Mélodie Eillis

Les X-Men voient leurs rangs grossir puisque désormais, l'une de leur enseignante a rejoint New York. Un tourbillon traverse les couloirs de l'Institut de Charles Xavier !

Bienvenue à toi Melodie Eilis !





Abel Cohen

La silhouette du géant hanté se dessine dans nos rues. Son visage presque d'outre tombe est dans l'esprit de certains criminels, est synonyme d'Enfer. Désormais il veille sur nos chers concitoyens !

Bienvenue à toi Abel Cohen !





Nathaniel Drakul

La mutation génétique de sa famille a donné naissance à tout un mythe. On les nommes vulgairement vampires, mais en réalité, toute sa lignée est composée de mutants.

Bienvenue à toi Nathaniel C. Drakul !





Pamela Isley

Amis de la nature, ne soyez plus inquiets pour nos amis les plantes, désormais Poison Ivy est là pour faire entendre leurs voix !

Welcome to Poison Ivy !





Hal Jordan

En plein jour ou dans la nuit noire - Nul mal n’échappe à mon regard - Que ceux qui devant le mal se prosternent - Craignent la lumière des Green Lanterns !
Désormais Green Lantern veille lui aussi sur New York. Nos citoyens connaissent un nouveau bol d'air !

Bienvenue à toi Green Lantern !





Rémy Le Beau

Gambit arpente désormais dans nos rues, mais ce soir, le fait-il au nom des X-Men ou bien pour commettre quelques fripouilleries dont il a le secret ?

Bienvenue à toi Gambit !





Nora Winters

Equilibre et voix de la raison de la tristement célèbre Poison Ivy, sa douceur suffira-t-elle à maintenir la belle plante sur le droit chemin ?

Welcome to Nora Winters !





Loki Laufeyson

Que New York tremble, le divin du mensonge semble bien revanchard dans nos rues, qu'inventara-t-il pour nous rendre la vie impossible ?

Bienvenue à toi dieu de la malice ! !





Holly Robinson

La célèbre comparse de Catwoman hante désormais nos rues. Quelle diablerie va-t-elle inventer pour secouer les New Yorkais ? Que les autorités se méfient de son sourir ravageur !

Bienvenue à toi Hollydays !





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 Just foolin' around — Damian Wayne

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Starbucks Coffee


Fool Moon

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Fool Moon

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MessageSujet: Just foolin' around — Damian Wayne   Ven 29 Juin - 13:55



“ Just foolin' around „
HARLEY QUINN & DAMIAN WAYNE


« On est pas au New Jersey ici ? » Wha. Révélation. Harley, j’apprends des choses, et tu fais de même. Nous ne sommes donc pas au New Jersey. « Si si si niña, otro trago ? » Trago. Ou est trago ? Je ne sais pas ou il est. Pourquoi est-ce qu’il me montre un verre. Non. « Oui » Il me ressert de la tequila. Merde. J’ai plus soif. Pourquoi j’ai dit oui ? Le bruit. Je ferme mes yeux. Du bruit, beaucoup trop de bruit. Il y a ces orchestres de rue qui chantent, qui jouent, qui m’explosent les oreilles. Je suis Harley au cerveau explosé.
Des langues, différentes. De l’espagnol. Je sais parler espagnol, mais. Non. Ma tête se retrouve a avoir mes mains dedans. Dans mes cheveux.. C’est ça je me prend la tête entre les mains. Harley ne sait pas parler espagnol, sauf quelques mots. Donc, moi non plus. Je relève la tête, je regarde autour de moi, ouais, je regarde le bordel qu’est ce bar à merde ou j’ai échoué. Je sais plus comment je suis venue ici. Ah. Ma piqûre remonte à trop peu de temps. Je serais mieux dans un coin, sur un matelas. Dormir. Si je demande à dormir ici, je demande aussi à me faire violer. Mr. J n’est pas là pour moi.
Je dormirai plus tard.

Mes jambes se raidissent. Je réalise que je suis debout. Je vois tout de plus haut que.. Sur une chaise. Ma tête tourne sur elle-même, drôle de sensation, merci doux sucre brun. Je suis en plein quartier latino de New York. Oui, car nous ne sommes pas dans le New Jersey ici, le saviez-vous ? Intéressant à apprendre. Bouche pâteuse. J’ai mangé du plâtre, j’ai bu de l’alcool. La fin de journée approche, et je sors de ce bar, et je sors dans la rue, et je sors me tuer. La musique, la musique, qui m’agresse. Comme toute cette foule qui me pousse, là. Ne me poussez pas, bordel, ne me poussez pas. Poussez pas, ne me poussez pas. Vous ne savez pas qui je suis, hein ? Et on m’agresse. En espagnol, même si je ne connais pas cette langue, je sais que l’on me traite de. De pute. C’est le gérant du bar, gérant de sa propre tombe. J’ai pas d’argent. J’ai pas payé. A quoi bon ? Je sors un pistolet de derrière mon dos, je le pointe vers lui, je tire, je tire, je tire. La foule fuit. On ne m’agresse plus. La foule fuit, certains se mettent à plat ventre, et moi, je lâche le flingue, et je fait pareil. Je cours. Je ne suis qu’une femme aux milieux de beaucoup d’autres qui courent loin de ce tireur inconnu. Personne ne m’a vu, hein ?
Non, personne Harley.
« Taxi ! » J’agite la main, un taxi s’arrête. Ou voulez-vous aller. Au Starbucks Coffee je dis, tout d’abord, histoire de raconter cette aventure à mes amis. « Quelle histoire ma belle ? » Il met le contact, je mets ma ceinture. La sécurité avant tout. Un tueur fou a essayé de tuer quelqu’un. Il rit, et me dit que c’est le but d’un tueur. Je ris. Je sors une lame de ma poche. Rétractable. « Vous avez raison, il faut bien qu’il tue. Pour quoi il va passer sinon ? » Je sors un petit paquet de carte d’une autre poche. J’ai changé d’avis, je ne veux plus aller au Starbucks. Je préfère plutôt faire mon travail avant la détente.

Je suis Ironie la lame plantée dans tes reins.

Je sors, en veillant bien à ne rien laisser dans le taxi, sinon une carte d’Harley Quinn. Et je marche. Pour être opérationnelle en soirée, il faut marcher. Le sport, c’est bon pour la santé qu’ils disent à la télé. Je n’ai pas de télé, dan le squat, mais c’est sûrement l’une des connerie qui y racontée. Attention, le feu brûle, et le froid refroidit. Voyez comme nous sommes francs avec vous, à présent, faites-nous confiance. 2+2=5. Croyez-nous, c’est aussi véridique que le coup avec le feu et l’eau. J’arrive à une cabine téléphonique. « Bonjour, entrepôts Wayne Interprises s’il vous plait. » Un instant je vous prie, veuillez patienter. J’ai lâché mes dernières minutes disponibles pour patienter et entendre une voix grasse au bout du fil. « J’ai une livraison mais je risque d’avoir du retard, y a-t-il une heure maximale ou je peux arriver ? » Nan qu’il me dit, y’en a pas, il rétorque, là, je peux sentir son haleine du combiné, et ça empeste. Il est sous perfusion de café, je peux même venir à quatre heures du matin ça sera bonnet blanc blanc-bonnet. « Vraiment ? Je ne savais pas que vous vous droguiez aussi. » Un lourd soupir me souffle dans l’oreille. Musique espagnole qui me revient en tête. « Neuf heures dernier délais imbécile. » Bip bip. Neuf heures dernier délais, Harley. Bip bip. N’oublie pas les pistolets et l’explosif.
Je compose de nouveau un numéro. Bonjour, au troisième signal sonore, il sera sept heures cinquante-sept..

Mes pieds, je les sens plus vraiment. J’arrive aux docks, la nuit déjà tombée depuis un moment. Moi déjà tombée plusieurs fois. La drogue, l’alcool. Deux amies qui peuvent pas se blairer et qui s’insultent en espagnol. Alors comme ça t’es pas de la drogue du New-Jersey, cabron ? Non, et toi, t’es fabriquée à Atlanta, hija de puta. « Fermez-la. » Je vagabonde entre les différents entrepôts, les différentes caisses qui font deux fois, trois fois ma taille. Je suis pas très grande. Aucun rapport, ne change pas de sujet. Je trouve l’entrepôt. Quel sujet ? Quel rapport ? Personne n’est à l’intérieur, aucune voiture n’est garée en bordure. Je me regarde dans une flaque à mes pieds. Même si je viens de me mettre une délicieuse peinture blanche sur tout le visage, même si mes yeux ne sont cernés de noir et même si mes lèvres ne sont que d’un rouge pétant depuis cinq minutes, mieux vaut vérifier. Bien. Mr. J serait fière de moi. Je réajuste mon corset de cuir bien au niveau de la poitrine. Harley serait fière de moi – je suis fière de moi.
Tout le monde est fier de moi.
J’entre dans l’entrepôt très fier de moi. « Eeny, meeny, miny, moe.. » J’ouvre un barile d’essence très très fier de moi, tandis que son orgueuilleux liquide s’échappe lentement à chacun de mes pas. Traçons le chemin d’Harley en traits de feu, voulez-vous ? « ..Catch a Batman by the wings.. » Un mouvement, quelque part. Là, au fond d’une allée. De ma main libre, je sors un pistolet. Mr. Graisse est-il au bout du fil ou au bout du canon ? « ..If the Joker let him go.. » Ce n’est sûrement pas Batman. « .. Let him fly away ! » Croisement de caisses, de bordel, ma tête qui se tourne, nos regard qui se croisent. Un voleur, un vrai voleur ! Aha. AHAHA ! Pull noir, cagoule noir, chaussures noires. Pistolet noir qui le vise, qui crache des balles d’argent. Il se planque, il part. Et je le poursuis.

L’alcool m’encourage en italien.




Just fear the Queen.


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MessageSujet: Re: Just foolin' around — Damian Wayne   Sam 30 Juin - 18:53


Il est tard lorsqu'enfin, je quitte les bureaux de Wayne Entreprise. J'ai prit l'habitude de toujours arriver le premier, mais également de partir le dernier. Certaines mauvaises langues s'imaginent que je fais ça pour avoir une augmentation. S'ils savaient mon poids en dollars, ils ravaleraient leur venin. L'argent, j'en ai que faire. Approcher le propriétaire de Wayne Entreprise par contre… Découvrir ce père que je n'ai jamais connu… C'est là mon objectif. Ma mère m'a raconté tellement de choses sur lui qu'il faut que je sache… Et puis comment veiller sur une personne sans avoir un minimum sa confiance ? De toute manière, je n'ai que faire de ces "collègues". Ils n'existent pas à mes yeux et ne sont que des obstacles potentiels pour atteindre mon objectif.

Malgré une journée très chargée, ce soir, j'ai des projets. La détente n'est pas d'actualité. Je manque de pièces sur un appareil qui a été endommagé lors que mon arrivée ici. Je suis sûr que pour ses gadgets, mon père doit en posséder des équivalents quelque part. Je serai bien allé trouver Lucius Fox, mais il a déjà beaucoup fait pour moi. Aussi j'ai décidé d'aller directement à la source : dans les stocks de pièces de mon père. Toute la difficulté est de les trouver et plutôt que de chercher dans tous les sens, c'est par le commencement que je débute : les entrepôts de l'entreprise. Je doute trouver quoi que ce soit mais de toute façon, ça fait parti de mon boulot de tout savoir sur l'entreprise pour laquelle je bosse. Après tout, je dois être capable de répondre à n'importe quelle question de mes supérieurs, je ne suis qu'un stagiaire zélé. C'est bien pour ça que si je suis prit ce soir, j'ai déjà mon plan de repli.

Je ne cherche donc pas particulièrement à me cacher et n'use pas de mes ombres pour me rendre sur place. J'enfile simplement une tenue noir, j'entoure mes yeux d'ombres - sans toucher à mes iris - j'enfile gants et bonnet pour ne pas non plus forcer le destin… Je m'enfile un litre de lait avant de partir - juste au cas où - et j'habite assez loin, mais grâce aux reflets je suis rapidement sur les toits pour déboucher près des quais. Ce sont les ombres qui m'offrent un passage ensuite discret sur les toits de l'entrepôt visé.

Là, c'est avec surprise que je découvre qu'on m'a piqué la première place, d'abord alerté par des bruits et une voix. Je contourne sur les toits, la pièce en contrebas afin d'avoir un meilleur champ de vision, intrigué. J'arque un sourcil face au spectacle qui s'offre à moi. J'ai jamais bon en histoire, je n'ai pas la moindre idée de qui j'observe, mais cette jeune femme a l'air complètement ivre. Discrètement, je descend, amusé d'une certaine manière. Je me moque du matériel, parce qu'au final, se posséder soi-même c'est la seule chose qui compte. Ce qui m'amuse ? L'intérêt à faire - semblerait-il - sauter l'entrepôt. Assurance ? Mon père n'a jamais été un arnaqueur dans les récits de ma mère… Une vengeance ? Mais qu'est-ce que ça peut faire à Bruce de perdre un entrepôt ? Si y'a pas de mort, dans deux jours il aura de quoi en ouvrir 5 comme celui-ci…

Je réalise. Si l'entrepôt saute… Pas de pièce. Pas de pièce… Pas de réparations.

Merde ! Me suis-je alors dit.

Faisant volontairement du bruit, à présent au rez-de-chaussée de l'entrepôt, je me montre en sortant des ombres à l'opposé de la jeune femme, mais face à elle. Je n'ai jamais été un lâche, ma mère ne l'aurai pas permit. Les mains dans les poches, j'avance doucement, avec prudence, prêt à fondre dans les ombres pour utiliser un reflet pour éviter toute réaction trop virulente.

