous faire descendre, tu descends là, tu vois qui contacter par téléphone, je vais chercher "fiston 2", je le descends, on tire le gamin de la voiture et on passe par les égouts.

Je dépose Tony au sol et lui montre la direction de la voiture ou plutôt des pleurs. Comprenant aussitôt de quoi il retourne, déjà le vison se mets en route et entame une conquête du gamin pour en faciliter l'extraction. Je regarde de nouveau en direction du trou béant pour savoir si le plan plaisait malgré le danger que le potentiel tueur soit parmi nous ne soit pas une possibilité négligeable.





L'urgent est déjà fait,
L'impossible est en cours...
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Melodie Eilis




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MessageSujet: Re: Coincés dans le Noir [Melodie Eilis & Damian Wayne Al Ghul]   Ven 28 Sep - 13:09

« Soul Calibur… Un jeu de baston. »

Ma voix n’a pas bougé d’un iota. Généralement, je ne suis pas vraiment d’une patience d’ange mais Damian a l’inestimable avantage d’être la seule personne intelligente que j’ai trouvé depuis mon arrivée ici. Autant faire en sorte que l’on s’entende bien. D’autant plus que notre délire sur notre mariage me permet de me détacher de l’horreur de cette situation : moi en train de jouer le chien de sauvetage pour trouver des survivants.

« Bah tiens, comme si c’était le genre de chose qui te faisait peur ! »

C’est indéniable : plaisanter avec Damian me détend plus que je ne l’aurai cru. C’est soulagée que je m’éloigne de lui dans le but avoué de trouver d’autres personnes vivantes. Je sais que c’est ma mission mais je sais aussi que si je ne le fais pas, je ne pourrai jamais plus regarder Charles ou même Black dans les yeux. J’en viens à me poser des questions mais le flot d’interrogations silencieuses et coupé par des chuchotis. Peu de temps plus tard, je me retrouve avec un évanouit à mes pieds et un téléphone satellite dans la main. Bon, c’est déjà moins critique pour le coup !

« Tu m’étonnes. J’en ai marre de ces gens qui s’évanouissent sous la peur… »

Je me souviens sans peine de la conversation que j’ai eut avec Black à ce sujet. La peur est humaine m’a-t-il dit. Aujourd’hui, je suis prête à ajouter une chose à ma réponse : c’est peut-être humain mais il ne faut pas abuser. Il y a des situations où avoir peur ne mène qu’à la mort et qu’il faut arrêter de compter sur les autres pour nous aider. Là, je sais que je vais devoir me coltiner ce… « truc » jusqu’à la fin. Je vais devoir veiller à ne pas l’effrayer sans quoi, on va devoir le porter et ça, c’est hors de question.

La réponse de Damian concernant le téléphone me fait hausser un sourcil. Il s’y connaît donc en haute technologie ? Intéressant. Je me relève enfin : j’ai trouvé de quoi réveiller notre nouvel ami et le rendre suffisamment opérationnel afin qu’il bouge de lui-même comme un grand garçon. Un flacon entre les doigts, je réponds enfin.

« Je sais déjà qui appeler et quoi dire. »

Au moins, on ne peut pas me reprocher de devoir mettre cent ans à réfléchir sur quoi faire et comment. En revanche, ce que je n’ai pas prévu, c’est de voir Damian s’agenouiller devant moi, un air solennel qui fait tâche dans un tel environnement et qui sort de sa poche… ce qui doit servir de bague de fiançailles… Un truc rouillé… Un boulon quoi. Je lève les yeux au ciel et un sourire amusé s’épanouit sur mon visage. Je n’ai pas vraiment le temps de répondre que déjà, il me fait éclater de rire en m’offrant « fiston 2 ». Mon regard coule vers l’homme toujours dans les vapes et je soupire, agacée par le manque de résistance. Il se relève et un coup d’œil sur son visage m’indique que notre situation va empirer.

Oui, oui… parce que c’est possible.

« Deux ou trois pas plus. »

Sous mes pieds, je sens le sol trembler légèrement. Pas la peine d’avoir un QI élevé pour savoir qu’il va falloir que je la joue tout en finesse. Par précaution, je « range » mon sac à dos dans les ombres, me foutant littéralement de savoir si Damian m’a vu ou pas. Ensuite… Il faut que je trouve à tout prix un moyen de sauver l’autre cornichon encore allongé. Je bouge, doucement mais cela n’aide pas. Faut dire que les vibrations venant de la surface ne nous aide pas le moins du monde.

« Mais bien sûr. »

Ca, c’est ma manière à moi de lui faire comprendre qu’il peut crever pour que je ne tente rien pour le garder en vie. Je suis désormais en pseudo sécurité, notre boulet, lui, est allongé encore plus en sécurité que moi. Je m’apprête à rejoindre de nouveau Damian pour l’aider quand le sol s’effondre. Par réflexe, je hurle le prénom de Damian qui disparait dans la seconde. Je saute près du gars évanouit et tousse à en cracher mes poumons. Si avec tout ça je n’attrape pas le cancer… Il me faut quelques secondes pour faire le point. L’autre est encore en vie. Parce que ça m’agace de le voir inerte, j’ouvre le flacon et lui colle sur le nez. Il sursaute et ouvre les yeux.

« Bienvenue en Enfer », je grommelle.

Il trésaille, s’écarte de moi comme si j’avais la peste mais je le retiens avant qu’il ne s’aventure sur un point du sol qui risque de s’effondrer à son tour.

« Bouge pas… »

Etrangement, il obtempère. Soit par peur soit par intelligence. Malheureusement, je suis quasi certaine que c’est parce qu’il a peur de moi. Tant mieux, il arrêtera de me faire chier. La voix de Damian me rassure et m’interrompt dans mes réflexions.

« Ouais. Il s’est réveillé. »

Preuve en est que la situation m’agace, je ne relève même pas sa plaisanterie sur mes pseudos espérances d’être veuve au plus tôt. Je passe une main sur ma nuque et récupère de l’autre, le sac que j’avais planqué dans les ombres, histoire qu’il soit en sécurité. Le mec bouge et mon regard le cloue aussitôt sur place.

« Vous êtes blessé ? »

Etonné, il ne répond pas dans la seconde. Ce n’est que lorsque je fais un pas vers lui qu’il daigne enfin ouvrir la bouche.

« N…Non… »

Je soupire, un souci en moins, merci. Sauf que c’est pour mieux replonger dans la galère : Damian vient de trouver un cadavre. Je note l’information dans mon esprit tout en sachant pertinemment que cette pauvre personne n’aura jamais la moindre sépulture jusqu’à ce que l’on daigne évacuer les débris. Je me dis que celui qui s’est amusé à tuer cette personne doit encore être dans le coin s’il est encore vivant et visiblement mon compagnon d’infortune en bas, pense la même chose. Mon regard coule vers celui que j’ai sauvé et il se recule en levant les mains.

« Ce… Ce n’est pas moi !
-J’espère pour toi. »

J’écoute ensuite le plan de Damian. C’est plutôt une bonne idée, pour ne pas dire carrément. En revanche…

« J’ai des cordes. Je vais quand même faire un tour pour voir s’il n’y a personne d’autre de vivant ici. A dans dix minutes. »

Je plonge ma main dans les ombres et ressors le sac que je sais être emplis de cordes et autres affaires que j’ai jugé nécessaires pour m’aider à m’en sortir. Rapide, je sors une corde. Au lieu de la laisser pendre, j’attache notre premier survivant au pilier. Il me regarde outré et avant qu’il ne puisse ouvrir la bouche, je murmure.