<< Dis “Energiser”… Ça m'emmerde pas que tu fasses tout péter, mais tu peux me laisser le temps de chercher un truc ? Au pire j'te file un coup de main pour tout faire sauter ensuite en dédommagement. >> Dis-je en fronçant le nez, l'odeur de l'essence étant à présent bel et bien présente. Elle m'agresse à mesure que je m'approche. Quoi ? J'ai toujours eu ma propre manière de voir les choses, si ça vous choque, vous pouvez vous plaindre à papy Ra's !

Finalement à une dizaine de mètres de la jeune femme, je m'immobilise et poursuis :

<< J'en ai pas pour longtemps, donne moi cinq minutes… >>




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Pour les miracles, prévoir un délais...

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MessageSujet: Re: Just foolin' around — Damian Wayne   Dim 1 Juil - 10:18



Ah. Ah. Merde. Non. Je tire vraiment des balles, ou elles sont à blanc, ou il a une armure ? Non, ça le traverse. Ça l’atteint, ça le touche, et ça repart derrière. Bordel. C’est quoi ce. Ce bordel. Et il met les mains dans les poches, et il avance, les mains dans les poches, en voyant que mon chargeur est vide. J’en ai deux de réserve ainsi qu’un autre glock. Puis j’ai un monstre. J’ai un monstre. Harley, tu, tu as «  Dis “Energiser”… Ça m'emmerde pas que tu fasses tout péter, mais tu peux me laisser le temps de chercher un truc ? » un voleur, Harley, tu as un gars immortel, un putain de monstre «  Au pire j'te file un coup de main pour tout faire sauter ensuite en dédommagement. » et pas monstre modèle ‘J’ai un sourire taillé dans mes joues et je fais du mal aux enfants’, non, monstre modèle belle gueule de magazine, monstre modèle qui peut te tuer. « La ferme ! T’es quoi à la fin ?! » Et il s’approche, pas à pas, là, il s’approche de moi, et je peux vous dire que c’est effrayant. J’enlève le chargeur vide, je recule au fur et à mesure que lui continue d’avancer, et je recharge le glock. Trente et une balle qui étaient censées t’avoir déjà abattu comme un lapin. « J’en ai pas pour longtemps, donne moi cinq minutes.. » On a pas cinq minutes. ALERTE ROUGE ! Je veux tout faire sauter.

Il s’arrête. Voilà monsieur société qui s’arrête devant moi. Il la représente bien. Bel homme, air intelligent – mais voleur dès qu’il le peut. Voleur grossier. Et il. Il peut pas mourir ? Peut-être que ce sont mes balles qui sont mauvais marché ? Harley, Harley, si elles l’étaient, ton flingue t’aurait explosé à la gueule. « Harley Harley Harley.. » Tu vas pas te laisser abattre. AHA, je ris, je ris, non, non bien sûr, c’est lui que je dois abattre. Mon arme se pointe alors sur la paume de ma main gauche. On va bien voir. Si jamais c’est de la camelotte.. On sentira rien, pas vrai ?
Pan pan.
« Dé..Désolée face de têtard.. » Les balles fonctionnent bien cette fois-ci. Testé. Désaprouvé. Ma main saigne, mais je m’en fous, je m’en fous terriblement car déjà, l’arme se pointe vers lui. Je vise pas, pas besoin, je le toucherais. Même numéro qui se produit. Des fois je vise à côté, des fois c’est droit dans son torse. Des larmes coulent sur mes joues, putain, ma main fait mal. Et puis il lâche un. « Merde ! » Un sourire compulsif s’étire sur mon visage. Déjà, la douleur de ma paume s’atténue tandis que la sienne ne semble que commencer. « La conne, elle m’a touché ! » A moi d’avancer. Là, à pas de loups. Tu sais que ça fait mal qu’il me dit, et oui, je sais que ça fait mal. Je lui montre ma paume encore sanglante mais plus pour longtemps béante. « La conne, c’est Harley mon beau.. » Cinq mètres, un pas, je prend mon temps, mes courts talons résonnent.

Et une putain de bête se jette sur moi. Un truc poilu, sortit tout droit de l’inconnu, trouve son bonheur dans ma poitrine. C’est que ça ronronne, cette merde, et c’est que ça griffe un peu. La surprise s’atténue. Je caresse le petit animal de la main. Je me rapproche encore du propriétaire de la chose, jusqu’à être en face de lui. Il est grand, et moi, je suis petite. Disons, devant lui. « Y’a rien à voler ici, Crapaud Junior, sinon la concierge de trois tonnes ne partirait sûrement pas à neuf heures pétantes. » Et je lui donne une petite frappe sur l’épaule, et ça lui fait pas du bien, parce que c’est bien là ou j’ai réussis à le toucher. Je lui aurais bien mis de l’essence dessus mais.. Je tourne ma tête et vois mon baril une dizaine de mètres derrière moi. Mais je l’ai laissé lorsque j’ai commencé à tirer. Tant pis. Je sors une clope de ma poche. Et sa bestiole lui regrimpe dessus. « Un vrai doberman. » Ce sera pour la prochaine fois, le show de l’homme calciné. Une clope est sortie de ma poche. Avec en invité spécial, Mr. J, peut-être. Une clope se coince entre mes lèvres qui font un rappel avec le sang de son épaule.. « Je sais pas quel tour de passe-passe tu fais, mais si tu peux aussi faire apparaître un briquet, une allumette… » J’hausse les sourcils. Rho, aller, que je lui dis, aller têtard, Mr. Société, aller, ça fait pas si mal que ça une petite bille de métal.





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Damian Wayne Al Ghul


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MessageSujet: Re: Just foolin' around — Damian Wayne   Dim 1 Juil - 16:13



Quel con ! Tu lui fais peur crétin ! Me suis-je dit lorsque la jeune femme que j'ai baptisé Energiser me demande ce que je suis. J'ai bien envie de répondre pour le fun "ton pire cauchemar" comme dans les films, mais je doute que l'humour vaseux passe bien en cet instant… J'ai même la certitude que là, j'ai pas intérêt à jouer au plus malin en poussant l'humour noir trop loin. J'écarquille les yeux lorsqu'elle se tire dans la main.

<< Non mais t'es pas bien !! >> Ai-je alors laissé échappé. Jamais l'utilisation de mes pouvoirs n'avait encore produit ce genre de réaction avant ce soir. Elle ne va tout de même pas me dire que j'ai une si sale tronche que ça ? Elle a jamais vu celle de Loki ou quoi ? Mais les tirs reprennent. << Merde ! >> …et je suis touché. << La conne, elle m'a touché ! >> ai-je grogné en sentant la douleur. T'es trop nase ! Si ta mère te voyait tu lui ferais honte ! Touché comme un bleu juste pour jouer… me suis-je incendié. Par réflexe, je porte ma main à l'épaule. << Tu sais que ça fait mal ?! >> ai-je grondé cette fois prêt à devenir complètement d'ombre si la jeune femme décide de poursuivre le tire au pigeon.

La jeune femme s'avance, et moi, je ne bouge pas jusqu'à ce que mon compagnon à poil ne sorte de mes ombres pour venir se loger en première ligne, au creux même du paradis pour lequel nombre d'hommes se damneraient : dans la poitrine de cette inconnue. << Tony ! >> ai-je grondé alors que ma main se referme dans le vide puisque je ne parviens pas à le retenir. Vouté sous la douleur, je me redresse alors que mon vison prend ses quartiers et visiblement s'installe confortablement. Voyant Energiser le caresser au lieu de le repousser avec virulence, je me détends. << Si tu l'incites, il ne va plus s'arrêter. >>

Gardant un coin de l'oeil sur la jeune femme, j'observe rapidement la plaie. Sa saigne, mais ça a l'air de n'avoir touché que la "viande". Pas d'os ou de muscle d'endommagé ? J'ai une chance de cocu moi… Mon attention revient sur Energiser lorsqu'elle affirme qu'il n'y a rien ici. C'est justement ce "rien" que je veux. Ces composants primaires sans aucune valeur si on ne possède pas d'application directe. Je grogne lorsque je reçois la tape sur l'épaule. Elle l'a fait exprès et je le sais. Ça va se payer ça ! Totalement puérile comme réaction ? Je n'ai jamais prétendu être mature. Et si mon comportement n'est dicté que par ceux qui m'entourent, un peu comme un caméléon, il y a des choses pour lesquels aucun masque n'est possible : le défit, le jeu et… La revanche. Je me vengerai !

<< Je pourrai mordre, fais attention Energiser. >> Ai-je répondu un sourire en coin à sa provocation. Néanmoins j'ai compris une chose : elle ne va pas me laisser aller tranquille chercher ce que je suis venu chercher. Je désigne sa main de mon index en disant : << Montre ta main que j'te soigne ça, avec toutes les merdes ici ça va s'infecter, Energiser. >>

Je sors de ma poche une petite allumette et l'agite sous son nez pendant que ma main valide revient sur la plaie que cette boule d'énergie a causé. << Et si je te dis que je peux te faire vivre l'explosion de l'intérieur sans aucun risque, tu ranges définitivement tes armes et tu ne me tire plus dessus ? A moins que tu n'aies trop peur bien sûr. >> L'ai-je nargué. Je la défie. Ouvertement qui plus est. Mais quelque chose me dit qu'à commencer ce genre de jeu avec elle, je n'ai pas fini d'en voir, si ? Je la nargue du regard en lançant sèchement : << Tony, à ta place. >> L'animal obtempère aussitôt malgré un soupir prononcé avant de quitter les confortables oreille de la demoiselle face à moi. Je fais craquer l'allumette sous ma chaussure et m'avance.

<< Et là si je lâche… Badaboum. Plus d'Energiser. Moi par contre… Je n'aurai rien. >> Les pieds à présent dans l'essence je fais mine de lâcher l'allumette allumée avant de dire : << Oups… Je suis maladroit. Bon alors ? Chiche ou pas chiche de rester pour voir l'explosion. Dépêche-toi, je vais pas tarder à lâcher, ça va me brûler les doigts. >> A peine je termine ma phrase que je me "brûle" et lâche l'allumette, un peu délibérément faut l'avouer. Aussitôt, je deviens d'ombre et saisis la jeune femme alors que le feu se répand. D'ombres désormais tout trois - n'oublions pas Tony tout de même - lorsque l'explosion se produit, rien ne nous atteint. Les projectiles nous passent au travers et je ne relâche pas mon emprise sur la jeune femme. Si elle rompt le contact physique, elle redeviendra "solide". Le souffle de l'explosion passe, les débris retombent dans un vacarme assourdissant et bientôt le silence. Le calme revient. Je cesse automatiquement d'utiliser mes ombres et relâche la jeune femme. Aussitôt, je m'écarte. Ma fantaisie m'a coûté beaucoup, je dois redoubler de vigilance.

<< Bon… Energiser… Je crois qu'il est temps de rentrer, pour qu'on regarde ta main et que je regarde mon épaule. T'habites où ? Je te raccompagne, tu pourrais tomber sur un malade. >> Dis-je comme si tout es normal, comme si rien ne me choque. Presque comme si nous sortions d'un bar après une soirée entre amis. Mais comme je l'ai dit, je m'adapte aux compagnies que j'ai, mais je dois bien avouer que la carte de l'adrénaline et du délire à l'extrême est celle que je préfère… D'ailleurs, est-ce seulement un masque ou bien est-ce la réalité ? Qu'importe ce soir pour la première fois depuis longtemps, je n'ai pas à réfléchir plus loin que mes propres envies, et ça, ça n'a pas de prix.





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MessageSujet: Re: Just foolin' around — Damian Wayne   Lun 2 Juil - 10:59



Je suis Peur, le souffle d’explosion qui brûle une gorge avec laquelle tu cries.
Qu’est-ce qui se passe. Qu’est-ce qui se passe ?


Il y a l’allumette qui n’allume pas. Ma cigarette est éteinte, et le bout de bois tombe au sol. Il l’a fait exprès. Il l’a fait exprès. « Dépêche-toi, je vais pas tarder à lâcher, ça va me brûler les doigts. » Il m’a parlé d’explosion. Il n’est pas là pour détruire, mais pour voler, non ? Un voleur vole, un tueur tue. J’ai tué, il doit voler. C’est logique. Ce n’est donc pas respecté, hein ? « Chiche ou pas chiche de rester pour voir l'explosion. » Chiche. Chiche. Je suis là pour ça. Chiche, mais allume ma clope. Il n’a pas allumé ma clope. Il a fait tomber l’alumette. Il n’a pas allumé ma clope. « Bon alors ? » Alors il aurait fallut qu’il le fasse. J’ai perdu le contrôle, et je me retrouve au milieu de flames. « Oups… Je suis maladroit. » Il a essayé de me prévenir, hein ? Il a fait semblant de la lâcher, et juste après, après avoir parlé, il l’a fait. J. J. J. Des fois, j’ai besoin de lui. Ma tête brûle. Mes cheveux brûlent. Je ne peux pas réfléchir. Oh, j’étais tellement bien à chanter seule, avant qu’il n’arrive.
Il a regardé à ses pieds, et j’ai regardé aux miens, et j’ai vu de l’essence, et je n’ai pas compris. J’avais regardé la bouteille toute à l’heure, non, quelques minutes plus tôt même. Et je n’avais pas vu qu’elle était renversée, je n’avais pas réalisé qu’en lui tirant dessus je n’avais pas fait gaffe à son putain de contenu. Y’a de l’essence qui s’est répandu au sol, et puisqu’il en restait encore pas mal, ça s’est répandu au sol, il en restait pas mal. Maintenant, ça brûle, au sol, ça nous brûle, ça brûle mes pieds, mes jambes. Je vais finir morte comme les sorcières d’autrefois, parce que lui, lui il a renversé la bouteille à distance. C’est ça hein ? Il a toujours voulu me tuer. Il s’est fait passer pour un autre, il a fait son malin. Belle gueule. Mr Société a de nouveau mis en marche un plan foireux pour ma trogne. Face de têtard. A force de tuer des gens, lui et sa cagoule deviendront un horrible crapaud.
« A moins que tu n'aies trop peur bien sûr. » Je n’ai pas peur. Regarde, je te le crie dans la flammes, là, et ne crois pas que mes mains agrippées sur toi veulent dire quelque chose.

« JE N’AI PAS PEUR »

Puis ensuite il a dit qu’il me ferait exploser, là, comme ça. Kaboom. Harley en petit morceaux. Il me fait exploser et j’arrêtrai de lui tirer dessus. Intelligent. Je ne savais pas qu’avec un bras à six mètres de la tête et des autres membres je ne pouvais plus faire quoi que ce soit. Cerveau de têtard. Monstre. Tu oses menacer une innocente innocente. Sans aucun risque qu’il a dit. Ouais. Ouais. Ouais. On verra ça une fois que ça sera fini que je pense, si jamais il ose faire ça. J’ai jamais pensé qu’il oserait. Connard. Et dire qu’il m’a demandé à ce que je lui montre ma main histoire qu’il la soigne. Je suis sûre, oh, oui, je suis sûre qu’il aurait plutôt mangé chacun de mes doigts, là, avec ses dent. Croc, croc – crac. Une phalange de moins ma douce. Essaye encore de presser la détente à présent.

Un morceau de ferraille siffle dans l’air avec beaucoup d’autres. Il passe au dessus de ma tête, de la sienne. Au travers aussi. La peur des flammes laisse place à. Je. Je suis grisée. C’est trop facile. J’esquisse un sourire encore tordu de terreur. Ma gorge est trop sèche, j’ai trop crié lorsqu’il ma serré contre lui et laissé l’allumette allumer autre chose que ma cigarette. Impression d’avoir mangé du plâtre. Impression d’avoir un visage d’argile. Ma peau doit se craqueler, et tomber en petit morceau comme une peinture humide de sueur. Un petit rire s’échappe de mes lèvres que je lèche, instinctivement. Avec un peu de chance, à la fin de tout ce bordel, ça donnera l’impression que j’ai saigné. Comme Robert Smith. En moins romantique. Je hais Mr Société.

Et il me relâche. Je fais quelques pas en arrière, d’instinct. Les yeux dans le vide. Déglutissant comme si j’avais moi-même bu les cinq litres d’essence à présent volatilisés. Les seules preuves de leur existence sont les petites flammes qui subsistent encore. Ici et là. Je ne vois rien. Les yeux qui piquent. Je papillonne. Tremblante, je me dirige comme un fantôme, sans un mot vers un petit bout de plastique aux flammes bleues. J’approche ma cigarette qui n’a pas quitté mes dents serrées. Ah. Merde. Je regarde le tabac qui tombe au sol. Je l’ai coupée en deux. J’en sors une autre, et l’allume. « Bon… Energiser… Je crois qu'il est temps de rentrer, pour qu'on regarde ta main et que je regarde mon épaule. T'habites où ? Je te raccompagne, tu pourrais tomber sur un malade. » Je tire une bouffée. Ou comment vous dégriser : faites exploser quelque chose et soyez aux premières loges. Non, pas les premiers rangs que les riches s’offrent à l’opéra, leur donnant une raison de plus de vous toiser de toute leur hauteur. Non, la fosse des musiciens. Enterrez-vous dans cette fosse et survivez. Bam. Le feu brûle l’alcool de vos veines. Mes yeux font un aller-retour entre mon corps intact et le type. On devrait brûler tous les ivrognes. Je m’approche de lui, sans répondre. Dans les rues, tous les brûler, tuer toutes ces personnes qui restent au sol sans bouger une bouteille vide à la main. Nouvelle bouffée de cigarette, je plante mon regard dans le sien. Tellement inutiles au monde, tellement chiants que les faire cramer serait un acte de bienfaisance.
Bam. Ma main brûle ta joue mal rasée en un claquement sonore. « Ma main va bien. » Mes dents se resserrent instinctivement sur le rouleau de nicotine tandis que mon poing fait de même avant d’atterrir avec force sur son épaule perforée. « Je m’appelle Harley. » Des larmes s’échappent de mes yeux. Peur post-explosive. Des larmes s’écrasent au sol. « Et mon amant est le plus grand malade de New-York. » Peur post-explosive, ma voix déraille, mes lèvres tremblent comme le reste de mon corps. Il n'est pas malade. Parfait dans son genre. Je passe une main dans mes cheveux. Tourne le dos au têtard et à son cri de douleur. « ..je suis pas là.. Je suis pas là.. »

Ma tête tourne sur elle-même, et regarde un plafond de fer, puis un plafond de ciel. Peur tout court. « Frappe-moi. »’Je veux que tu me frappes le plus fort possible’ « Je veux que tu me frappes le plus fort possible. » Expression. Une voix masculine résonne dans ma tête. Impression de déjà vu quand je me retourne face à Mr Connard. Impression de jouer dans un film. Vaz-y. Frappe-moi. Frappe-moi. Je t’ai tiré à l’épaule, je t’ai donné un coup dessus. Tu saignes mec. Du bout des doigts, je prend ma cigarette et souffle un nuage de fumée sur sa figure. Je suis prête. Attends un peu plus vieux, et je t’enfonce mon mégot au plus profond de ta plaie.
Je veux que tu me frappes le plus fort possible.




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Damian Wayne Al Ghul


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MessageSujet: Re: Just foolin' around — Damian Wayne   Mer 4 Juil - 17:45


Lors de l'explosion, lorsque nous sommes en plein coeur, la voix de la jeune femme s'oppose au resserrement de ses mains sur moi. Elle me crie qu'elle n'a pas peur, mais son étreinte devient douloureuse. C'est l'instinct qui reprend ensuite le dessus et lorsque tout se termine, nous nous écartons l'un de l'autre. L'instinct de survie sans doute, après tout la jeune femme m'a tiré dessus et je nous ai fait exploser. Il y a de quoi nourrir quelques griefs, non ? Et bien pas chez moi. Allez savoir pourquoi, j'ai parfaitement conscience que, non pas que j'aurai pu, mais j'aurai dû éviter cette balle qui m'a touché. Ne serait-ce que par respect des enseignements de ma mère, mais au lieu de ça, j'ai laissé mon côté coq prendre le dessus. Erreur. Le bronzage torse nu ne sera pas pour cet été. Dommage ? Ou pas.

J'observe alors la jeune femme à qui je fais face. Elle tremble, je me méfie, je guette si ses jambes la lâchent, ou pas. Je sens que les émotions furent particulièrement fortes pour Energiser. Je suis pas allé un chouilla trop loin moi ? me suis-je demandé. Je la vois cligner des yeux.

<< Respire calmement, c'est comme les montagnes Russes, ça va passer… >>

Et là comment je me sens ? Complètement idiot. J'ai voulu jouer et à la place je me suis amuser à effrayer une parfaite inconnue. C'est bien, tu t'arranges. Comme passe-temps serial terreur, pas mal. T'es fier mon grand ? Ai-je presque entendu ma mère me souffler. Je soupire. Elle aurait eu raison. J'embraye aussitôt sur un retour chez elle… Mais certainement pas seule dans cet état. Cependant ma question n'obtient pour réponse que son déplacement vers moi. Je crois que je vais m'en prendre une et je ne cherche pas vraiment à l'éviter non plus, je la mérite. Je me frotte la joue après le coup que je reçois. L'épaule, la joue… Mais cette fille est un bulldozer !

Sa main va bien ? Je cligne des yeux. Comment ça main peut-elle bien aller alors qu'elle s'est tirer elle-même dessus ? A en juger par cette baigne mémorable.. Oui, sa main va bien.

Mais Miss bulldozer n'a pas dit son dernier mot souligne son prénom en cognant dans mon épaule blessée. Je grogne un << Eh oh c'est bon t'as fini ? Tu veux que j'nous balance d'un immeuble ? >> Je porte ma main à mon épaule aussitôt et ajoute, pour la narguer : << … Energiser. >>

Je crois que je ne réalise réellement la peur que je lui ai mis que lorsque ses yeux s'emplissent de larmes. Là je suis mal. Je me sens mal. Cette sensation s'accroit lorsqu'elle me tourne le dos. Je n'aurai jamais pensé lui faire une frayeur pareille… Je ne relève pas ce qu'elle m'a raconté à propos de son amant - après tout ce qu'elle vient de vivre, elle doit fabuler. Mes yeux s'écarquillent lorsque Miss bulldozer me demande de lever la main sur elle. Je recule. Eh, oh… Tout doux là, j'donne pas dans ça moi…

<< Certainement pas. >> dis-je cette fois prêt pour des représailles. << T'as qu'à t'en mettre toute seule. Ne compte pas sur moi. J'fais pas dans ce genre de trucs. >>

Je ne sais pas pourquoi, je sens que les choses ne vont pas se passer comme je l'entends. J'attends qu'elle bouge un cil. Qu'elle fonce dans le mur si elle veut se cogner, mais je la planterai là plutôt que de la toucher.

<< Bon, chez toi, c'est par où ? Parce que cherche pas, je te toucherai pas. Donc maintenant indique le chemin pour le retour, ou je te fais un autre tour de passe-passe, mais bien sûr, pas le même, ça ne serait pas drôle. >>




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MessageSujet: Re: Just foolin' around — Damian Wayne   Dim 15 Juil - 17:55



« Bon, chez toi, c'est par où ? Parce que cherche pas, je te.. » Je regarde mes mains. Ou peut-être est-ce que ce sont mes mains qui me regardent. Je pourrais dire avec précision le battement cardiaque de chacune de mes phalanges – le problème est, qu’elles n’ont pas de cœur. Elles n’ont pas de cœur. Elles peuvent frapper, frapper, encore frapper. Se blesser, se recoudre, recommencer. Sur fond d’une musique modèle anatomique. Le battement rythmé du cœur. Les craquements soudains des os. Des articulations. Peut importe à qui, quand, comment. C’est qu’une musique.
Et il parle, et ma tête explose, explose, tandis qu’un long sifflement envahis ma tête.

On dit que le vrai silence existe pas, car même là, on entend les particules de l’air se détruire. « .. bien sûr, pas le même, ça ne serait pas drôle. » Je tend ma main vers lui. Pas celle qui tient ma cigarette, l’autre. Mais elle tremble. Je veux dire quelque chose, mais j’oublie, trop captivée par son mouvement. Elle tremble, la pauvre, pauvre main.
Tu trembles, pauvre petite chose.
Alors je le regarde, puis rapproche ma main de mon visage, lentement, très lentement, jusqu’à avoir la vision brouillée de toutes ces lignes, moches et informes, dessinées par on ne sait qui à même ma peau. Tatouages étranges. J’ai chaud, très chaud. Comme si le feu était encore autour de nous. Et ce bruit, cette espèce de fréquence sonore dont la radio cachée dans ma tête n’arrive pas à se décrocher. Je sais, je le sais qu’un jour on m’a implanté un truc comme ça dans ma tête. Je vais exploser. Tic. Tac. Tic. Tac. Je souris, et même mes zygomatiques tremblent. Regarde, regarde, je lui murmure. Et de nouveau, mes yeux se portent sur lui. « ..Je suis le Capitaine Crochet.. »
Et mes mains tremblent, et mes bras, et mes jambes. Alors je tire une bouffée de la cigarette à moitié consumée, et je vérifie ou sont mes pieds. Ou je suis. Le bruit, ce silence assourdissant dans ma cervelle m’empêche de réfléchir, et me fait voir un monde qui tourne. Je me sens mal. Envie de m’arracher le bide et de dégueuler l’expérience qu’il vient de me faire faire. Mais je suis toujours au même endroit. Environ soixante centimètres de distance entre l’homme crapaud et moi. Prince Charmant de mon cul. Alors je tire une dernière bouffée de la cigarette, et moi, toute tremblotante, je la lui colle contre sa plaie collante d’hémoglobine. On croirait qu’il n’a pas mal de mon tir, et je n’aime pas ça, je ne l’aime pas, du. Tout. « C’est mon.. » Je lâche la cigarette. Je ne l’ai jamais tenue. Il ne sait sûrement pas que c’est moi qui vient de le brûler. Trop facile. « ..crochet.. »

Frappe-moi, FRAPPE-MOI.

Et ma radio dans ma tête change de fréquence. Ça part dans un chant espagnol. Cabron. Cabron. A moins que ce soit l’alcool qui engueule de nouveau son amie de toute à l’heure. A moins que ce soit lui qui, alors que mon poing lui arrive avec force dans ma mâchoire, s’est mis à chanter. Peut-être même est-ce un Européen. Venu à New-York démarrer sa carrière. Me chanter des chansons de son pays arriéré. Des sérénades. « De la part de J ! » Coup de pied dans l’oreille. Mon corps tourne. Même si j’ai réussit à l’atteindre, je manque de tomber à la renverse. Il est grand, et moi, moi j’ai la tête saturée de guitares. Images en flash-back qui me reviennent.
La mâchoire fait mal, les oreilles déstabilisent. Le front. Ne jamais, jamais commencer par le front. Ça embrouille l’esprit.