« De un, c’est pour éviter que vous vous blessiez en allant vous balader. De deux, c’est pour ne pas que vous vous enfuyiez. Après tout, vous êtes peut-être le meurtrier. »

Il tente de se rebeller mais manque de pot, j’ai prit des cours avec Logan pour savoir faire des nœuds complexes et chiants à défaire. Je me retiens de l’assommer puis range mes sacs dans les ombres avant de partir tenter de trouver d’autres personnes. Eloignée, je n’entends pas vraiment ce que Damian me dit. En revanche, je laisse partir Tony lorsque celui-ci m’en fait la demande. Je suis près de ce qui, avant, servait de sortie du parking lorsque j’entends des gémissements… de jeunes gémissements. Oh punaise. Des gamins…

J’aurais du rester au lit, j’aurais du rester au lit. Voilà mon leitmotiv alors que je déblaie les gravats autour de ce qui ressemble à une berline. A l’intérieur, je distingue un… deux… trois ? Non quatre gamins dont l’âge semble osciller entre 4 et 9 ans. On n’est pas sortit de là, c’est moi qui le dit. Avec des gestes, je leur fais comprendre de se protéger et explose la vitre avec un morceau de béton. Me foutant de me blesser, je dégage les morceaux de verre à la main nue. Plus vite je fais sortir les gamins, plus vite je peux calmer leurs cris. J’en ai déjà mal à la tête, c’est dire. Un à un, je les sors et vérifie qu’ils ne sont pas blessés. Ils vont probablement avoir des bleus mais rien de plus. Entre deux pleurs, le plus vieux m’explique que leur nounou les a laissé la pour aller voir ce qu’il se passait dehors et qu’elle n’était pas revenue.

Je me garde bien de leur dire qu’elle ne reviendra probablement pas. Calant le plus jeune sur ma hanche, et tenant le plus vieux par la main qui lui-même en tient un autre qui tient le dernier, je retourne vers le gouffre qui me sépare de Damian. D’une voix neutre, je lâche.

« J’ai trouvé quatre gosses. »

En attendant la réaction de Damian, je détache l’homme en le mettant en garde.

« La priorité, ce n’est plus toi mais les enfants. Soit tu nous aides à les sortir de là, soit je te laisse moisir ici. Je ne peux pas m’occuper de toi comme d’une princesse. Comprit ? »

Il acquiesce. Je récupère la corde, la nouds à son extrémité autour du pilier et la balance dans le vide en espérant ne pas toucher Damian. Pendant ce temps l’homme que je décide de baptiser Chen au vu de ses origines chinoises, me résume les dernières nouvelles de mon compagnon. Un nouveau soupir franchit la barrière de mes lèvres. D’un mouvement de tête, j’indique à Chen.

« Descends. Je ne peux pas te laisser avec les mômes. »

Il obtempère tout en me faisant remarquer que si je veux qu’il nous aide, il va bien falloir que je lui fasse confiance. Oui, c’est logique mais pour le moment… Non. Je regarde les gamins affolés et hagards en me disant qu’ils sont bons pour au moins dix ans de psychanalyse. L’un d’eux me regarde et demande.

« T’es qui ?
-Je suis Melodie. Et toi ?
-Keith. »

Les autres se présentent un à un. Je sors de l’ombre le sac emplit de nourriture. Ils me regardent tous avec des yeux ronds. Bah quoi ?

« T’es une magicienne ?
-Pas vraiment non…
-C’est une mutante ! »

Autour de moi, des « oh » et « ah ». Je soupire et leur tend une bouteille d’eau à se partager. Je suis touchée de voir qu’il n’y a pas de crainte dans leur regard. C’est au moins ça…


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Damian Wayne Al Ghul


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MessageSujet: Re: Coincés dans le Noir [Melodie Eilis & Damian Wayne Al Ghul]   Lun 1 Oct - 14:29




Vision d'ombre qui ne m'échappe pas. Les secours qu'elle disait ? Doté de certains talents insoupçonnés... Je rassemble les données fournies par ma futur femme, trois possibilités s'offrent à moi : Avengers, X-Men ou indépendants. C'est plus fort que moi même dans cette position des plus inconfortable, je rassemble les données du puzzle. A titre personnel savoir qu'elle jouit en plus de ses capacités physique et de son entendement affûté, de pouvoirs, a quelque chose de rassurant vu ce qui nous attend. Je grogne lorsque Mélodie proteste. Si seulement tu savais que je n'existe pas. Elle réagirait – avec beaucoup de chance – différemment. Ou pas.

Pas le temps de protester que déjà la loi de la gravité me rappelle à l'ordre et je termine un étage plus bas sans de trop gros dégâts physiques. J'écoute la voix de la jeune femme me parvenir depuis le trou béant du sol face à elle. Je l'entends se battre avec Fiston 2. Un sourire en coin étire mes lèvres. Vient ensuite le temps des bonnes nouvelles : il y a un mort dans le coffre de la voiture sur laquelle j'ai atéri mais aucun signe du tueur. En revanche la rigidité cadavérique qui n'est pas totalement installée me laisse entendre qu'il est peut-être encore ici.

Je suis surpris d'entendre qu'elle possède des cordes. Je n'en ai pas vu sur elle... Je me ravise. Je l'ai vu communier avec mes vieilles amis. J'ai compris.

Dix minutes durant nous nous séparons et je tombe sur un môme et son père mort. Effrayé, il ne me laisse pas le saisir pour l'extraire de la carcasse de la voiture. Tony m'aidera à “l'apprivoiser”. Le temps s'écoule et nous nous retrouvons au point de rendez-vous : elle en haut, moi en bas. Les nouvelles tombent, quatre mômes de plus. Je fronce le nez. Je suis particulièrement mauvais avec les enfants. Je n'ai pas la patience. En plus ça braille, ça pu... Ma future femme ayant prit les choses en main à l'étage – heureusement parce qu'avec fiston 2 nous n'étions pas sortis – et à l'aide des cordages, offre la descente à notre boulet. Je l'observe descendre, raide comme un “î”, dénué de la moindre souplesse, de la moindre grâce.

- Ça va être compliqué les mômes à la corde. Je me tourne vers l'homme à présent à côté de moi et d'un crochet bien placé je l'assomme. Je n'en veux pas pour témoin, je ne lui fait aucune confiance. Le coup réveille la douleur qui me traverse le bras. Foutu poignet.Foutu coude.Foutue épaule.Foutu galère. Je vais t'envoyer un bout de ma jambe pour que tu bandes les yeux des gamins avec. Raconte leur... Qu'on part en mission spéciale pour aller sauver un autre enfant. Tourne ça en jeu comme tu peux, mais qu'ils ne voient rien. Ça évitera de les effrayer et qu'ils voient ce qu'ils n'auraient pas dû.

Par un bout de ma jambe je parle bien entendu du pantalon, il n'est pas question d’entamer une bataille de bidoche et de me couper en rondelle comme un saucisson. J'arrache donc le tissus, non pas de mon pantalon mais de celui de fiston 2 inconscient à terre et l'envoie à ma future femme par la crevasse béante. En attendant que Mélodie parvienne à convaincre les enfants de jouer aux... Sauveteurs, Ah, ah, ah. Quelle ironie. je sors de ma veste ma flasque réfrigérée. A me voir on a l'impression que je m'enfile de l'alcool, mais il n'en est rien, je prévois : en ingérant du lait je m'offre un plus large champ de possibilités.

- Du lait. Non je ne blague pas. fais-je si tôt que je croise le regard de Mélodie.

J'attends son signal et je dévoile l'un de mes talents à son regard. Les ombres se meuvent, remontent, tissent une passerelle, un pont de mon étage au sien. Je pousse plus loin la concentration et mon regard s'emplit de mes vieilles amis. Rapidement, une “cuvette” s'ombres solides se matérialise pour former un toboggan prêt à recevoir les enfants.