Oh, et finalement, après ce coup de pied, juste pour information, je suit tombée. Vous savez, c’était l’espèce de coup de pied qu’on voit dans les films. Mawashi-geri. Haut coup de pied circulaire, frappant avec le dos du pied. Il faut être souple, et de préférence grande pour atteindre sa cible. Je l’ai fait, et mon pied au sol a basculé, et je suis tombée. Je crois que c’est ce qui s’est passée. J’ai la joue contre du bitume. Je ris. Je ris, je ris fort J, si tu savais. Personne ne chante de sérénades à ta Harley, hein, pas vrai ? En vérité.. « ..’t’ai sauvé la vie » J’ai la joue contre du bitume, ahaha. AHAHA. Je lui ai sauvé la vie, et ma fierté, et je l’ai frappé, et je lui ai fait mal. Harley. Donnez-moi un H comme Harley, ou un H comme Hit me as hard as you can. Un H comme HAHA.

HAHAHAHAHAHA.

Spoiler:
 




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MessageSujet: Re: Just foolin' around — Damian Wayne   Mar 17 Juil - 9:17


Ma patience m'échappe, elle file et fond comme beurre au soleil. Chaque seconde la ronge un peu plus et je le sais, je le sens, bientôt il ne restera plus un gin de sable de cette vertu qui m'est étrangère. Je le sais depuis toujours, elle me fait défaut. Si je n'ai pas la chance d'éviter sa cigarette qui consume les dernières bribes de ce qui devient en cet instant, une chimère, en même temps qu'elle le fait de ma plaie, cette fois je ne me laisserai plus atteindre par le reste.

Je gronde sous la douleur, j'étouffe un cri en reportant ma main sur ma blessure et la repousse avec virulence dans le même temps. Elle est sur le point d'obtenir de moi ce qu'elle veut, mon poing déjà part, mais je l'arrête avant de la toucher. Je ne suis pas Lui. Se doute-t-elle qu'à me pousser celui-ci lui sera fatal ? L'embroher de mes ombres serait tellement facile... Même avec cette fatigue.... Je soupire. Un éclair de lucidité ? Je ne sais pas. La seule chose dont j'ai conscience, c'est qu'il n'est pas question pour moi de ressembler à mon grand père de près ou de loin. Une lueur inquiétante traverse mon regard lorsque j'use de nouveau de mon don pour cette fois éviter in extrémis son pied qui me passe au travers.

Cette fois c'est un regard dur et de marbre qui l'observe au sol. Je retrouve cet instinct qu'ils ont formé pour moi. Immobile, je la surplombe de toute ma stature et ne peux m'empêcher de lui dire :

<< Tu te gâches. >>

Son rire lézarde ce qu'il reste de l'entrepôt. Ce n'est pas un rire ordinaire. Il ne tient pas de la boutade entre vieux amis, ou du fou rire nerveux face à une situation "compliqué" mais presque… De la démence. Le genre de rire qui finit par vous rendre sujet aux migraines....

Le caméléon se change, devient un autre, s'adapte. Je m'adapte. Un jour il faudra bien que je me trouve, mais ce ne sera pas encore ce soir. Je le sens, je le sais, mais celle qui j'appelle Energiser n'en a pas la moindre idée. Je n'ai été formé qu'à ça et c'est au "prédateur" qu'elle fait face désormais. Je tiens mon épaule dont la douleur n'est que rappel à chaque battement de mon palpitant. Mes ombres évitent que je me vide de mon sang.

<< Tu veux des coups ? Soit. >> Lui dis-je le visage fermé et inexpressif. Je n'ai plus de patience ce soir. << Mais tu ne les auras pas de ma main. >>

Je tourne volontairement les talons. Déjà mes vieilles "amies" frémissent, prêtes à intervenir et je prends sur moi de taire toute complainte de douleur même si par moment, celle-ci s'évade par le biais de ma respiration. Je sors de ma veste une petite flasque argenté. Sans me connaître, sans savoir les impératifs de ma nature et ce qu'implique l'utilisation à répétition des mes dons, il serait facile de penser à la hâte que je m'enfile une rasade de je ne sais quel alcool, pourtant il n'en est rien. Ma flasque ne contient rien d'autre que du lait.

<< Debout. >> dis-je froidement. << Tu as cinq cent mètres à faire et tu auras tous les coups que tu souhaites et tu pourras aussi en donner autant que tu veux. >>

Non loin d'ici sont organisés des combats illégaux. Cela ne fait que six mois que je suis ici et déjà, je sais parfaitement localiser chaque activité ponctuelle illégale. L'avantage lorsque l'on prépare comme je l'ai fait son départ, c'est que l'on emporte pour bagage nombre d'informations utiles. Certains seraient de droit de se demander si cet endroit m'est connu que pour m'être renseigné sur cette époque. Ce n'est pas la seule raison. J'ai déjà prit part aux affrontements dans la fausse. C'est régulier. Ils constituent mon entrainement aujourd'hui pour ne pas "perdre la main".

<< Et si un jour tu souhaites encore que nous nous battions Energiser, ce sera dans les règles. >> Je regarde la jeune femme par dessus mon épaule. << Debout. La fausse t'attend. Si tu ne te lèves pas, je t'y traîne et crois-moi, tu n'apprécieras pas notre moyen de locomotion. >>

Sans doute attirées par l'explosion, déjà au loin des sirènes retentissent. Les autorités. Il n'est pas question que des innocents perdent la vie ou soient blessés par ma faute. Ma mère en aurait bien trop honte. Ce serait allé à l'encontre de ses enseignement et de ce pour quoi oeuvrait ce père étranger. Mes principes. Voilà les seuls biens que je possède réellement. Si ceux-ci peuvent sembler obscurs par bien des aspects de mon comportement, ils ne quittent jamais ma conduite.

Et cette douleur qui revient, me harcèle, ne me lâche pas… Encore une fois, mon "éducation" fait que je me contiens, mais en réalité, je n'ai qu'une envie lorsque les "coups de poignard" me frappent : lui en coller une pour me soulager. L'espace d'un instant même, je me vois saisir Energiser par les cheveux et lui frapper la tête contre le mur jusqu'à… Jusqu'à ce que ma douleur passe. Veine illusion, jamais violenter une autre personne n'appaiserait ma propre plaie. Fort heureusement, il ne s'agit là que d'une de ses pulsions que nous nourrissons tous à un moment donné une ou deux secondes durant, et à laquelle nous ne cédons jamais. Pourtant là ce serait mérité.

Brusquement, je fais volte face et reviens rapidement sur mes pas. Prévoyant déjà que la jeune femme ne se laisse pas faire, lorsque ma main touche sa cheville, je reste sur mes gardes et esquive d'éventuels représailles. Je lève les yeux vers une plaque de métal dont la surface est réfléchissante. Un chance pour moi que d'avoir prit ma journée du lendemain d'avance. A croire que je l'avais senti. Le froid nous envahit alors que mes iris portée sur Energiser arbore une teinte temporairement acier. Un léger sourire laisse entendre "tout va bien", nos corps traversent le reflet. Il ne nous faut qu'une poignée de seconde pour passer de l'autre côté et arriver dans les vestiaires improvisés de cette "arène" illégale au coeur des dockers. Loin des regards, derrière la foule en pleine effervescence ameutée autour de la fausse où un combat a lieu, nous nous reformons en traversant le miroir des lieux pour nous retrouver devant lui.. Rapidement je lâche la cheville de la jeune femme et m'en écarte. Le froid glacial du "passage" me quitte aussitôt, j'y suis coutumier. Sur le qui-vive, je termine malgré tout le contenu de ma flasque et non, je ne partage pas. Je suis de mauvaise humeur et de ce fait, radin.

On ne remarque pas notre arrivée peu orthodoxe et c'est parfait. Je contrains la jeune femme d'une poigne ferme mais dénuée de brutalité à se mettre sur ses jambes et la traîne, avec la plus grande prudence, vers l'organisateur de ses combats. Déjà, habitué à ce mode de transport, le froid a totalement quitté mon corps mais a emporté aussi avec lui, une part de mes tensions.
<< Tu vas avoir ce que tu voulais Energiser et tu vas pouvoir en rendre sans retenue. Crois-moi. >>

Celui-ci me reconnait et remarque aussitôt le sang autour du trou de l'impact de la balle à mon épaule. Mon visage cependant, le prive de toute question, toute remarque. S'il ne connait aucunement mon identité, pour fréquenter régulièrement cet endroit malsain. Et ce coeur maudit qui bat dans mon épaule… Maudit soit celui qui a inventé ce muscle tortionnaire. Fort heureusement pour moi, mon esprit se focalise rapidement sur tout autre chose :

<< Elle se nomme Valkyrie et veut entrer dans l'arène. Ce n'est pas une débutante et ne te fie pas à son allure frêle. Débrouille toi, mais dans deux minutes, je la veux en bas. Trouve donc un adversaire à sa mesure. >>
<< Mais… Il y a déjà deux types dans la fausse… >>
Retorque l'homme avant de finalement réfléchir :<< Remarque ça fait une heure qu'ils se mettent dessus et y'en a toujours pas un au tapis… >>
<< Fais donc ça. Après tout le fric que tu t'enfiles sur mon dos, tu as plutôt intérêt à te débrouiller ou tout ton p'tit manège, je le réduis en cendres. >>


L'homme s'exécute. Il n'a pas vraiment envie de me contrarier pour l'avoir déjà fait une fois et s'être retrouvé lui-même dans l'arène. De nouveau seuls, je lâche enfin la jeune femme. Toujours sur le qui-vive, prêt à user de mes atours, je la regarde froidement :

<< Tu vas les avoir tes coups. A moins que tu n'aies trop peur et que tu te défiles. >> Lui ai-je lancé comme un défi. << Tu peux encore revenir en arrière Energiser, mais une fois en bas, tu en sortiras vainqueur ou vaincue. Une chance pour toi, ce soir les combats ne sont pas à mort. Si tu gagnes, tu remporteras bien sûr ta part de l'argent misé ce soir. Je me débrouillerai pour. Alors ? Quel est ton choix ? >> Entre mes lèvres, je glisse un cône que j'allume. << Ne gaspille pas ton énergie et choisi. >> Ai-je prévenu.

Le froid parti, la douleur de mon épaule revient avec pour redondance, mon rythme cardiaque. Je repère le retour de l'organisateur qui tient dans sa main ce qui semble être une trousse à pharmacie. Il nous fait signe de le suivre. Energiser va pouvoir entrer dans l'arène si elle souhaite toujours recevoir des coups et se battre.

<< C'est maintenant. Choisi. Je te ramène quand tu auras fini. D'ailleurs, je suis certain qu'ils prédisent tous ta défaite. Crois-tu pouvoir leur prouver à ces imbéciles qu'on ne juge pas une pierre à sa brillance ? >>




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MessageSujet: Re: Just foolin' around — Damian Wayne   Ven 20 Juil - 19:20

D'un mouvement parfait, je saute par dessus les planches de bois et atterrit au centre, talons et mains gantées sur le sol recouvert de ce qui semble être une sorte de sable. Je me relève. Regarde autour de moi, les hommes baigné d'obscurité. Ou est-ce que je suis ? Aucune idée. « Harley Quinn est la pour vous mes garçons ! » Rires, sifflements. Je me claque la fesse droite. Je sais pas ou je suis, mais je fais le tour de la petite fosse ou je me suis condamnée avec un grand sourire pour toutes ces énergumènes. Mon élément. Je suis dans mon élément. Un homme se penche et demande si je suis la pour un strip-tease, en tendant un billet. 
Ma tête part en arrière, lumières, plafond, plaque de bois ou mon front vient de se faire écraser. Noir. Radio qui revient sur cette fréquence sourde et abominable. 

Je suis le gêne XX d'Harley qui lui vaut les plus belles moqueries. 

« Lâche-moi espèce de sac à merde, lâche-moi-lâche-moi-lâche-moi !! » Les sirènes chantent, au loin. Ce n'est pas que je veuille nager avec elles, mais j'aimerai bien leur faire un petit coucou. À toutes ces putes en uniforme. Je cambre le dos, j'agite les pieds, les jambes. Ah, si seulement je pouvais propulser mes talons dans sa face à lui. Prince Charmant raté. Un pistolet se retrouve lancé en plein dans son visage et.. Et passe au travers. Il sourit. Ses yeux changent de couleur. 
Merde. 
Merde. 
« Ooooh nooon non non mon joli » Il commence à rapidement me trainer au sol.  « ..Tu vas tout de même pas.. » J'agite la cheville qu'il tient trop fermement, je secoue ma tête, la peau de mes épaules nues s'ecorche. « ..refaire subir ça à ta Harley quand mê.. » On s'approche d'un mur, et mon dos essaye de se redresser avant qu'il ne fasse son magicien a LA CON ON RENTRE DANS LE MUR BORDEL J « ..ÊÊÊÊÊME !!!! JE VAIS TE TUER ESPÈCE DE..  »

Ne jamais, jamais commencer par la tête. 

Mes mains s'accrochent aux planches. Je relève la tête, et le silence dedans ma caboche laisse place peu à peu à des rires et des sifflements. Les lumières m'a beuglent. Je. J'ai du manger trop de plâtre. Je me retourne, je met mon dos en appuis contre la parrois. Mes yeux papillonnent pour chasser le sang qui arrive. Madamme la main va voir monsieur le front qui se porte fort mal. Ses cousines les larmes coulent en cascade chercher un docteur. Bordel. Mes yeux embrouillées par tout ce mendier distinguent à peine l'espèce de masse modèle gros steak en face de moi. Il attend que je bouge un peu. Cinq mètres entre celui qui m'a saisit par les couettes et moi. Mal au cuir chevelu. Décoiffée. 
Le pire est que mon maquillage doit être bien défait par l'eau et le sang, à présent. 

Je décolle mes épaules, puis mon dos. Quelques secondes et mon front sera comme avant. Je fais deux pas, faibles, je les sens à peine. Deux pas au centre de l'arène. Mes yeux cherchent le gars qui m'a traîné ici et qui ne se bat même pas contre moi.  Un poing va bientôt m'arriver dessus, je le vois, et j'arrive de peu à l'esquiver. 
Les oreilles, ça déstabilise. Il fait tout à l'envers. Prochain arrêt : ma mâchoire d'ange. 

On finit notre traversée à travers le n'importe quoi et ma cheville se voit libérée avant même que je finisse mon insulte. Cabron. Espèce de sale petit con. Va.mou.rir. Empalé, pas loin, sur un piquet. « Tu pourrais au moins partager. » Et non, monsieur ne partage pas.  Mon dos qui devrait être en flamme après avoir joué la serpillère est glacé. C'est ça, va mourir bouffé par les rats. J'espère que le derrière de mon corset n'a au moins rien eu. Je t'enverrai la note sinon, ducon. Encore engourdie, je reste au sol. Éclairée par l'unique ampoule qui se balance au bout de son fil. Pièce de dix mètres carré et qui pue l'humidité. « Tu vas avoir ce que tu voulais Energiser et tu vas pouvoir en rendre sans retenue. Crois-moi. » Ouais ouais. « Ta.gueule. » Laisse-moi dégeler en paix. Harley, tu gèles ? Il me saisit par le bras et me force à me remettre sur pied. Je me dégage. Enfin, j'essaye de me degager. Je sens plus les pieds. Mais je le suis en zigzagant vers un erzats de plombier bien cliché. Ça me fait penser à un film, je crois. Un beau-père qui amène sa belle-fille dans un asile par pure machination. Ou dans un cabaret de prostitué. Ou en pleine guerre. 
J'ai toujours très bien su danser.  « Elle se nomme Valkyrie et veut entrer dans l'arène. » Je lève un doigt au ciel. « Harley Quinnzel » Harley, tu veux rentrer dans une arène ? «  Ce n'est pas une débutante et ne te fie pas à son allure frêle. » Ricanement. « Regarde plutôt ce que je lui ai fait à l'épaule. »  Le gars vaguement moustachu me regarde, de haut, comme s'il n'avait jamais coupé la parole à qui que ce soit. «  Débrouille toi, mais dans deux minutes, je la veux en bas. Trouve donc un adversaire à sa mesure. » Un rire s'échappe de mes lèvres, et je claque des doigts. 
Et plus vite que ça mon vieux !

Alors le truc, c'est de le lui donner avant. Bam. Violence flash-back. Je redonne le même crochet que toute à l'heure. Peut-être un peu plus mou, mais au moins, ça le touche, et dans sa précipitation, il balance son bras vers moi. Le genre de chose qu'un expert en art martiaux arriverait à transformer en une prise puissante afin de mettre en quelques secondes son adversaire au sol. Harley Quinn n'est pas une experte en art martiaux. Index et majeur qui essayent d'atteindre ses yeux. Raté. Coup qui m'arrive dans le ventre, mais suffisamment bas pour que j'en ai pas trop le souffle coupé. J'aimerai bien savoir les réactions des mastodontes qui font office de royal public, mais j'arrive même plus à les entendre. Ni a les voir. Cette fois-ci, j'arrive à aveugler temporairement - je l'espère pour lui - le gars avec mes ongles. Ses mains de portent immédiatement à son visage. 

Ma tête se tourne vers les bords de la fausse, et je souris de toutes les dents. Toujours donner l'impression d'être en train de faire une bonne blague. 

Le type m'attaque à l'aveugle, enfin, brasse du vent, et rapidement, je grimpe sur une planche de bois, mes fesses posées en équilibre sur le tranche, en balançant mes pieds dans le vide. Plus qu'à attendre. Je sort un petit grelot du cœur de ma poitrine. « Iiiiiici ici ici ici icii gros lard ! » J'essaye de ne pas tomber à cause des gars derrière qui me poussent pour me forcer à retourner dans la fosse. Un peu de patience, gentlemen, je leur chuchote. 
Et enfin, je me laisse tomber sur les épaules de mon adversaire qui venait de se planter juste en dessus de mes jambes relevées. À présent autour de sa tête, croisées sur son torse, le but est de rester le plus longtemps possible. Puisque l'on tue des taureaux et qu'on les monte juste pour le plaisir, pourquoi ne pas faire de même avec l'homme ?

« Tu vas bla les avoir tes blabcoups. bla A moins que tu n'aies bla trop peur et bla que tu te défiles. blaTu peux encore bla revenir en arrière Enerblagiser, mais une fois en bla bas, tu en sortiras vainqueur bla ou vaincue. Une bla chance pour toi, ce soir bla les combats ne sont pas bla à mort. Si bla tu gagnes, tu remporteras bla bien sûr ta  bla part de l'argent misé ce bla soir. Je me débrouillerai bla pour. Alors ? bla ? Quel est ton choix ? blabla ? » Il s'allume une cigarette et je souris. Ah, il a enfin décidé de riposter ? J'enlève les mains de les oreilles, prête à arrêter de jouer la gamine pleurnicharde et chiante. Tentons celle contente.  « Ne gaspille pas ton énergie et choisi. » Il souffle la fumée. Non. Il veut rien me faire. Rien, rien faire à la pauvre Harley qui n'attend que ça. Lâche. Froussard. Il croit que je peux pas encaisser, peut-être ? « J'ai le droit à un Joker, monsi- » La porte s'ouvre, la moustache s'avance avec un petit sac dans les bras. Nos têtes se dirigent vers lui, avant que le têtard ne se retourne vers moi. « C'est maintenant. Choisi. Je te ramène quand tu auras fini. D'ailleurs, je suis certain qu'ils prédisent tous ta défaite.. »

 La clameur de la salle puante de biere et de tabac vient a moi comme une vague folle. Je lève mes poings en l'air. Y'en à un avec un gros trou, dans la paume du gant, le gauche; et l'autre est maculé de sang même pas encore sec. La moustache est trop occupée à pouponner Ray Charles pour avoir la décence de venir afin de bien me recoiffer. Toujours dans la fosse, j'attends, j'attends, et les dix secondes qui s'écoulent paraissent être des minutes. Puis un gars descend à son tour. « Dis, t'aurais pas vu un con, je veux dire, un avec une vraie gueule de con, et une épaule un peu.. » Mâchoire. J'entends au ralentit deux molaires qui se craquent et qui explosent. Je crache le sang et les bouts, ou dents. Larmes. « Mais bordel je.. » Nouveau coup dans le ventre, qui me fait reculer, encore, puis une main crasseuse s'abat sur mon front pour cogner l'arrière de mon crâne contre une des planches qui délimite la fosse. Noir. 
Lumière, son. 
Un poing à moi s'élance pour venir s'écraser mollement contre un pectoraux. Puis un truc en fourrure atterrit sur ma tête pour bondir sur celle du parfait inconnu. 
Un poing à moi s'élance pour venir chasser les mouches, et, avant que mes yeux ne se ferment, j'ai encore le temps de voir la bestiole grogner et mordre le type au visage. Avant qu'il ne l'envoie valser, et de nouveau, s'amuse à faire de ma tête. Un Frisbee. Pistolet. L'atteindre à ma hanche.. Le viser.. 

Bonsoir, au troisième craquement d'os, vous tomberez inanimée. 





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Damian Wayne Al Ghul


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MessageSujet: Re: Just foolin' around — Damian Wayne   Jeu 2 Aoû - 17:04


La jeune femme est menée dans l'arène et de mon côté, je suis conduit dans une pièce surplombant l'arène. En partant j'observe Energiser par dessus mon épaule pour la voir entrer en toute “délicatesse”, dans l'arène. Parfait. Vu la virulence affichée dès les premier pas sur le sable, je sais maintenant je suis sûr que le propriétaire des lieu ne va pas trop essayer de lui tirer sa part sur les paris. Car oui, paris il y aura et même pour le perdant, gain il y aura puisque le type se fait du fric en vendant des places et par d'autres magouilles bien entendu.

<< Tony, veille. >>

L'animal sort de ma poche discrètement et emboite le pas d'Energiser en prenant garde à ne pas finir piétiné.

L'un des murs de la pièce où il me guide est recouvert d'une vitre blindée. Depuis cette pièce, j'ai une vue imprenable en contre-bas. Ici, un vieux sofa, une table basse et contre la vitre, une petite tablée et deux chaises. La trousse de soin demandée est posée sur la table ainsi qu'un verre de whisky. Je me saisis de ce dernier et le tends à mon ôte.

<< Tu sais bien que je ne bois que du lait. >>
<< Toi oui, mais pas moi. Tu sais bien qu'on a pas de lait ici, c'est pas ton soir, d'habitude tu préviens, je prévois, j'ai envoyé un type en chercher. >>


Je grogne presque boudeur et je prends place à la table. J'observe ce qu'il se passe en contre-bas, prêt à faire intervenir mes ombres au besoin. C'est étrange. Après tout ce qu'on s'est mit elle n'a pas l'air dérangée par ses blessures antérieures à l'explosion. Ni même celles qui ont engendré notre venue ici d'ailleurs. Il y a un truc. Je ne sais pas encore quoi… Mais il y a quelque chose de pas clair.

J'ouvre la trousse et en extrais ce dont j'ai besoin. Je me mets torse nu en grimaçant lorsque par mon mouvement d'épaule, je réveille la douleur. J'enfile les gants et pendant que l'homme regarde ailleurs, j'écarte mes ombres qui semblent être des tatouages. Le sang coule de nouveau.

<< La petite conne ! Elle m'a vraiment pas loupé ! >>
<< Parce que c'est elle qui t'a fait ça ?! >>
me lance le type en riant.
<< Comme de la bleusaille j'parie ! >>

<< T'inquiète pas pour moi va. >>
fais-je un sourire en coin.

"J'opère". Je sers les dents et détourne mon attention de l'arène pour la reportée sur ma plaie dont j'extrais les morceaux de balle. Par miracle, c'est bien ce que j'escomptais. Ni os, ni tendons, ni muscles ne sont touchés. Elle a visé juste ou est-ce un coup de veine ? Avec elle, je sens que le doute est permit. Viennent ensuite les points à faire. Epuisé, je manque de tourner de l'oeil mais je repousse le type lorsqu'il veut terminer le travail. Des Steri-Strips viennent ensuite consolider les sutures. Et dire "qu'il" a toujours fait passer ce genre de truc pour des incidents de polo… "Il" est fou. J'ai voulu essayer moi-même ce sport, mais j'ai découvert qu'il y avait comme une incompatibilité entre la monture et son cavalier lorsque ledit cavalier c'était moi.

Je regarde de nouveau l'arène. Je ne la comprends pas. Pourquoi chercher la violence ? Pourquoi chercher les coups ? Pour se sentir vivre ? Ça m'intrigue. Elle m'intrigue sans quoi je ne serai pas encore là, il faut être honnête. Ma patience a été avec elle bien plus grande que si je la jugeais digne d'aucun intérêt. C'est même tout le contraire. Elle se gâche.

Compresses et sparadrap recouvrent la plaie qui ne saigne plus autant et je me rhabille. Lorsque je referme ma veste, j'entends :

<< Ça y est, la p'tite est KO. Elle s'est bien battu, j'aurai jamais cru. Même ton rat s'en est mêlé et il s'en tire sans une touffe de poils en moins. >>

<< Tony n'est pas un rat. C'est un vison. Il est suffisamment entraîné pour ne rien risquer. >>
<< Mais alors toi dans ton genre t'es un grand malade… >>

<< Je suis juste, celui que tu veux voir. >>
Fais-je amusé. << Fais la monter ici, le premier de tes gars qui en profitent pour toucher avec autre chose que les yeux, je lui tranches les mains… Et n'oublie pas sa part. Tu n'arriveras pas à la rouler, crois-moi. >> Ai-je conclu un sourire en coin.

L'homme soupire mais obtempère. Bientôt, Energiser est déposée inconsciente sur le sofa. Je me tiens l'épaule valide appuyée contre la vitre, à son parfait opposé. Sur la table basse, la trousse de soin dont je me suis servi, un verre d'eau et une liasse de billets. Tony, allongé sur le haut de mon dos ainsi que la naissance de mon épaule observe avec moi la jeune femme. Mais qu'est-ce qui tourne pas rond chez elle ? En dehors de son mental bien sûr. J'observe, j'analyse. Certaines plaies semble disparaître. J'ai la berlue ou…

Je ne m'approche pas. Je réfléchis, j'analyse. Dans ma main la brique de lait qu'on m'a rapporté en même temps qu'Energiser. Je la bois rapidement avant d'en replie le bouchon pour en tendre quelques lampée à Tony.

Malgré toute ma bonne volonté, elle est sur le fil du rasoir. Elle ne se calme pas, je la plante là, elle se calme, il se pourrait même que je lui paie un hot-dog sur le chemin du retour. Je soupire. Elle me dépasse.