- Fais les glisser rapidement, moins je perds d’énergie, mieux ça vaudra.

Clairement j'indique à Mélodie que si je ne répondrai à aucune question intrusive comme précédemment dit, je ne lui en fait pas moins suffisamment confiance pour lui dévoiler l'un de mes atouts. Il n'y aurait pas eu d'enfant, j'aurai laissé chacun se débrouiller avec les cordes. Vu notre situation, mieux vaut s'économiser. D'un signe de tête, j'indique à ma comparse que vu son poids plume évident, elle peut sans hésiter emprunter le même chemin. Une fois tout le monde descendu, mes ombres se dissipent, et mon regard redevient ordinaire.

- Tony devrait occuper les mômes le temps que tu passes ton coup de fil, mais avant on peut pas laisser le gamin dans la caisse plus longtemps. Vous pouvez enlever vos bandeaux les enfants.
- Trop cool ! On peut recommencer ?
Lance le premier.
- Non.
- Oh allé !
- J'ai dit non.
- Juste une fois...
- S'il te plait !
Lancent les 4 ensemble.
- J'ai dit NON ! ai-je haussé le ton provoquant du coup des pleurs.

Gêné, je me recule d'un pas. Je déteste voir des gosses pleurer. Ma mâchoire se crispe.

- Bon je vais chercher celui de la voiture je te laisse gérer nos mômes ma p'tite femme.

N'y voyez pas le gars qui se défile, mais plutôt le type qui sait qu'il n'y arrivera pas, qui le sait et qui préfère gagner du temps compte tenu des circonstances. J'indique la direction d'un mouvement de tête et m'en retourne vers le véhicule ciblé. Là de nouveau à moitié dans la voiture par la fenêtre. S'en suivent d'âpres négociations. Il en résulte que sa mère se trouve loin à plusieurs pâté de maison d'ici. Bien. Au moins le gamin n'est pas seul. La conclusion tombe :

- Maintenant tu es le seul homme de la maison pour prendre soin de te mère, tu ne voudrais pas la laisser seule, si ? Bon alors il faut que je te tire de là, laisse toi faire.

Heureusement que Tony, à présent sur mon épaule, a amadoué l'oiseau pour moi j'étais à cours d'argument. Le caméléon qui a laisser le temps d'une phrase son masque tomber le remet en place. J'extirpe le garçon qui s'agrippe à mon cou et là c'est le drame. Impossible de faire qu'il me lâche.

- J'ai plus d'air... Aucune réaction. J'étouffe! Echec. J'ai vraiment plus d'air!!! Enfin il desserre un peu ses bras. Je rêve ou un gamin vient de manquer de me tuer ? Passons ce détail gênant.

Je reviens auprès de Mélodie en soupirant :

- Il ne veut plus me lâcher, je fais comment ?

Heureusement les bambins sont incroyable voyant d'autres enfants, il se conduit “en homme” et descends de mes bras en disant :

- T'as raison, c'est moi l'homme de la maison maintenant.

Et le voilà déjà avec ses nouveaux copains. J'arque un sourcil. Moi qui aspire tant à rencontrer mon père... Moi qui suit prêt à crever pour qu'il fasse parti de mon présent... Qui ai tout plaqué pour veiller sur lui de loin et empêcher sa mort... Comment réagirais-je si mon père venait à trépasser ? La réponse est simple : je ne compte pas voir le jour ou exister si je n'ai pas de figure paternelle pour apprendre à marcher... Si je dois subsister, ce ne sera pas en devenant l'un des monstres de la ligue. Ma mâchoire se crispe. D'ailleurs, lorsque je serai enfin parvenu à empêcher la mort de mon père, quelle sera la suite ? C'est bien la première fois que je me pose cette question. Je ne vois pas de suite. Je n'ai pas apprit à voir de suite.

Je m'aperçois de mon silence et tire de ma poche une sorte de gélule métallique. Pas de question, je ne pourrai pas te répondre. Donne moi le téléphone, je vais t'amplifier le réseau, ton appel sera prioritaire mais tu n'auras que très peu de temps. J'appuie sur l'extrémité et se déploient des projecteurs d'hologrammes : l'un pour le clavier, l'autre pour l'écran. Le téléphone en main, quelques manipulations s'en suivent. Pour occuper les mômes, Tony amuse la galerie histoire que nous puissions nous “retourner”. Après plusieurs minutes je tends de nouveau le téléphone à Mélodie :

- Voilà, mais il va littéralement grillé, si tu sens qu'il chauffe, jette le loin de ton visage, tu risques de te brûler avec une étincelle.

C'est précisément cet instant que choisi Fiston 2 pour revenir à lui. Je fais signe à ma future femme que je m'en occupe le temps qu'elle appelle les secours. Le type me dévisage à peine réveillé. J'ai cru que vous étiez le tueur, je ne vous ai pas vu arriver. Vieux réflexes, désolé. Fais-je en haussant des épaules.





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MessageSujet: Re: Coincés dans le Noir [Melodie Eilis & Damian Wayne Al Ghul]   Mer 3 Oct - 15:52

J’use de mes pouvoirs sans même m’en rendre compte. Après tout, j’ai été longtemps entraînée pour pouvoir les utiliser quand je le désire. Je n’en ai pas honte et même si la prudence me dicte parfois de faire attention, je ne me cache pas. Pourquoi le ferais-je ? Tout en moi crie que je suis différente. Mes pouvoirs ne font que confirmer les choses et que l’on ait peur de moi m’indiffère totalement. Surtout maintenant, à je ne sais combien de mètre sous la surface du sol, tandis que je dois sauver des vies. C’est un concept qui m’échappe totalement. Je ne suis pas taillée pour le faire et je n’ai pas du tout le mental type « chevalier servant » comme peut l’avoir Cyclope ou n’importe quel autre Xmen un peu trop Loyal Bon à mon goût. Ils sont nombreux, trop peut-être et pourtant, c’est moi qui me retrouve dans ce trou, à chercher des personnes à sauver et à ramener… Où exactement ? Je n’en ai pas la moindre idée. Il n’y a pas de chemins vers la surface, pas de moyen de retrouver l’air libre. Du coup, je suis un peu perdue… D’autant plus que Charles ne me répond pas, probablement trop occupé à se soucier de ceux qui sont bien plus importants que moi. Oui, je suis amère pour le coup. Parce que là, c’est moi qui risque de finir mes jours dans les pires conditions qui soient : pas au combat non… juste enterrée sous les mètres cubes de béton armé.

La seule chose qui me donne le sourire c’est Damian. Qui aurait cru que je puisse m’entendre avec quelqu’un aussi rapidement… exception faite de Black. Tous deux sont différents mais avec aucun d’entre eux, j’ai besoin de me forcer pour sourire, rire ou même être sociable. C’est quelque chose qui me vient naturellement et étrangement, dans cet environnement qui pourrait me rendre nerveuse, je suis détendue et je m’amuse… enfin presque. Parce qu’évidemment, il faut que le sol s’effondre sous Damian et que je m’inquiète pour lui. Pas parce que nous sommes entrés dans un trip de « futurs mariés » mais simplement parce qu’il m’est véritablement sympathique. Je suis rassurée quand il me dit qu’il va bien.

Moins d’un quart d’heure plus tard, je reviens avec quatre gamins dont un est tellement terrorisé qu’il parvient à peine à marcher. Pour plus de sécurité, je fais descendre notre boulet. J’ai beau l’avoir avertit, je suis quasi certaine que c’est lui qui va nous causer le plus de problème. Il semble croire que nous voulons le tuer et j’ai beau lui dire que non, il ne nous fait pas confiance. Ca tombe bien : nous non plus. Le bruit d’un coup de poing m’informe que Damian l’a renvoyé au pays des bisounours. Je retiens un soupir de soulagement. Qu’il soit le meurtrier ou pas, il va nous laisser tranquille durant quelques minutes au moins. Ne serait-ce que pour nous permettre de faire descendre les gamins tranquillement.

Quelques secondes plus tard, je récupère un bout de tissu et d’une voix d’une douceur que l’on ne m’entend rarement, je leur raconte un léger mensonge et lorsque je leur demande de fermer les yeux afin de pouvoir les leur bander, je glisse dans leur inconscient et le trafique légèrement pour qu’ils restent calmes. Je ne sais pas vraiment ce que Damian a prévu pour les faire descendre mais alors que je vais pour le lui demander, je le vois sortir une flasque et la boire. Son excuse me fait hausser un sourcil et je lui réponds très sérieusement.

« Si t’en veux encore, j’en ai. »

Bah oui, j’ai prévu pas mal de choses avant de venir ici. Parce que je savais avant même d’arriver ici que l’on allait me laisser me débrouiller seule et que les secours ne viendraient pas à moi. Autant dire que je ne regrette rien du tout. Et lentement, sous mon regard qui ne se dérobe pas, le pouvoir de Damian se déploie. Un sourire amusé naît sur mes lèvres : il semble que nous ayons une capacité en commun. Lorsqu’il m’en donne ordre, je fais glisser les gamins en silence. D’ailleurs, je suis concentrée à faire en sorte qu’ils songent à tout sauf à retirer leur bandeau. Les gamins en bas, je saute dans le vide, non sans avoir récupéré toutes mes affaires. Au lieu de m’écraser sur le béton, je plonge dans un trou d’ombre que j’ai crée en un clin d’œil et j’en ressors tout aussi rapidement, pas le moins du monde blessée.

Avec un sourire amusé, j’assiste à la scène des gamins suppliant Damian. La réaction de celui-ci ne plaît pas aux enfants et je lève les yeux au ciel tandis qu’il me laisse avec le quatuor des larmes. Je soupire et m’accroupit pour être à leur hauteur. Je sors des mouchoirs de ma poche et les leur tends.

« On ne peut pas recommencer. Rappelez-vous : nous sommes en mission pour trouver un trésor. Il ne nous reste peu de temps. Vous ne voudriez quand même pas perdre le trésor ?
-Y’a quoi dedans ? »

Merde. Qu’est-ce qui pourrait attire des mômes de cet âge ? Je reste un court instant silencieuse, le temps de me remémorer ce qui me faisait rêver au même âge.

« Du chocolat… Des tonnes de chocolat et des jeux… vidéos. »

Aussitôt, les larmes sont remplacées par de l’impatience. Finalement, je ne sais pas ce que je préfère : les voir pleurer ou les voir prêts à partir nous ne savons où. Je me redresse et me tourne vers Damian au moment où le gamin de la voiture tente de le tuer. J’étouffe un rire amusé alors qu’il me demande ce qu’il doit faire pour être libre. En guise de réponse, je hausse un sourcil : c’est pas parce que je suis une femme que j’ai le mode d’emploi des gamins. Et puis, il m’a laissé avec les quatre autres, il peut gérer celui-là qui, finalement, se détache pour rejoindre les autres. Et là, débute le concert de « t’es qui ». Je m’éloigne quelque peu et Tony me file entre les jambes pour aller occuper l’attention de nos mini-parasites.

Je tends le téléphone à Damian qui me demande de ne pas poser de questions. Je me contente de rester silencieuse jusqu’à ce qu’il me rende le terminal. Je reste un instant à le contempler en me demander qui je vais bien pouvoir appeler. Je passe en revue toutes mes possibilités. Il y en a une qui retient tout particulièrement mon attention mais je la laisse de côté en espérant en trouver une autre. Sauf que je n’en trouve pas. Je soupire, d’ores et déjà agacée à l’idée de le déranger tandis qu’il doit être en train de se battre à l’extérieur. C’est pourtant décidée que je tape son numéro. J’ose espérer que Stark a installer de quoi communiquer ou du moins, m’entendre parce que je le vois mal dégainer son portable et demander un temps mort pour m’écouter lui parler. Avec bonheur, j’entends la tonalité et quelqu’un décrocher. Rapidement, je lâche mon message.

« Je n’ai pas beaucoup de temps. Je suis coincée dans le parking sous-terrain de l’immeuble qui s’est effondré. Il y a 7 personnes avec moi. Trouves Xavier et demandes-lui de nous envoyer des ambulances quand nous sortirons. Nous allons passer par les égouts. Il est tout à fait capable de me localiser. Prends soin de toi. »

Je raccroche. Je ne sais même pas s’il m’a réellement entendu. De toute manière, il aurait été incapable de me répondre. Du moins, c’est ce que je pense. Je n’ai pas grillé totalement le téléphone mais je ne sais pas s’il va marcher ou pas. Au cas où, je range le téléphone dans l’une de mes poches et me penche pour sortir le sac de nourriture.

« C’est l’heure du goûter! »

Aussitôt, les gamins me rejoignent. Je les fais s’asseoir et sort une bouteille d’eau pour eux et pour nous. A Damian, je tends une petite bouteille de lait. Je me souviens l’avoir prise au cas où des enfants seraient avec moi. C’est le cas mais quelque chose me dit que l’adulte a plus besoin de lait qu’eux. A côté de moi, Fiston 2 s’agite. Je lui jette un regard.

« On devrait se dépêcher.
-Ecoute, on en a pour deux minutes. Si toi tu passes ton temps dans les vapes, nous on passe notre temps à vous aider à survivre. Les gamins ont faim. Nous avons besoin de souffler un peu. »

Et surtout, j’ai besoin de temps pour laisser mes ombres trouver un moyen de joindre les égouts. Tout en chantonnant mentalement pour ne pas perdre ma concentration, je m’accroupis pour donner de quoi manger aux gamins. Ce n’est pas énorme, d’autant plus que je rationne afin d’être certaine que l’on est de quoi tenir pendant un bon bout de temps. Je n’oublie pas Tony, je n’ai pas vraiment de viande mais je lui donne au moins de quoi boire. Et soudain, une information me parvient de l’une de mes ombres. Je murmure à Damian après m’être relevée.

« J’ai trouvé une sortie possible. »


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Adam


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MessageSujet: Re: Coincés dans le Noir [Melodie Eilis & Damian Wayne Al Ghul]   Jeu 11 Oct - 19:25

D'ici, vous n'entendez pas le murmure. D'ici, vous ne réalisez peut-être pas la tourmente dans lequel est plongé le Leader des Avengers. D'ici, vous ne savez pas encore qu'Iron Man vient de disparaitre sous terre, d'un geste du Visiteur. Visiteur qui met au tapis Black Bolt, Visiteur qui a forcé les militaires à abattre des enfants. Et d'un geste, d'un pouvoir mystique aussi ignoble qu'inimaginable, il fait relever les morts qui se dressent, tordus, sanglants face au Héro.

Un héro qui murmure : « Te. Détruire. »

Vos deux héros se sont engouffrés au second sous-sol d'un parking. Accompagnés d'enfants secourus et d'un homme, ce n'est pourtant pas votre vison et encore moins des ombres qui vous aideront. Instinctivement, vos mains se portent à vos oreilles, et un haut le coeur vous saisit. Ceci est du aux électrons libérés par le Leader des Avengers involontairement. Ou non. Probablement, l'Histoire ne saura jamais le pourquoi de la destruction de tout le quartier dans lequel vos personnages se situent. Une cacophonie résonne dans ce parking : c'est le sol qui s'ouvre, béant, au ciel. Fissuré par les électrons, des gravats commencent déjà à s'écrouler. Par dessus cela, viennent s'ajouter les cris des enfants.