Lorsque ses paupières commencent à remuer, immédiatement, je deviens totalement d'ombre, tout comme Tony toujours sur moi. J'attends qu'elle soit pleinement réveillé et je fais savoir ma présence :

<< C'est le fric que tu as gagné dans la fausse ce soir. Bon écoute Energiser, je ne vais pas y aller par quatre chemins. On a passé une bonne soirée, on s'est foutu sur la tronche, t'as eu les coups que tu demandais, je t'ai même fait ton explosion que tu voulais, y'a pas eu de blessé, pas de mort alors on stop tout là. Tu restes tranquille, je te ramène chez toi et t'entends plus parler de moi. Ou tu décides de me les briser encore et je te plante là et crois moi, tu ne ressortiras pas avec ton frics. Ils attendent que ça pour te dépouiller. Ils s'y mettront peut-être à 10, mais tes billets, tu n'en auras plus un. Alors ? Et je te préviens, si tu me mens Ernergiser, ça ira trop loin pour qu'une marche arrière soit envisageable. Alors choisi bien. >>




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MessageSujet: Re: Just foolin' around — Damian Wayne   Dim 5 Aoû - 10:29

Lumière.
Des formes aveuglantes m’arrivent. Referme les yeux. Papillone un peu. Ça va passer. En attendant Harley, dis-moi ce qu’il s’est passé. Mes mains tâtent sur quoi je suis, et toi, toi tu me dis comment je me suis téléportée d’un point à un autre. Entre-ouvre les yeux, et essaye de les garder un peu ouvert. Mal de tête qui me frappe. J’ai frappé quelqu’un. J’ai du mal à sourire à cette idée. Visage encore baigné dans du coton. Mes mains me disent que je suis sur une matière sensée être un peu douce, mais rendue rêche à force de se recevoir de l’alcool dessus.

Oh Harley, je crois que..

Je claque ma langue contre mon palais sec. Je me lèche les lèvres. Goût de sang au fond de la gorge, plus aucune douleur, si ce n’est mon lutin intérieur qui s’amuse à frapper contre mon crâne. Grognement de ma part. J’essaye de tourner la tête pour voir ou j’ai atterit, mais ma nuque est devenue une simple et unique barre de fer. Ah.. Je ne peux pas m’y accrocher et faire un numéro sensuel, avec celle-là, n’est-ce pas..

.. J’ai sauté, oh ma Harley, et j’me suis foutue par terre..

Si ça se trouve, l’espèce de grosse forme en face de moi, elle va me chanter une chanson. Si ça se trouve, je suis en danger. Si ça se trouve, on ne tentera pas de me tuer, mais plutôt de me soustraire à J d’une manière assez violente. Soulève ta tête ma belle arlequine, avant que les coups de canne résonnent. Mes yeux se referment, plissés sous l’effort de relever ma pauvre caboche. Bientôt, bientôt tu pourras peut-être entendre I’m singing in the rain, et là, pauvre petite chose, tu voudras plus jamais relever ta boite crânienne..

.. J’me suis foutue par terre, mais pas en l’air..

L’arène, le débile aveugle, le débile qui ne me répond pas. Goujat. Je me redresse lentement. L’arène, le débile qui recommence un combat alors que je voulais simplement poser une question. Les bœufs ne comprennent pas les humains, ‘paraît. La grenouille. Le crapaud. La face de têtard. Mes lèvres tentent d’articuler ce mot mais ma gorge l’interdit. Je reclaque ma langue contre mon palais. Je croyais qu’il allait venir me combattre après cela, mais non. Harl’, Harl’, ma douce Harl’, ouvre les yeux et dis-moi que c’est ce con qui est en face de toi.
Je le fais, et rien n’a jamais été en face de moi.

« C'est le fric que tu as gagné dans la fosse ce soir. » Une voix sortie de nul part me fait sursauter. Une liasse de billets qui se retrouvent balancés à côté de moi me calment. C’est le prince pas charmant. « Bon écoute Energiser.. » « ..’rley. » « .. Je ne vais pas y aller par quatre chemins. On a passé une bonne soirée, on s'est foutu sur la tronche, t'as eu les coups que tu demandais, je t'ai même fait ton explosion que tu voulais, y'a pas eu de blessé, pas de mort alors on stop tout là. » Je soupire. Harley et moi soupirons, tandis que nos mains se passent sur notre visage aux allures d’Halloween. Sang, sueur, maquillage. Pas assez sexy pour qu’un clown et sa bande s’amuse avec moi. Seul un seul le peu. Et c’est tant mieux. « Tu restes tranquille, je te ramène chez toi et t'entends plus parler de moi. Ou tu décides de me les briser encore et je te plante là et crois moi, tu ne ressortiras pas avec ton frics. » Je renifle. Du sang séché. Ouais ouais mon grand. « Ecoute, j’sais même pas de quoi tu me par- » « Ils attendent que ça pour te dépouiller. Ils s'y mettront peut-être à 10, mais tes billets, tu n'en auras plus un. » C’est ça. C’est pas comme si j’étais la super Harley Quinn. Je suis invincible, je suis toute puissante. La pauvre, t’es devenu invisible, pauvre naze. En parlant de billets, je compte les miens. « Alors ? » Je repose le petit paquet qui a la couleur du bonheur. « Bah, ça fait plus de cinq cent dollars. » « Et je te préviens, si tu me mens Ernergiser, ça ira trop loin pour qu'une marche arrière soit envisageable. Alors choisi bien. » J’hausse un sourcil.
Mal de tête.
Je secoue les billets vers le vide, là ou doit sûrement être l’homme invisible.
Mal de tête.
« Ecoute ducon, tu sais comment parler à une femme.. » Billets billets billets billets. « Mais je te ment pas, ça fait environ ça. Quoique, j’suis pas très très douée en calcul, c’est ce que m’a toujours dit mon paternel.. » Changement de décor, d’époque. La musique change, et je peux dire en même temps que Harley me le murmure à l’oreille.. « Je détestais, mon paternel. » Claquement de langue, léchage de lèvres. D’un bond, je me relève du sofa miteux.

Comme neuve, venez rouler avec votre toute dernière Harley !

« Bon » J’époussette mes épaules. « C’est pas que tu m’ennuies.. » Tiens, c’est marrant, les tâches de sang ne se voient pas sur le cuir noir, on voit seulement un reflet. « ..Ou que t’es invisible, hein.. » Mes yeux font le tour de la salle vide. Personne. Je pourrais te parler Harley, qu’il y aurait encore moins de public. « .. Mais je vais peut-être rejoindre ma piaule avant que la pluie commence à chanter. » Mémoire, échos qui me reviennent. Je toussote. Ce gars a pensé à tout, c’est appréciable. Dans le sens ou je ne l’apprécie pas. Mais qu’il semble m’apprécier. Ohoh, Harley, ton pare-choc fait donc toujours autant d’effets à la gente masculine. « A moins que tu décides de te montrer, dans ce cas je rentrerai bien en charmante compagnie. »
Mal de tête, accentué par ce silence.
J’hésite à défaire un des boutons qui sont à l’avant de mon corset. Tenter de draguer un homme non présent, c’est pas tellement folichon. Hausse la voix, au cas ou il pourrait t’entendre. « J’habite dans un immeuble abandonné, du côté.. Bah du côté d’autres immeubles abandonnés. » Et les billets se coincent entre mon pantalon bicolore et cuir et mon sublime arrière train. « Et au pire, si un jour il te pousse quelque chose entre les jambes et que tu te décides à venir tâter de ma personne.. »

Silence.
Pff.
Je refais correctement mes couettes, et me dirige vers la porte. Méchant, méchant prince crapaud.





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MessageSujet: Re: Just foolin' around — Damian Wayne   Lun 6 Aoû - 18:47


Elle tente encore une fois de me contre-dire pour son nom. Dommage. Je l'ai rebaptisé, c'est trop tard. Je n'imprime rien d'autre. Et puis Energiser c'est plus classe. Non c'est pas vrai. C'est surtout que je lui casse les pieds en l'appelant comme ça et ça, j'adore.

<< Tu aurais remporté tout les combats, tu aurais eu le quadruple. J'ai vérifié, il ne t'a pas arrangé, c'est bien ce que tu as gagné. Je n'allais quand même pas laisser cet imbécile profiter de l'occasion. >>

Mes ombres reprennent lentement leur place, à mesure que la jeune femme s'exprime, redevenant ce que chacun prendrait naturellement pour des tatouage me recouvrant le corps, à l'exception du visage, des mains, des poignets, des chevilles et pieds, cela bien sûr pour ne pas me heurter à des jugements trop hâtifs.

<< Je te l'ai dit, je te raccompagne. Je tiens toujours parole. >>

Tony, désormais repus descend de mon épaule pour se faufiler devant la jeune femme. Dressé sur ses pattes arrières, l'animal guète. Peut-être va-t-il enfin pouvoir occuper sa place préférée et obtenir quelque caresse ou mieux encore, tout cela avec en prime, quelque chose à grignoter. Un sourire en coin apparait sur mes lèvres.

<< Tu as un ticket Energiser. >>

De nouveau, je suis détendu. Mon épaule me lance, mais n'est-ce pas là, la rançon de la gloire ? Je prends l'une des chaises et la place, dossier vers la jeune femme, de l'autre côté de la jeune femme. J'y prends place, malgré tout sur le qui-vive, le dossier contre mon torse, un coude appuyé dessus. J'observe cette curieuse rencontre en lui montrant la trousse de soin dont elle n'a visiblement plus besoin. Il doit bien y avoir de l'aspirine dedans ou quelque chose. Je soupçonne que même si elle a cicatrisé, elle doit bien avoir quelques effets secondaires de cette soirée mouvementée.

Sa dernière remarque m'amuse, mais je ne la relève pas. Je sens que dans le cas contraire on va recommencer à se bouffer le nez et à se taper dessus. Demain je me lève tôt, faut que je dorme.

<< Tu devrais te refaire une beauté. Ensuite on descends, tu bombes le torse, tu te tiens droite et tu toises le monde du regard. Après t'avoir vu combattre ils sont tous persuadés que tu vas partir en rampant. Autant leur clouer le bec jusqu'au bout. Tu as fait ton p'tit effet en bas. Qu'en dis-tu ? Une leçon d'humilité ne leur ferait pas de mal. >>

Je fouille dans ma poche et en extrais un paquet de cigarette. Je m'en prends une et lui en propose une autre en lui tendant le paquet ouvert. Bien sûr, ce dernier n'est pas en meilleur forme, mais son contenu est fumable alors pourquoi se gêner ? Une allumette craque sous ma chaussure et j'allume mon bâton à cancer. Je lui tend ensuite le bâton de bois encore enflammé afin qu'elle puisse faire de même.

<< Tu te sens comment Energiser ? Ça ira pour la route ou bien veux-tu qu'on attende un peu avant que je te ramène ? Tu vis où ? Tout près ou y'en a pour une tirée ? Tu ne m'aurais pas troué l'épaule je t'aurai proposé de te porter, mais comme tu m'as pas loupé, c'est escorte en BM double pieds. >> Fais-je sur le ton de l'humour.

Comportement différent. Attitude différente. Le caméléon s'adapte de nouveau à la situation, son interlocutrice, le contexte et ce qui l'entoure. Impossible de savoir ce qu'il est, puisque lui-même n'en a pas la moindre idée, je me contente d'être celui que l'on "souhaite" voir.

<< On sort en vainqueurs alors ? >> Ai-je conclu en relevant et en tendant mon bras pour qu'elle le prenne.

Ma proposition n'est là que pour la soutenir après une démonstration pareille dans l'arène, mais également pour que nous sortions tout deux fiers comme des coqs en descendant les escaliers, cela simplement pour les faire rager et bien sûr pour humilier l'adversaire d'Energiser par un regard laissant entendre "Vois-tu mon grand, elle a joué la comédie, regard un peu comme ton adversaire est fringuante !" Bien sûr ce n'est pas vrai. Evidemment qu'Energiser n'a pas joué la comédie, mais ça leur ferait trop plaisir de le leur montrer.



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MessageSujet: Re: Just foolin' around — Damian Wayne   Jeu 9 Aoû - 10:12

Je pose à peine la main sur la poignée de porte qu’il se remet à baver. « Tu devrais te refaire une beauté. » Le tetârd dit : « Ensuite on descend, tu bombes le torse, tu te tiens droite et tu toises le monde du regard. Après t’avoir vu combattre il sont tous persuadés que tu vas partir en rampant. » « C’est pas l’cas. » « Autant leur clouer le bec jusqu’au bout. » J’hausse les épaules. Bien sûr, ça coule de source ce qu’il dit. J’suis pas bête, hein. Harley a fait médecine, tout de même. « Tu as fait ton petit effet en bas. »
Clic, vous venez d’appuyer sur le bon bouton.

Je fais volte-face et me retourne face à monsieur sans pieds, sans mains et sans tête, avec un petit sourire aux lèvres. « Qu’en dis-tu ? Une leçon d’humilité ne leur ferait pas de mal. » Mon pied, lalala, il tourne sur le parquet, il sait pas quoi dire. Je sais, je sais, calmez vous public, je fais toujours un petit effet. Je fais un signe d’humilité de la main « Tu vas me faire rougir » Pfuhuhuhu. J’avise un lavabo couleur marron crasse avec son éclat de miroir collé au dessus à même le mur. En m’y dirigeant, il me propose une cigarette, que je refuse. En m’y dirigeant, je vois peu à peu mon bout de reflet dans le bout de miroir. Aoutch ma belle, le maquillage style longue trainée rouge qui te coule du nez et qui a été essuyée sur toute ta paumette gauche, c’est pas joli-joli. J’ouvre le robinet qui grince et enlève mes gants qui atterrissent au sol, avant de me passer un grand coup d’eau sur un visage un peu trop Technicolor. Hm.. J’aimerai bien dire que c’est rafraichissant, mais vu que même l’eau froide est tiède, on va plutôt fermer sa gueule ainsi que la partie optimiste de ton esprit, d’accord ma belle ? Nouveau lavage de figure. « Tu te sens comment Energiser ? Ça ira pour la route ou bien veux-tu qu’on attende un peu avant que je te ramène ? » Cambrage de dos, montrage de fessier activé. Il est juste derrière.. Autant continuer le show. Tu as fais ton petit effet, qu’il me dit. Tu m’étonnes. Je tourne légèrement la tête, sans pour autant le regarder et répond : « Harley. » Des gouttes d’eau coulent le long de mon menton. Je reporte mon attention vers mon visage. Encore un peu de blanc, par là-bas. « Tu vis où ? » Pour les footballeurs, on appelle ça le jeu de jambes.