Oh, non, ils n'ont pas peur non.
Ils voient juste un pilier se décrocher du sol, du plafond, et lentement, s'abbat telle une guillottine sur la jeune mutante, Mélodie Eilis.




La Puissance Absolue

Arrêtez de prier, Adam n'a que faire de vos requêtes, il en a marre des demandes qui n'en finissent pas. Adam attend des actes, si vos actes l'impressionnent alors peut-être vous écoutera-t-il.

Adam refuse les MPs car Adam n'est qu'un PNJ, la section des questions est là pour plus d'efficacité et de rapidité dans le traitement des questions.
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Damian Wayne Al Ghul


Broken Mirror

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MessageSujet: Re: Coincés dans le Noir [Melodie Eilis & Damian Wayne Al Ghul]   Mer 17 Oct - 8:10




Fort heureusement pour moi, Mélodie semble savoir y faire davantage avec les enfants. Tact féminin ? Instinct maternel ? J'en sais rien, mais le fait est qu'elle calme leurs pleurs. Et c'est parfait comme ça.

Néanmoins, je n'ai pas finit avec celui qui se trouve dans mes bras et qui m'offre un début de prise de catch ou alors de marins… Je ne sais pas trop. Désormais libre je ne suis pas mécontent de retrouver ma "liberté".

Lorsque Mélodie passe son appel, je n'en écoute pas le contenu. Depuis le départ, je suis parti du principe ou pour sortir d'ici du moins, je peux faire confiance à celle qui maintenant propose un goûter. Bien sûr pas à moi, aux enfants. J'en regrette presque l'étranglement précédent. Remarquez, je pourrai tenter une approche, ne m'a-t-elle pas dit qu'elle avait du lait ? Je m'abstiens. Entre ces gosses et moi la priorité est toute trouvée, surtout si on est coincé là un moment. D'un coup je regrette de pas avoir six ans - juste pour la brique de lait. Mais lorsque j'ai le droit à la mienne, j'avoue qu'à l'image de la marmaille, je suis un peu moins bougon et l'en remercie.

L'idiot du village - Fiston 2 - s'éveille, s'agite et commence à vouloir nous prodiguer ses bons conseils. J'arque un sourcil, bras croisés en l'observant. Il est sérieux là ? Depuis le départ NOUS le traînons et il se permet des remarques ? Oui le temps presse, mais non, avec autant de tête blondes, on ne peut pas se dépêcher. Fort heureusement pour son matricule, c'est Mélodie qui le remet à sa place. Moi je l'aurai assommé et laissé là sur place pour ne m'occuper plus que des enfants.

J'apprécie l'attention portée à Tony, même si je n'en dis rien. Rares sont ceux qui, dans cette situation, prendraient le temps de s'arrêter sur un animal de compagnie aussi singulier pour lui offrir de l'eau claire. D'ailleurs le rongeur ne manque pas d'apprécier et le démontre en se ruant dessus.

- Tu vas éclater Tony… Va doucement.

L'animal couine en protestation et la chose semble vouloir dire "occupe toi de tes affaires, moi je me suis coltiné les enfants à occuper". Un sourire en coin étire mes lèvres et j'extrais de ma poche un petit cube de viande séchée pour compléter sa prise de force.s

- C'est pas comestible pour les lâches. Fais-je à l'intention du fiston 2 avant qu'il ne réclame. L'un des enfants se tourne curieux d'avoir la même chose que Tony et j'arque un sourcil à sa demande : C'est pas bon pour les humains, tu vas avoir la même moustache que Tony si t'en mange. Les rires des enfants s'élèvent. Tiens, à noter, je suis drôle même quand je le veux pas. Si demain je perds mon boulot, je pourrai faire nounou…

Un soupire quitte mes lèvres. Être coincé ici commence à me taper sur le système. J'ai besoin de savoir de quoi il retourne la haut pour me repérer dans "ma" chronologie. J'ai besoin de repère car je sens que quelque chose ne tourne pas rond dans "mon" histoire.

Mélodie se relève et m'indique avoir trouvé une sortie. J'ai à peine le temps d'acquiescer qu'un son inhumain s'élève. Je porte mes mains à mes oreilles instinctivement pour en diminuer l'arrivée le son, en vain. Genoux posés au sol, je perçois à peine dans ce bruit assourdissant, les pleurs des mômes. Tony d'instinct se réfugie bien à l'abri dans mes ombres. Je n'ai pas le réflexe de nous enfermer derrière une sphère de mes précieuses amies, trop occupé à subir, mon unique réflexe va à l'égard des enfants. Mes ombres envahissent discrètement leurs oreilles pour les obstruer et les protéger de cette horreur. Un goût amer envahit mes lèvres.

Combien de temps dure ce supplice ? J'en ai pas la moindre idée, mais la précarité de la situation me donne l'impression que ça a duré presque aussi longtemps que ces années passée auprès de mon grand-père dément. Maintenant, le Caméléon chasse le masque de l'humour pour reprendre celui qu'il porte le plus souvent : celui du "fils" de la Ligue. Professionnel et surentraîné.

Autour de nous le sol tremble, les parois s'effritent, la poussière tombe. Bon dieu, ça ne va jamais tenir debout ! D'importants gravats chutent ici et là. J'ai à peine le temps de repousser l'un des gosses pour lui éviter de finir écraser, que déjà un autre est menacé. Les enfants hurlent, pleurent, paniqués.

Quelques secondes durant, je détourne mon regard de fiston 2 qui termine broyé sous un monticule de gravats que j'évite in extrémis. Le plafond se déchire à l'image du papier et la lumière du jour commence à pénétrer.

Cette fois je n'ai pas le choix, je vais devoir user de mes dons que les mômes y assistent sans avoir les yeux bandés ou pas. Je me tourne vers Mélodie pour lui signifier mes intentions, mais j'assiste impuissant à l'effondrement de la colonne sur Mélodie. Elle est trop loin, les gravats qui s'effondrent font trop de bruit pour que ma voix soit entendue, trop tard, déjà, le béton s'abat sur elle pour sinistrement l'écraser.

Les cris des enfants redoublent, les pleurs aussi et brusquement, il n'y a plus qu'eux pour empêcher le silence de retomber. Le calme revient, le sol cesse de trembler. Sans réfléchir, je me précipite vers Mélodie et aussitôt, m'empresse de la dégager.

- LA FERME LES GOSSES. Ai-je lâché avec une autorité qui leur fait observer le silence. Je n'ai pas envie de jouer.

Rapidement, le visage de Mélodie apparait, tout comme son corps. Ses paupières fermées et la plaie à son front ne me laissent rien imaginer de bon. J'approche mon oreille de son visage, je n'espère rien entendre, mes tympans sifflent au point ou momentanément, je suis désorienté et sourd. J'espère sentir son souffle. Quelques secondes et je perçois sa respiration, faible, mais elle est toujours vivante. Je l'examine rapidement, à vu de nez, elle a plusieurs fractures.

Il nous faut sortir et de toute urgence, Mélodie a besoin de soins. Et très vite. Je m'approche des mômes qui par miracle sont tous vivants et les observe. Déjà des questions s'élèvent :

- Elle va bien ta copine ?
- Non.
- Elle est morte ta copine ?
- Non et c'est pas ma copine.
- On va mourir ?
- Si vous ne faites pas exactement ce que je vais vous dire, oui on va tous mourir.


J'observe autour de nous et j'en reviens toujours à cette sortie vers l'extérieur par le "ciel" qui vient de s'ouvrir. Mon regard glisse sur les mômes. Comment les faire monter ? Douleur. Je réalise seulement que j'ai le poignet cette fois totalement en vrac. Quel con. Je ne me suis même pas examiné. S'en suit un rapide examen et une remise en place du poignet. La douleur est tut autant que possible. Mon attention revient sur Mélodie. La déplacer va s'avérer compliqué. Elle ne doit pas être déplacée sans précaution.

- Bon les enfants, je vais vous remettre les bandeaux.
- Pourquoi ?
- Parce que. Ensuite vous allez mettre vos mains sur vos oreilles et vous allez chanter aussi fort que vous le pourrez et vous n'arrêterez que lorsque je vous enlèverai le bandeau.
- On chante quoi ?
- Votre chanson préférée, c'est quoi ?
- La chanson de Freddy !
- Freddy ? C'est quoi ça ?
- Les Comptines de Freddy ! T'y connais rien !
me lancent les gamins en coeur.

Je ne connais rien aux films, je n'ai jamais mis les pieds dans un cinéma et je suis loin de me douter que les enfants regardent tous en douce des films d'horreur. Aussi, lorsque je termine de leur bander les yeux et que tout en se bouchant les oreilles, ils commencent à chanter :

Une, deux, Freddy te coupera en deux
Trois, quatre, remonte chez toi quatre à quatre

Je les regarde tout de même à deux fois. Je forme une chaîne avec les enfants bras dessus, bras dessous, tout en les laissant se boucher les oreilles. Je les dispose en cercle pendant qu'ils poursuivent :

Cinq, six, n'oublie pas ton crucifix
Sept, huit, surtout ne dors pas la nuit
Neuf, dix, il est caché sous ton lit

Ces enfants sont des monstres… Pas de temps à perdre.

Je ne m'arrête pas et les mène non loin de Mélodie. Mes ombres glissent sous son corps et se solidifient pour former une sorte de brancard. D'autres la recouvrent afin de la maintenir en place. Seul son visage est dégagé. Un dernier coup d'oeil en direction du ciel : je n'ai pas le droit à l'erreur et il n'y aura pas deux tentatives possibles, si je me plante, on tombe, on meurt, fin de l'histoire. La mort la plus conne de l'histoire.

Un, deux, voilà Freddy l'affreux
Trois, quatre, attention il va te battre

Je peine à me concentrer avec cette chanson infâme que braillent les gosses. Mais quelle idée ai-je eu de leur dire de chanter… Je sors de ma poche un papier chiffonné mais vierge. Je n'ai rien pour écrire. Regard circulaire. Mélodie m'a dit faire parti des secours donc la haut ils l'attendent et bien que j'ignore qui d'autre est avec elle, je ne tiens pas à être vu. Une flaque qu'huile sombre de voiture. Parfait. Je rédige rapidement un message à l'intention des soins et le dépose sur la jeune femme. Mes ombres l'aspirent. Dissipées, elles dévoileront le message qui restera sur la jeune femme.

Colonne du parking effondré sur elle. Probable commotion. Avant bras gauche - jambe droite brisés. 3em et 5em côtes probablement brisée. Déplacée sur brancard. Aucune reprise de conscience. Incident produit aux alentour de 17h.

Nouveau regard vers la sortie. Je sais que je temps presse, mais je dois évaluer les choses pour m'économiser au maximum, ceci afin qu'en cas de pépin, je puisse improviser. Soupire.

Cinq, six, saisie-toi vite d'un crucifix
Sept, huit, reste éveillé toute la nuit
Neuf, dix, si tu t'en dors s'en est fini

Et les enfants recommencent à chanter leur horreur depuis le départ. Quelqu'un dans l'assistance aurait une corde ? Histoire que je me pende.

Je crée autour de nous une sphère dont je solidifie les parois. Mes ombres forment sous cette dernière un pilier grandissant ce qui a un effet "ascenseur" pour nous. Arrivés en haut je bouscule les enfants pour qu'ils aillent au plus vite sur le sol solide. Grâce au brancard improvisé je fais de même avec Mélodie avant de tomber à genoux sur le goudron. Les enfants chantent toujours, il voient ça comme un jeu. Je suis essoufflé et vidé, mes ombres se sont dispersées. L'adrénaline retombe : nous sommes enfin dehors. Des douleurs me parviennent, mais je n'ai pas le temps de m'attarder que je repère "les secours" ou plutôt que je les reconnais au loin. X-Men. Mon sang ne fait qu'un tour. Il y a un télépathe dans le coin. Je dois me tirer et vite.

Malgrés cela, en fin de message sont ajoutées des coordonnées GPS une date - deux jours plus tard - et un horaire, avec le pseudo "Professeur X" de rayé. Ainsi si une rencontre vient à être souhaité, je signifie ne pas être contre mais je refuse tout contact avec un télépathe. Je dois partir maintenant.

Pendant quelques secondes pourtant, mon corps refuse de se relever, impossible de me mouvoir. Mon regard se pose sur un paysage qui m'est déjà plus familier : un quartier de New York en ruine. La végétation en moins, c'est comme à la maison. Quelques heures plus tôt ici se dressaient des immeubles luxueux gigantesques… Pas une seconde chez moi je n'ai réalisé ce qu'impliquaient ces ruines... Aujourd'hui j'en suis témoin...

Pas le temps de s'attarder, mes ombres couvrent tout mon corps, visage inclus. Les enfants continuent de chanter à tue-tête, parfait. Ils attireront l'attention et les secours ne tarderont pas pour Mélodie. Si seulement j'avais sut qu'elle avait un télépathe dans son entourage… Il y a des libertés que je n'aurai pas prit. Au moins, je n'ai laissé aucune trace derrière puisque j'ai toujours tout dans mes ombres. Tant mieux, personne ne remontera jusqu'à moi est c'est surtout ce à quoi je tiens.

Une grande flaque au loin me laisse entrevoir ma sortie. Je m'y précipite malgré l'effort que cela me demande. Mon reflet est à la surface de l'eau. Parfait. J'y disparais usant de mon don de réflexion.
Hors Jeu:
 





L'urgent est déjà fait,
L'impossible est en cours...
Pour les miracles, prévoir un délais...

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Blackagar Boltagon


Avenger

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MessageSujet: Re: Coincés dans le Noir [Melodie Eilis & Damian Wayne Al Ghul]   Ven 19 Oct - 15:48

Arrow Mise en déroute

Manhattan brisée. Trois Visiteurs encore actifs. Des dizaines de pompiers, policiers et ambulanciers essayant de se construire un chemin jusqu'aux milliers de blessés. Quelques héros et vilains essayant de simplement survivre jusqu'au lendemain, certains s'entraidant même dans l'espoir de pouvoir s'affronter en des temps meilleurs.
Et le chef des Avengers ne s'en occupait pas.

Flottant au-dessus de Manhattan, entouré d'une aura d'énergie rouge vif, portant une sorte de combinaison pourpre munie d'un étonnant symbole, il ne se souciait plus de ses collègues, des innocents ou de la protection de la ville. Seule comptait la rage, et le plaisir irraisonné d'y céder enfin.

Le poing droit serré, ses yeux désormais bordeaux fixés sur l'étrange chevalière qui avait rougi sa peau et avait ajouté à son sang un feu qui le brûlait de l'intérieur, Blackagar Boltagon cherchait - et venait de trouver.
Harley Quinn. La terroriste responsable de la destruction du métro, de l'échec de sa première intervention en ville - du début de la fin. Depuis, il avait peu à peu perdu confiance en lui, et avait dû être poussé dans ses ultimes retranchements par le massacre d'enfants et l'enlèvement d'Anthony pour parvenir à se relever et à reprendre enfin le contrôle de la situation.