Je suis Drague, le jeu de cuisses qui fait remuer les fesses d’Harley.

« Tout près ou y’en a pour une tirée ? » D’accord, ce n’était pas une approche foireuse, juste une question comme une autre. J’imagine que je n’aurai jamais le droit à un doux « Habitez-vous toujours chez vos parents, Mademoiselle Harley ? » « Tu ne m’aurais pas troué l’épaule, je t’aurai proposé de ta porter mais comme tu m’as pas loupé, c’est escorte en BM double pieds. » Je ferme le robinet et me retourne, le visage encore trempé. « Hey. C’est moi qui sort les blagues, le rigolo. » Pas de serviettes, pas de torchon, à par un vieux t-shirt qui pue la sueur d’ici, posé au sol comme on poserait sa pêche. « On sort vainqueurs alors ? » Je ramasse mes gants et les ré-enfile. Le cuir craque doucement.
« Bien sûr, Willie Wonka l’est toujours. »
Ça se fera sans maquillage, ça se fera à la Harley Quinnzel. Peu importe. Je ne sais même pas ou nous sommes, après tout. Je ne sais même pas d’ou on vient. Ah ! Les entrepôts Wayne, bien sûr. C’est.. Evident. Et ça me parait.. Tellement loin. Comme la route pour rentrer chez moi. En BM double pieds. Oh Harl, si J t’avait entendu la dire, aurait pu te répudier. Ce gars à tellement à apprendre. Déjà. J’accroche mon bras au sien. « Dis, si tu pouvais faire apparaître ta tête de nœud, tes mains de fille et tes pieds.. Tes pieds. Merci. » Déjà, il faudrait qu’il réagisse un minimum devant ma personne. C’est la base, je veux dire. Je suis pas le genre de filles qui se cachent derrière trois tonnes de maquillage juste pour pas que l’on voit leur visage. Non, même moi, sans le mien, je suis.. Magnifique. Rayonnante. Unique. « Et évite les voyages à travers je sais pas quoi. » Feu, entrepôts, au hasard. « Sinon t’auras même plus de pieds pour dire ta blague minable, têtard. »

Il ouvre la porte, et nous descendons, toujours accrochés comme des futurs mariés dans la sale. Relents dégueulasses qui arrivent à mes narines si délicates. « Baby Doll redescend ! » J’ai toujours très bien su danser. Sifflets qui arrivent, tandis que les coups aux bruits matte continuent dans l’arène improvisée. Je penche lentement la tête vers le têtard. « C’est comme ça que tu devrais réagir, toi aussi. » J’hausse les sourcils vers les gars qui s’écartent un minimum à notre passage. Passe ma langue sur mes lèvres. Envoie des baisers dans l’air. Dommage que l’autre idiot soit avec moi, je suis sûre que j’aurai encore pris du bon temps.
Et on quitte la salle.
Fais chier.

Pas de vent, juste la froideur nocturne. « Et ta froideur. » J’enlève mon bras du sien. « Je te l’ai déjà dis j’crois, que je squatte un appart abandonné. Alors je me passe de ta galanterie inexistante. Vu ce que je suis arrivée à te faire, c’est plutôt toi que je devrai raccompagner. » Je souffle du nez et regarde de loin l’entrepôt fumant ou les policiers ou dieu sait quoi s’activent toujours. « Si t’as une voiture, je veux bien t’y conduire ma jolie. »




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Damian Wayne Al Ghul


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Broken Mirror

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MessageSujet: Re: Just foolin' around — Damian Wayne   Jeu 9 Aoû - 18:23


De manière des plus immature, je lui tire la langue en ne laissant apparaitre que celle-ci lorsqu'elle déclare avoir la primeur sur les blagues. Je me détends, on a l'air finalement de trouver un terrain d'entente. J'en arrive même à faire l'âne alors qu'une heure plus tôt nous nous serions entre-tués. Allez comprendre.

A sa demandes mes ombres reprennent totalement leur place en simulants sur mon corps des tatouages tribaux. Une croix sur le coeur de mon index et majeur, je promet en silence qu'il n'y aura pas de voyage mouvementé et pas de piège. Ne mentant jamais - c'était en option dans la rééducation faut croire - Energiser peut être assuré que je ne lui ferai aucun coup fourré tant que cela fonctionne dans les deux sens.

Je repousse la porte et nous quittons la pièce. Je vois avec plaisir qu'elle joue parfaitement le jeu. L'espace d'un instant je l'imagine se jeter dans la foule à la façon star du rock, mais bien vite je me ressaisi pour afficher ce visage fermé auquel ils s'attendent. J'arque un sourcil. Faut pas pousser ma grande, je t'aime bien mais je ne vais pas me prosterner à tes pieds !

Dehors, sa remarque je m'arrête une seconde avant de reprendre le chemin, désormais les mains dans les poches puisque la jeune femme a relâché mon bras. << Tu vas devoir composer avec. Je ne suis pas autrement. >> Je reste un instant silencieux comprenant qu'elle vit dans un squat. Je fronce le nez. << Me ramener chez moi ? Mais je n'ai pas vraiment de chez moi. >> Et qui vit dans un motel miteux alors que j'ai du fric à en ch*er… S'il y a bien une chose dont j'ai horreur c'est de cette horreur qu'ils m'ont réapprise : la culpabilité. Je n'en ressens que rarement et souvent de manière irrationnelle, mais voilà, ce soir à l'idée de la laisser dans un taudis alors que je peux lui donner un coup de pouce… Et même si ce soir c'est l'entrepôt de mon père qui a sauté, ce n'est que du matériel. Il y aurait eu des vies sur place, en y étant moi-même les choses aurait été bien différentes, mais là ce n'est que de la taule...

Je lève mon index et fait claquer ma langue. Je sors de l'ombre de ma poche un portable dernier cri ici, préhistorien pour moi, et je compose un premier numéro. Posant ma main sur le micro je souffle à Energiser doucement : << Je te parie que tu vas aimer. >> et je libère le micro. << Bonsoir, j'aurai besoin d'un taxi à l'entrée des docks le plus rapidement possible. Très bien, nous attendrons alors. >> Je raccroche. << Dix minutes. >> De nouveau je compose un numéro. Le silence s'installe quelques minutes et je reprends : << Je souhaite réserver une suite avec deux chambres. Pour la nuit. Oui ce soir. Arrow. >> Je raccroche et me tourne vers la jeune femme. << Je suppose qu'une nuit dans un palace te fera oublier ma froideur. Pas de vague Energiser, attention. Demain je te trouverai un logement descend et tu pourras y faire tout ce que tu voudras, mais dans l'hôtel, n'attire pas l'attention. >>

Le taxi s'arrête devant nous, j'ouvre la portière et y rentre en lançant un << Palace Hôtel s'il vous plait. >> Je m'installe au fond de la banquette et j'attends que la jeune femme prenne place et ferme sa portière. La voiture démarre. << Tu sais ce que j'propose ? Demain je te trouve un logement correcte, peut-être un pour moi avec de la chance, tu t'installes peinarde et samedi on se fait la tournée des bars. On recommence à zéro Energiser ? >> Dis-je en tendant la main vers elle comme pour sceller une sorte de pacte. C'est un coup de poing amicale sur mon épaule entière - une veine - qui finalement scellera l'entente. << Je sais pas avec quoi tu tiens, mais punaise, moi j'suis vanné ! >> fais-je en m'affalant un peu plus. << Si on veut s'amuser va falloir qu'on trouve plus fort la prochaine fois, tu le sais ? >> Je souris avant de bailler. Energiser m'a littéralement mit sur les rotules.

Durant le trajet, une bonne trentaine de minutes, bras croisés, enfoncé dans la banquette contre la portière, je m'endors. Si Energiser récupère visiblement très vite, moi elle m'a rincé. Ce n'est que lorsque la voiture s'arrête aux pieds du Palace Hôtel que je m'éveille. La secousse de l'arrêt me fait reprendre pieds. Je passe ma main sur mon visage et sors de ma veste un billet que je donne au conducteur en disant << Merci, gardez la monnaie. >>

Je sors et j'attends la demoiselle. Nous remontons les marche de l'entrée, direction l'accueil. Autour de nous de rares maîtres d'hôtel encore debout à cette heure. Aucun client, le hall est désert. A l'accueil, un homme, sans doute celui que j'avais eu au téléphone. Il a l'air surpris par l'allure du duo que nous formons. Si bien sûr j'ai reprit une tenue correcte et rangé mes gants, et autres artifices.

<< Vous avez une réservation au nom d'Arrow. Nous venons occuper la suite. >>

L'homme a l'air dépité. Doute-t-il que je puisse payer ? Je glisse un billet dans sa poche en soufflant :

<< Faites monter une bouteille de lait et une bouteille de champagne. >>

Vu le billet, le voilà rassuré et de "fauchés" nous passons à l'étiquettes de "richards délurés ne sachant plus quoi inventer pour occuper leur soirée". Je m'en moque et le remercie lorsqu'il me donne la clef magnétique. S'en suit l'ascenseur et sa musique ignoble. Je regarde ma partenaire de jeu et lance :

<< Tu crois que pour le prix qu'on paie, on pourrait exiger une autre musique dans l'ascenseur ? >> Il ne faut pas rêver.

Une fois devant la suite, je tend la clef magnétique vers la serrure en disant :

<< Tu choisis ta chambre et je prends celle qui reste ? >>

J'ouvre et dans mon geste, en prenant un air faussement guindé, j'ajoute :

<< Si Madame veut bien se donner la peine… >>

La hache de guerre est enterrée, je me détends. Le masque du caméléon change, encore une fois. Un jour je devrai bien le fendre de masque pour m'en dépêtrer définitivement, mais en attendant… Tony franchi la porte en courant le premier pour sauter directement, comme le ferait un plongeur, dans la corbeille de fruits sur la table. Dans sa vie, il y a deux choses auxquelles il ne résiste que rarement : la première, vous l'aurez comprit, sont les belles femmes, la seconde, la nourriture.



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Fool Moon

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MessageSujet: Re: Just foolin' around — Damian Wayne   Jeu 9 Aoû - 20:35

« Me ramener chez moi ? Mais je n’ai pas vraiment de chez moi. » Mes yeux étaient tournée vers le beau paysage moche. Contenaires de contenaires mis côte à côte d’entrepôts d’entreprises. Mais ils s’en décrochent pour fixer le type. « T’as pas de chez toi joli cœur ? » Soupir. Soirée. Il t’a fait un joli compliment non ? De merde. Il a toujours pas compris mon prénom. Je trépigne, je me mord la lèvre intérieure. Je commence à tourner en rond. Soit je le plante là, et je rentre, seule. Mais, j’ai pas envie. Je me rappelle pas pourquoi.. Merde Harley, tu te souviens de la connerie que t’as faite avant d’arriver ici ? Je me souviens même pas de ce que j’ai fait. Une main triture une couette. Un neuronne en cherche beaucoup d’autres absent. Je. « Même pas une garçonnière ?! » Mes talons cognent le bitume, et Harley dit : « Mais t’es une espèce de gros sal- » Il fait claquer sa langue et lève un index. Il me dit de la fermer, là, c’est bien ça, hein, dit Harley ?
Il sort son téléphone.
Les flics, les flics, je vais aller au commissariat.
« Je te parie que tu vas aimer. » J’hoche négativement la tête. Non non non. Une main commence à gratter un tatouage au poignet. Ne rien dire. La jouer décontracté. Après tout, il ne me connaît pas, pourquoi saurait-il ce que j’ai pu faire avant ? Non, il ne sait rien. Je suis parano – et c’est pour ça que j’ai buté ce type dans le quartier espagnol.

Une main s’abat sur mon visage et à moi-même je murmure « Oh Harley, me dis pas que t’as buté un gars en pleine rue.. » Mes paupières se ferment lors d’un nouveau soupir « Oh Harley, il t’a vu faire cramer l’entrepôt. » Comment ils disent dans les films ? "Deep shit" Et lui il dit quoi ? « Dis minutes. » Ma belle, y’a des souvenirs de ta journée qui reviennent te cogner ton cerveau de toxico en même temps que ton poing le fait doucement sur ton front. Quand.vas.tu.com.pren.dre.qu’il.ne.faut.pas.sortir.shootée. « Je souhaite réserver une suite avec deux chambres. Pour la nuit. Oui, ce soir. Arrow. » Mes talons arrêtent de s’user à frapper le sol, j’arrête de me frapper la tête, et même la lutin dans cette dernière arrête de me murmurer "Achète un cadi espagnol" Il se tourne vers moi. « Je suppose qu’une nuit dans un palace te fera oublier ma froideur. » Ouais, minimum syndical. « Pas de vague Energiser, attention. » Croix de bois, croix de fer.. « Demain je te trouverai un logement décent et tu pourras y faire tout ce que tu voudras, mais dans l’hôtel, n’attire pas l’attention. » Un scout ne trahis jamais ses promesses. « C’est Harley. » Sourire, sourire, sourire, sans me forcer. « Et tu sais que je suis un ange. Je veux dire, c’est pas de ma faute le coup de l’entrepôt. Puisqu’on a un peu de temps devant nous, je peux te le dire. En fait.. » Et je tourne autour de lui, et je passe, et je repasse, en lui racontant une histoire peut-être vraie, et la porte qu’on vient de franchir s’ouvre. « ..C’est à cause de ce putain de cadi espagnol ! J’ai trouvé de l’essence et là.. » Gros et gras. « Baby Doll, je te paye un verre ? » Gros et gras, comme ses trois potes qui l’entourent. Ils sortent de la salle de combat. Jamais vu. Jamais entendu. « Harley. » « Ouais ouais, c’est ça poupée. » Des gens sont fait pour être exposés à la lumière, d’autres pour croupir dans l’ombre. Sourire qui se perd. « Lâche ce type, et vient avec nous, il est homo.. Nous, on a des couilles ma belle.. »
Le vrombissement du taxi ressemble au gong d’un.. Gong. Têtard y rentre. Les quatre gars pressent le pas vers moi. Il y rentre et je l’entends distinctement dire « Palace Hôtel ». Crasse du monde. Venir voir des combats sans jamais se battre. Des femmes qui regardent le catch avec un pot de glace entre leurs jambes croisées. Je crache au sol, mon regard plongé dans celui du gars qui m’a interpelé et fait rapidement demi-tour.