Qu'importe sa culpabilité personnelle, qu'importe l'influence de la chevalière et les étonnants pouvoirs qu'il possédait désormais : pour lui, Harley Quinn était seule responsable de tous ses malheurs.
Il était temps qu'elle paye.

Un sourire sadique apparut sur son visage déformé par la rage quand il cracha à nouveau un litre de sang rouge vif sur sa chevalière, le liquide se transformant immédiatement en énergie bordeaux qui fila vers la direction visée par l'anneau. Sans savoir comment, l'Inhumain pouvait désormais localiser autrui, et il venait enfin de trouver Harley Quinn - en piteux état.
S'il était déçu de découvrir qu'elle était salement blessée par une longue chute, il n'avait aucun remords à envoyer une salve d'énergie pourpre vers elle pour l'achever. Elle ne méritait pas mieux... aucun de ses ennemis ne méritait mieux.

Son sourire ne fit que s'intensifier alors que son esprit était comme porté par l'énergie, ses yeux semblant transférés directement vers la salve lancée. Il se vit approcher de l'immeuble où se trouvait Harley Quinn, il se vit propulser au loin un camion de pompiers encombrant et bousculer sur son passage des ambulanciers - mais il ne se vit pas embrocher définitivement son adversaire.


"NON !"

Se tenant le crâne entre les mains, Blackagar poussa un hurlement de frustration et de colère... sans que la moindre énergie ne soit expulsée de sa gorge.
Il avait parlé mais rien ne s'était passé. Et il n'avait pu frapper Harley car son énergie pourpre s'était estompée, vidée de sa puissance.

Il était vidé, véritablement.
Son énergie personnelle avait disparu, et il sentait un puissant mal de crâne l'agresser tandis que le feu dans ses veines s'intensifiait. Ce nouvel échec, cette nouvelle frustration et ces douleurs ne firent qu'attiser la rage - et le pousser à regarder autour de lui. Et à découvrir Melodie, quelques mètres sous lui.

La rage dominait amplement, et son seul but était de châtier Harley tout en protégeant Melodie. Et dans sa vision désormais rouge sang du monde et de la situation, il vit autour d'elle cinq formes hurlantes, qu'il prit immédiatement pour des dangers ; de nouveaux monstres issus des Visiteurs, qui voulaient achever le travail entrepris par ses ennemis.
Melodie était déjà inconsciente selon sa chevalière, et ces fous voulaient arracher la dernière parcelle de vie en elle. La rage ne le permettrait pas.

"MELODIE !"

Son croassement inhumain se perdit dans sa descente en piqué. Toujours entouré de son énergie rouge, souffrant de plus en plus de son feu intérieur, Boltagon sentait que sa puissance avait décliné. Ses nouveaux pouvoirs se nourrissaient de ses propres capacités, mais celles-ci avaient été vidées - alors qu'il s'était senti "plein" quelques instants plus tôt.

Habituellement, il aurait réfléchi à cette problématique, mais la rage ne le lui permettait pas. Atterrissant avec violence à quelques mètres de Melodie, il émergea d'un nouveau cratère le visage déformé par la haine, le besoin d'énergie et le refus de laisser la femme qu'il aimait en danger.
Utilisant sa force amplifiée par la chevalière, il sauta directement sur les cinq formes, étonnamment passives et toujours braillardes. Sans remords, sans attente, sans hésitation, l'Inhumain frappa, explosa, cracha sur chaque ennemi, arrachant des têtes et des membres avec une violence rare. Même sa précédente attaque contre des zombies était moins impressionnante, et cette agression n'avait d'égale que celle subie par le Visiteur.

En moins de cinq minutes, il avait tué les cinq menaces, et lança immédiatement l'absorption des électrons.
S'élevant au-dessus du sol, un sourire de satisfaction sur le visage, les yeux mi-clos, il imaginait déjà comment il reprendrait l'attaque de Harley Quinn, comment il retrouverait la Shiva et leur ferait enfin payer ce qu'ils lui avaient fait. Alors que l'énergie de ses victimes quittait leurs corps, que ceux-ci étaient même démantelés électron après électron pour être absorbés, Blackagar imaginait le futur avec plaisir et violence, comme la rage l'espérait.

Malheureusement, Blackagar commit l'erreur de rouvrir les yeux pour voir Melodie, et posa son regard sur une de ses victimes, peu à peu rongée par les électrons absorbés.
Et il découvrit que ce n'était qu'un enfant.


"Non..."

Un murmure. Un simple murmure qui propulsa au loin les corps encore restants des cinq enfants, placés autour de Melodie Eilis par Damian Al Ghul Wayne, quelques minutes auparavant.
Considérés comme des menaces. Assassinés. Massacrés. Absorbés comme de simples objets. Par lui, Blackagar Boltagon - leader des Avengers, et défenseur de la Vie.

Cinq enfants. Il avait tué cinq enfants.

Sans s'en rendre compte, l'Inhumain s'était écroulé. Accroupi au sol, fixant avec terreur les cadavres massacrés par ses propres mains, n'osant regarder ses doigts recouverts de son sang mais aussi du leur, il essayait de comprendre ce qu'il se passait - mais la rage ne le laisserait pas filer aussi facilement.

Sitôt avoir compris ce qu'il se passait, il fut assailli par une douleur absolue, brûlant chaque veine, chaque millimètre de peau. Il avait l'impression que son corps entier était en feu, et que les flammes provenaient de son propre être.

Il mourrait d'un feu intérieur, et la rage lui hurlait de se reprendre, de lui fournir cette énergie qui lui manquait, d'attaquer Harley Quinn et de châtier ceux qui le méritaient.
Et la proposition était tentante, si tentante, d'oublier ce qu'il venait de faire, d'oublier les victimes, d'oublier les remords et de frapper ceux qui lui avaient fait tant de mal, ceux qui avaient fait de son existence un véritable enfer. Il aurait certainement saisi cette opportunité
si la terre n'avait pas tremblé sous ses pieds.

Manhattan était en train de... glisser.
Les gravats, les corps glissaient le long d'une pente récemment formée, alors que toute l'île était attirée par le fleuve. Par ce que son esprit, qui revenait peu à peu aux commandes, reconnut comme étant le fruit de ses propres erreurs.

Le trou formé dans l'eau lors de l'arrivée de la chevalière était d'une vingtaine de kilomètres, et avait besoin d'être comblé. Si le fleuve l'avait rempli jusque-là, ce ne serait jamais assez, et Manhattan allait s'abandonner dans cet espace si rien n'était fait pour l'empêcher - si personne ne réparait ses propres erreurs.

Blackagar Boltagon poussa un de ses habituels soupirs silencieux. Les secondes s'arrêtèrent alors qu'il posait des yeux désormais bleus sur le monde autour de lui.
Des gravats. Des ruines. Des cadavres. Melodie. Une ville sur le point de céder, mais qui refusait de céder. La chevalière le brûlait affreusement, et son sang coulait de son nez et de ses oreilles, mais elle l'informait quand même que le Batman était revenu pour sauver quelques vies, que Spider-Man luttait contre tous les démons, y compris les siens, que ses camarades Avengers sortaient des décombres des innocents, que les X-Men luttaient pour protéger et servir des gens qui les haïssaient et les craignaient.

New York ne cédait pas. New York n'abandonnait pas.
Et New York ne tomberait pas - au sens figuré et au sens propre.

Lentement, Blackagar releva une cuisse, et ne laissa que la jambe droite au sol. Il posa des yeux tristes sur Melodie, mais les releva immédiatement vers le ciel. Son visage se déforma, mais non plus en une expression de rage, mais de détermination.
Il décolla dans un éclair bleuté - et non plus rouge.

La chevalière n'avait fait que réveiller ce qui était enfoui : il était le seul responsable de ces massacres et du danger qui reposait sur des millions de personnes. C'était à lui d'arranger ça.
La chevalière se nourrissait de sa propre énergie pour créer des formes, mais il était hors de question d'absorber encore des électrons - même venant d'objets. Au fond de lui, Boltagon avait toujours su que l'essentiel de sa puissance était stockée dans son esprit, dans sa gorge. Elle l'empêchait de parler, de communiquer, et il n'avait jamais pu pleinement la mesurer... avant aujourd'hui.

Malgré le feu, malgré la douleur et le refus de la chevalière, qui semblait avoir une conscience propre, l'Inhumain approcha son poing droit de sa bouche. Il colla ses lèvres contre l'objet inconnu alors que ses yeux se posaient sur les milliers de gravats et de ruines d'immeubles juste sous lui.
Et il hurla.

Plus fort, plus violemment, plus désespérément que jamais, Blackagar Boltagon hurla pour recharger la chevalière. Et de cette énergie nouvelle, de cette puissance inégalée qui avait toujours résidé en lui, il en fit d'immenses rayons d'énergie mi-rouges, mi-bleus qui vinrent prendre, sous la commande son bras gauche, les milliers de gravats issus des récentes destructions - pour les amener dans le trou formé dans le fleuve.

Le procédé était douloureux, plus que jamais. Malgré son aura protectrice, malgré la défense de la chevalière, sa chair disparaissait, anéantie par la puissance du hurlement ; ses doigts eux-mêmes commençaient à être annihilés par la force du cri.
Il continuait.

Les gravats étaient amenés avec rapidité et soin vers le trou, qui était peu à peu rempli. Manhattan était peu à peu déblayée de ses ruines, tandis que la main entière de l'Inhumain avait été fauchée par sa puissance - seule une énergie rouge et bleue maintenait désormais sa chevalière contre ses lèvres.
Le reste de son corps était peu à peu effacé par cette puissance enfin relâchée, mais trop forte pour cette enveloppe. Il continuait.

Aucun souvenir ne défilait dans son esprit, aucune image ne le mena à son passé. Ni ses parents, ni ses collègues, ni son peuple ne vinrent troubler les deux seules pensées qui dictaient son action.
Sauver Manhattan. Sauver Melodie.

L'énergie rouge et bleue ramassait d'ultimes gravats pour les placer au-dessus du trou quasiment rempli. Son corps avait quasiment disparu, seuls restaient son torse et son visage, crispé par la seule détermination. Et alors qu'il fixait pour la dernière fois les ruines qui devaient combler définitivement le trou du fleuve... Blackagar Boltagon disparut.


Son corps s'évapora, vaincu par l'extrême puissance qui avait résidé dans son être, incapable de contenir une telle énergie libérée. Les derniers atomes de Blackagar Boltagon se volatilisèrent dans l'atmosphère alors que les gravats s'écroulaient parfaitement dans le trou.

La chevalière disparut dans un éclair rougeoyant. Le fleuve reprit son équilibre, tout comme Manhattan qui arrêtait de glisser et retrouvait sa posture habituelle.
Le leader des Avengers s'était sacrifié pour réparer ce qu'il avait brisé - à voir maintenant s'il serait célébré comme le héros qui avait sauvé Manhattan, ou le monstre qui avait failli propulser l'île au fond de la Terre. Et à voir comment ses collègues et proches se relèveraient de cette nouvelle.

Blackagar Boltagon était mort.
A eux de vivre avec ça.
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Melodie Eilis




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MessageSujet: Re: Coincés dans le Noir [Melodie Eilis & Damian Wayne Al Ghul]   Mar 23 Oct - 14:26

M'occuper des gosses équivaut à me distraire de mes inquiétudes. Oh, je ne suis pas vraiment inquiète pour notre survie. Après tout, Damian et moi savons nous en sortir et apparemment, ce ne sont pas 5 gamins qui vont nous changer réellement la donne. En revanche, fiston 2 …
Non, c'est plutôt autre chose ou quelqu'un d'autre qui m'inquiète. Mon instinct s'est emballé depuis que j'ai entré le numéro dans le téléphone, depuis que j'ai laissé ce message. J'aurais probablement du appeler Charles mais depuis quelques temps, il ne figure plus en première ligne des personnes qui peuvent m'aider dans n'importe quelle situation. D'autant plus que c'est lui qui m'a envoyé ici. Se doutait-il seulement de ce qui allait se passer ? Je ne crois pas...

Le goûter distribué à chaque membre de ma « tribu », vison comprit, je finis par me redresser en murmurant la probable meilleure nouvelle de la journée : une sortie. Mais je n'ai pas l'occasion de faire un pas en sa direction que je me retrouve à genoux sur le sol, les mains bouchant vainement mes oreilles, les dents plantées dans ma lèvres inférieure pour retenir les hauts le cœur qui me crispent à intervalles plus ou moins réguliers, comme autant de vagues dont l'intensité s'accroît avant de se réduire trop lentement à mon goût. Sonnée tant par le malaise que par la violence de l'intuition qui a envahit mon esprit, je reste à genoux, les paumes posées au sol, à secouer la tête. Ce ne peut pas être lui... Non...

Pourtant, tout concorde à peu de choses près. Le son, les sensations... Tout ce que j'ai pu lire dans le dossier que l'on m'a donné à son sujet. Je sais qu'il y a des choses qui m'échappent, des choses que je ne veux pas savoir sans qu'il ne m'en parle. Mais là... La seule chose qui pourrait m'induire en erreur est la présence des Visiteurs. Sauf que s'ils avaient eut ce genre de pouvoirs, je crois qu'ils l'auraient déjà utilisé... depuis longtemps.

Coupée du monde à la fois par mes réflexions, mon inquiétude et mon intuition, je n'ai pas fait attention à ce qu'il se passe autour de moi. Ce n'est que lorsque je vois le sol se fissurer à vitesse grand V, que je me dis qu'il y a urgence.

Raté.

Je ne sais pas combien de temps se passe entre le son inhumain et le moment où je réalise qu'il faut que je bouge. Probablement quelques secondes. Mais c'est suffisant pour que lorsque les blocs de bétons commencent à s'effondrer sur moi, je réalise que c'étaient des secondes nécessaires à ma survie.

___________________________________________

La première chose qui me frappe, c'est la souffrance. Elle n'a pas qu'une origine mais plusieurs. Non. En réalité, je suis la douleur même. Je suis incapable de dire où j'ai mal. De toute manière, je suis incapable de parler ou même de soulever les paupières. Les sons me parviennent, étouffés. A tel point que je crois être à quelques centaines de mètres, sous une épaisse couche de coton, des événements qui se déroulent.

Une chanson.

Je la connais... … … Enfin, elle me dit quelque chose. Je ne sais plus. Je ne me souviens plus de l'endroit où je suis ni de ce que j'étais en train de faire. J'ai juste... mal.

Du bruit. Des coups.

Un murmure.

Un surplus de souffrance qui passe presque inaperçu.

Il faut que j'ouvre les paupières. Il y a quelque chose d'important. Je le sais sans savoir quoi.

Noir.

De nouveau, je me réveille... vaguement. Je sens que tout bouge, hormis moi. Je n'y arrive même pas. Enfin si. Lentement, probablement trop, j'ouvre les paupières. La lumière autour de moi me vrille un peu plus le cerveau mais je continue. Il le faut.

Ma vue s’accommode. L'effort m'a un peu plus épuisé mais je résiste pour déterminer qui est celui qui flotte, plus haut que moi.

Lui.

Disparu.

… … …

Noir.


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MessageSujet: Re: Coincés dans le Noir [Melodie Eilis & Damian Wayne Al Ghul]   

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Coincés dans le Noir [Melodie Eilis & Damian Wayne Al Ghul]

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