Sans un mot, je prends place dans un fauteuil grinçant de cuir. « Désolée, Willie Wonka a eu une petite réunion avec ses Oompas-Loompas. » Il ne relève pas. « Tu sais ce que j’propose ? » Nous passons devant l’entrepôt à moitié calciné. « J’sais pas, on évite de tuer le chauffeur ? » Pas besoin de regarder le rétro pour savoir que ce dernier me fixe. « Demain je te trouve un logement correct, peut-être un pour moi avec de la chance, tu t’installes peinarde et samedi on se fait la tournée des bars. » Oublie ça Harl. Les Fight Club ont jamais existé qu’à la sortie du film. Ensuite, plus rien. Matée, la prise de conscience. « On recommence à zéro Energiser ? » Je souffle du nez en voyant sa main tendue et lui donne un petit coup sur son épaule pas trop amochée. Matée, la petite idylle que tu t’es imaginée une fois à l’intérieur de ce merdier puant. « Je sais pas avec quoi tu tiens, mais punaise, moi j’suis vanné ! » Et il s’affale comme un ado écrasé par la chaleur. Ma douce, t’es toujours au dessus d’eux, y’a qu’ça qui compte. Être la plus parfaite pour J. « Si on veut s’amuser, va falloir qu’on trouve plus fort la prochaine fois, tu le sais ? » Un bâillement très galant couvre le grésillement de la radio. « En attendant, je veux du champagne dans ton palace. Et que tu me paye la tournée. » Et un claquement de doigt pour le garçon, un !
J’ouvre ma fenêtre et y passe la tête tandis que nous prenons la voie rapide pour retourner dans le centre de New-York. Le vent froid est une claque de plus qui m’indique bien que l’effet de la coke s’est définitivement dissipée. Et pourtant, Crâne de donne de plus fortes doses. Et pourtant, les effets continuent de s’atténuer vitesse grand V. Sans que j’arrive à ne plus ressentir le besoin de me piquer. Je ferme les yeux, et le vent me fout des gifles à n’en plus finir, là, mes mains agripées sur le rebord de la fenêtre. « JE VAIS FAIRE SAUTER LE METRO, YOOOOO-HOOO ! »

Bonsoir, je me présente : cri désespéré d’un plan qui vient de sortir de sa tête.

Personne n’entend personne à plus de cent kilomètres à l’heure. L’air, inspiré à grande vitesse, donne un effet euphorisant. Oxygène, beaucoup d’oxygène. Le sang reste acide, mais votre esprit, lui, il est délié. Je me rassois correctement dans le taxi, et ferme la vitre. Et ferme la phrase qui continue de flotter dans l’air. « Dis, tu nous emmènerait pas au Palace Hôtel ? » Je crois qu’on y va, non ? « Eh oh, Monsieur le sans abris ? » Pas de réponse. Les bras croisés. Callé contre le dossier et la portière. Je rapproche mon visage du sien jusqu’à discerner que.. « C’est mignon. » Non, ça l’est pas. On arrive dans le centre de la ville, et si il se réveille pas, si il joue encore longtemps sa princesse, personne pourra payer. Peut-être qu’il. « Mec, je crois que cet autre mec est mort. » Ricanement, et nouveau regard d’acier dans le rétroviseur. « Ouais, et ta prochaine victime c’est moi c’est ça ? » Ma tête penche d’un côté tandis que je prend l’expression la plus concernée possible. « Déconne pas avec ces sujets, y’a un collègue à toi qu’est mort aujourd’hui. » Je dis : « Fais une putain de minute de silence et coupe-moi ta radio de merde. »
Silence durant quelques minutes, envie de faire exploser une rame dans 3, 2, 1..
Les lettres illuminées du Palace Hotel se profilent, et le crapaud se réveille. Vivant. Mieux vaut une résurrection qu’un mort-vivant, hein ? « Merci, gardez la monnaie. » Un billet de cent contre environ la moitié du prix. Il ouvre sa portière, et je glisse au chauffeur un petit mot. « Jésus vous a donné son pain, et moi, j’ai fais couler du vin. Amen mec. » Je sors par la portière restée ouverte ou il m’attend. Je sais que le chauffeur me suis du regard. Je glisse mon bras autour de celui du crapaud généreux comme un prince et monte avec lui les marches recouvertes d’un tapi rouge. Trop d’honneur pour la Reine, je vous en prie..

Ils auraient pu tout de même s’incliner. Y’a que mes talons, qui font du bruit. Marbre, velour, bling bling vide de sens sans personne pour les voir. A par ce crétin de l’accueil qui aussi un sourcil à la con en nous voyant débarquer. « Vous avez une réservation au nom d’Arrow. Nous venons occuper la suite. » Quoi, t’as jamais vue une femme à qui le cuir moulant va parfaitement bien « ..connard. » Sans même posé un regard sur moi, il hoche silencieusement la tête. Têtard glisse un billet dans sa poche. « Faites monter une bouteille de lait et une bouteille de champagne. » Il sourit à la manière d’un strip-teaser qui vient d’empocher quelques dollars dans le string. « Chambre 394, troisième étage. » Depuis quand une clef se transforme en carte de crédit ?
Toulilou-louli — musique de merde. « Tu crois que pour le prix qu’on paie, on pourrait exiger une autre musique dans l’ascenseur ? » Un coin de mes lèvres ose un début de sourire. « C’est ce que j’aime pas ici. Si on pouvait garder le luxe mais virer les trou du cul qui on pas le cran de passer du Kansas dans un ascenseur lent, en plus.. » Rire qui résonne par dessus un énième arrangement pourri. « ..Le monde serait allégé, tu penses pas ? » Chou, tu m’écoutes pas là.

« Tu choisis ta chambre et je prends celle qui reste ? » Non, tu m’écoutes pas. Sortir de l’ascenceur avec rien d’autre que cet air mi-gamin mi-péteux, c’est pas comme ça que tu vas choper les filles.. Enfin.. Les mecs.. Enfin.. « Ce que tu veux. » Quelle idée aussi, comme si le lutin me dérangeait pas assez l’esprit comme ça. « Elle. » Je pointe un luminaire au plafond. Il m’ouvre une porte. Chou, tu m’écoutes pas mais.. « Si Madame veut bien se donner la peine.. » ..Mais t’es distingué. « Mârci, pfuhuhu » Sourire aux lèvres. J’entendre dans la luxueuse, coûteuse, dorée, argentée, brillante, mate, riche, riche, terriblement riche chambre d’hôtel. « BANZAI ! » Et mon premier réflexe est de me jeter sur le lit moelleux. Et sur ses oreillers moelleux. Et je rebondis, et je saute du lit pour entrer dans la salle de bain. Porte coulissante modèle japonais américanisé, pierre de lave au sol, miroir énorme, bain profond. « Toilettes, bidet. » Un bidet. Si même une chose aussi inutile que ça est présente, c’est que le gérant a bien du fric à dépenser. Je passe une tête à l’embrasure de la porte. « Tu savais que, Madonna, elle faisait changer à chaque utilisation la cuvette de ses toilettes ? » Oui oui oui. « Ah ! » On toque. Je sort de la salle de bain en me dandinant, passant devant le Prince de ces lieux en lui chuchotant un « Tu crois que c’est pour nous ? »
J’entre-ouvre la porte. « Lait et.. »
Je ferme la porte.
« Je crois pas qu’on ai commandé du lait. Tu crois qu’il est empoisonné ? J’ai.. Je suis recherchée tu sais. » Plaquée contre la porte, il m’écarte. Ouvre la porte. Ma main se crispe sur l’un de mes pistolets. Referme la porte, et pose le bac à champagne sur une commode. « Non-non-NOOON » Et boit d’une traite la bouteille. « On va vite être fixé. » Une seconde.. Puis deux.. Je lui colle une baffe. « Bravo Jésus, seconde fois que tu revis. » Je prend le bas entre mes deux bras et m’assoit au bord du lit. Je boude. Harley dit : « Je boude. » Mon lutin dit : Bois. J’enlève l’allu au dessus du bouchon, et après quelques secondes d’effort, l’enlève sans un petit pop discret. J’avise les deux coupes restées sur la commode au plateau de marbre. Je regarde la bouteille. Et je bois directement au goulot.

Mes jambes se croisent, sur le bord de ce lit. « Je plaisantais. Je boude pas. » Ce champagne est délicieux. « Merci pour payer tout ça. » Ce champagne, j’en reprend une bonne grosse gorgée. « Bon, vu que t’as pris deux chambres, c’est moins drôle mais.. Au moins, elles communiquent. » Je crois. La porte qui fait face à celle de la salle de bain ne devrait normalement pas mener à un placard à balais. « Mais dis-moi.. T’es vraiment gay ? Ou les gars étaient juste en manque d’arguments ? » Nouvelle gorgée. « Mais dis-moi.. Tu t’appelles comment ? » Nouvelle gorgée. « Mais dis-moi.. T’as pas mal à ton épaule ? » Je décroche de la main qui ne tiens pas la bouteille mes pistolets et les balance n’importe ou au sol. Bouche qui pétille, cerveau qui s’envole. « Putain, c’est quoi ton nom ? »
Harley, c’est un voleur.
Qui te paye une nuit d’hôtel de luxe.
Qui te proposes de t’acheter un appart.
Quelque chose ne tourne pas rond. « Tu n’es pas un voleur, heiin ? Sinon on serait dans un endroit bien miteux. » Je ris. Que je suis drôle – nouvelle gorgée. « En fait, t’es mon ami imaginaire. Evite de me tirer dans la joue, ça servira à rien, vu comment j’guéris.. » Je me laisse tomber sur le matelas. Fermeture automatique des yeux. « Ça commence, par un combat, et ça finit, avec une belle histoire d’amour. » Rires dans la salle. Le public est partagé entre l’indignation de tant de révélations sur la fin du film, tandis que d’autres, qui n’y croient pas, se fichent de l’héroïne.



Ouuhouuu.. Stop.



Spoiler:
 




Just fear the Queen.
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MessageSujet: Re: Just foolin' around — Damian Wayne   Ven 10 Aoû - 14:05


Spoiler:
 

Et si…
Et si j'avais répondu à toutes ces paroles avant qu'elle ne s'endorme, qu'est-ce que ça aurait donné ?
<< Je dors bien dans un motel quand j'ai le temps, mais je n'ai jamais comprit l'intérêt de vivre entre quatre murs. >> aurai-je dit en haussant des épaules. << Mais toi tu es une femme, et on ne laisse pas une femme habiter des un lieu insalubre. Ça ne se fait pas si on peut lui trouver un endroit correct pour vivre. >> Et si dans l'ascenseur, j'avais répondu, j'aurai probablement dit : << Queen aussi ça pourrait être pas mal… Mais t'as raison, si un jour j'investi dans un hôtel, on fera le casting ensemble pour les employés et on mettre une pancarte "les balais dans le c*l, dehors !". >> Bien sûr ça n'aurai pas été très fin, mais entre nous, qui le serait dans cet état de crasse et de fatigue ? La pour la baffe qu'est-ce que j'aurai pu rétorquer ? << Même pas mal. >> Comprenez : à côté de l'épaule, une gifle, ça ne fait pas grand chose. J'aurai peut-être simplement conclu : << Lait pour moi, champ' pour toi Energiser ! >>.

Mais voilà, si ma tante en avait, on l'appellerait mon oncle.

Rien de tout cela ne c'est passé puisqu'à présent, la jeune femme s'endort sur le lit. Je lève les yeux au ciel, pas même le temps de répondre que déjà elle a rejoint Morphée. Je soupire. Je ne peux pas la laisser en vrac comme cela sur son lit. Je décale le champagne, repousse les draps de son lit et doucement lui enlève ses chaussures que je pose aux pieds du lit. Je savais bien que toi aussi t'étais morte. On ne me la fait pas à moi ! Je la glisse ensuite sous les couvertures, je la recouvre et la "borde". Il manque plus que la petite histoire et t'es un vrai papa poule ma biche. me suis-je moqué de moi-même. Je me dirige vers la fenêtre que j'ouvre de moitié histoire de changer l'air de la pièce.

Discrètement je m'éclipse et referme la porte pour passer dans le salon de la suite que je traverse. Direction, la salle d'eau. Je suis crasseux, du sang séché, de la poussière et des débris indéfinis me recouvrent. Je glisse sous une douche salvatrice et évite avec soin de toucher à la zone de mon épaule. L'eau est coupée, séchage rapide et changement de pansement sont nécessaires. De retour dans le salon, je passe un coup de fil à l'accueil de l'hôtel depuis la ligne de la suite pour avoir des fringues correctes de livrées à huit heures moins vingt précises…

Direction ma propre chambre ou je me laisse retomber lourdement sur le lit pour dormir quelques heures.

Pour connaître la suite





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Just foolin' around — Damian Wayne

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